2022 : Augmente le temps de travail moyen des freelances

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Written By Sophie Ledont

Rédactrice passionnée qui a vécu dans plus de 25 pays toujours à la recherche de la dernière information.

Sondage réalisé entre le 1er et le 8 mars par la Fnae et Blank

Dans notre précédente enquête en 2021, menée à l’occasion de la Journée internationale de la femme, en milieu de bloc, les pigistes travaillaient en moyenne 40 heures par semaine et prenaient 2 à 3 semaines de congé par an.

En 2022, ils travaillent en moyenne 43 heures par semaine et prennent 3 semaines de congés, des chiffres bien éloignés de la situation des salariés (35 heures avec 5 semaines de congés payés).

Cependant, ces chiffres cachent une réalité : 56 % ne prennent plus de congés, faute de moyens pour se remplacer. Ainsi, 1 femme sur 4 a le sentiment de ne pas pouvoir s’arrêter en raison d’une lourde charge de travail.

Table des matières

Les congés : 1 personne sur 4 prend moins d’une semaine de congés par an

Les congés : 1 personne sur 4 prend moins d'une semaine de congés par an

Ils prennent en moyenne 3 semaines de repos par an (médiane), mais 1 sur 4 prend moins d’une semaine par an !

21% disent prendre autant de vacances qu’ils le souhaitent et 16,5% pensent qu’ils n’ont pas besoin d’en prendre plus.

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L’impact de la crise Covid

L’impact de la crise Covid

La crise du Covid a touché tous les indépendants et professionnels. Dans le cas des femmes interrogées, 65% d’entre elles présentent une baisse de revenus.

La couverture sociale des indépendantes en 2022

La couverture sociale des indépendantes en 2022

Les arrêts de travail et la santé au travail

En matière de santé au travail, le chemin est encore long avant que les indépendants ne ralentissent pour protéger leur santé, le plus souvent au grand dam de leur médecin. Mais la tendance est à une meilleure prise en compte de leur santé qu’en 2021.

Ainsi, 52% (contre 67% en 2021) ne répercutent pas leur arrêt maladie à l’assurance maladie ! 80 % déclarent ne pas écouter les conseils de leur médecin lorsqu’ils leur conseillent d’arrêter (contre 89 % en 2021). Pour 78 % d’entre eux, le médecin a compris que leur activité ne leur permettait pas de s’arrêter, mais a dû le proposer.

Et pour 93 % d’entre elles, ce n’est que lorsque le corps lâche que les femmes interrogées appuient sur le bouton stop (95 % en 2021).

Avant de devenir entrepreneur, il est important de savoir prendre soin de soi, pour préserver la santé de son entreprise : ce message, malheureusement, peine à passer.

Le contrat de prévoyance, un peu moins méconnu

Désormais, tous les indépendants, qu’ils soient dans les professions libres réglementées ou non, dans l’artisanat ou le commerce, ont accès aux indemnités journalières en cas d’accident et de maladie. La condition : leur revenu annuel moyen (RAAM) doit être supérieur à 4093,20 € en 2022. Pourtant, 35 % ne savent toujours pas s’ils peuvent percevoir une indemnisation, tandis que 9 % estiment même ne pas y avoir droit. Un chiffre qui ne change pas d’année en année.

Le contrat de sécurité sociale stipulé auprès d’un assureur permet de compléter les indemnités journalières de base versées par le régime général et qui représentent, comme pour les salariés, 50 % des revenus.

Le contrat de prévoyance permet donc d’intégrer cette somme pour approximer le revenu du travailleur indépendant.

Le contrat de prévoyance, un peu plus souscrit

Les indépendants étaient 62 % en 2021 à ne pas avoir conclu de contrat de prévoyance. Un peu mieux, ce chiffre tombe à 59% en 2022.

85 % estiment désormais que le montant des indemnités journalières n’est pas suffisant pour permettre leur suspension (contre 72 % en 2021), et pour 48 % les délais d’attente à la sécurité sociale sont trop longs en cas de maladie.

Le prix d’un contrat de prévoyance est en effet calculé en fonction des délais d’attente choisis : plus le délai est long, moins le contrat est cher. Il faut donc calculer le besoin mensuel et le montant des indemnités journalières du régime général dans cette période où la caisse de retraite ne complète pas les revenus du travailleur indépendant.

Mais un arrêt reste compliqué à gérer, car 86% d’entre eux n’ont personne pour le remplacer. 60% pensent au contraire que leur activité peut être interrompue quelques jours sans la compromettre.

Le congé parental

22% des personnes interrogées ont pris ou vont bientôt prendre un congé de maternité et/ou parental.

Le congé parental, prévu pour les salariés, est mis en œuvre de la même manière pour les travailleurs indépendants

Le congé parental remporte toujours la palme de la difficulté « non compatible pour les indépendants, peu d’informations transmises, obligation de suspendre ou de fermer son entreprise, modes de calcul incompréhensibles ». D’après les commentaires, il ne semble pas correspondre aux spécifications des indépendants :

81% d’entre eux trouvent le congé parental difficile à mettre en place pour un indépendant.

Le fonctionnement du congé parental

Difficile de suspendre totalement son activité quand on est indépendant. C’est un problème que l’on rencontre également pendant le congé de maternité. Le législateur ne prend donc pas en compte les spécificités rencontrées par un travailleur indépendant, qu’il soit indépendant ou sous régime réel, voire en coopérative ou en portage salarial.

« Un arrêt total d’activité est impossible quand on est indépendant. Il faut continuer à communiquer pour assurer une reprise dynamique, continuer à répondre au téléphone, ne pas se faire oublier par les fournisseurs… On ne peut pas rebuter complètement en tant que salarié. S’endormir n’est donc absolument pas indiqué. « 

En cachant les enjeux spécifiques – un salarié peut être remplacé pendant son congé – le législateur ne comprend pas les besoins de cette population spécifique.

« Je n’ai pas pu me faire remplacer pendant mon congé parental, faute de moyens, j’ai donc tout de même répondu aux appels téléphoniques et mails pour recueillir des prospects d’acquisition. »

Un problème d’accès aux informations

« L’information est très mal transmise. Je me rends compte – 8 mars : Journée internationale de la femme – qu’avec ce questionnaire je ne suis au courant de rien. Je ne sais pas si j’aurais droit à un congé parental et combien je pourrais bénéficier d’un congé parental. « 

Une méthode de calcul compliquée

« La méthode de calcul de l’éligibilité au congé parental partiel est incompréhensible et inadaptée. On ne peut pas toujours anticiper nos revenus futurs. Les prestations ne sont versées qu’à la fin de la période de vacances. »

« Il est très difficile de remplir des papiers qui ne sont pas du tout adaptés à notre situation ! J’ai dû écrire une lettre recommandée expliquant la situation. « 

Impossibilité de se faire remplacer

« Il n’est pas possible de survivre financièrement pendant un congé parental ET de payer quelqu’un pour nous remplacer. »

Le congé maternité 

Le congé maternité 

Le congé maternité en 2022

Après deux années difficiles pour les femmes enceintes (2020/2022), liées au rapprochement avec le régime général des travailleurs indépendants et à la suppression de la RSE, la situation n’est pas encore réglée.

Certaines d’entre elles se retrouvent quand même avec une allocation de maternité allant jusqu’à 150 € par mois, malgré l’existence de droits au chômage. Un point que le législateur a fini par corriger dans la loi de finances 2021, mais dont l’application tarde à se concrétiser.

Ainsi, celles qui ont profité du congé maternité à partir de novembre 2019, qui n’ont obtenu que le taux de 10% (correspondant à 150 euros par mois en moyenne) et étaient bénéficiaires du droit au chômage, devraient récupérer les droits dus sur l’allocation chômage.

Pourtant, ceux qui ont pris des congés entre 2018 et 2019 restent oubliés, un oubli lié à un problème de gestion informatique.

Normalement pour ces personnes l’action sociale de l’Assurance Maladie doit prendre le relais.

Une fois ces problèmes résolus, les trous du racket subsisteront : par exemple celles qui ont eu un congé maternité dans les 3 dernières années et dont la rémunération perçue n’est pas encore prise en considération pour les femmes indépendantes dans le calcul de la RAAM, affectant ainsi leurs droits sociaux et les personnes sans revenus, en l’absence de droit au chômage, toucheront toujours 150 euros, soit 3 fois moins que le RSA.

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La mise en place d’un minimum social est plus qu’indispensable

Parmi les interrogées, 8 % ont pris un congé maternité après la fusion avec le régime général, et 35 % ont profité du taux réduit, soit 150 euros par mois.

L’impact de la crise Covid sur les droits maternité

50% d’entre eux estiment que la crise a affecté leurs droits sociaux et qu’ils ne toucheraient pas l’intégralité du tarif, mais seulement 10% de leurs droits.

Les projets des enfants ont été reportés faute d’une couverture sociale suffisante en France en 2022

31% d’entre elles qui n’ont pas suffisamment cotisé préfèrent reporter le plan maternité.

« Mon projet pour le deuxième enfant est suspendu, car je risque de trop perdre mes clients et on ne peut pas vivre avec 150 euros par mois. Pour mon premier enfant, j’ai dû recommencer plus de 3 semaines après l’accouchement, car je n’avais pas assez d’argent. Congé maternité perdu. « 

L’indépendance est clairement un obstacle à la maternité.

Indépendante = le bonheur au travail ? Un métier passion ?

Indépendante = le bonheur au travail ? Un métier passion ?

Tout n’est pourtant pas noir. 95% estiment avoir l’opportunité d’exercer une activité qui les passionne et affirment leur satisfaction d’aller travailler le matin. Seuls 5% exercent leur métier par nécessité sans y prendre plaisir.

Savoir se remettre en question, un beau défi : la notion de santé au travail est bien loin des travailleurs indépendants.

Équilibrer vie pro, vie perso

Si 62 % gèrent bien leur temps et équilibrent leur vie, ils ont encore du mal à vraiment économiser lorsque la journée s’arrête : 65 % continuent de répondre au téléphone et 80 % continuent de consulter fréquemment leur courrier professionnel, même la journée de travail est terminée.

Les attentes des indépendantes 

Bonnes nouvelles ! 94% d’entre eux ne regrettent pas de s’être lancés dans l’aventure de l’entrepreneuriat, vécu comme une source de satisfaction, de fierté, de liberté et de sentiment d’utilité.

« Je me sens utile pour les entreprises qui me confient des missions. « 

Une vie qui leur permet de trouver plus de temps pour leur famille

« Même si les revenus ne sont pas à la hauteur, je préfère garder mon indépendance pour être plus présente pour mes enfants ».

Mais ils signalent les difficultés de l’isolement et beaucoup cherchent des solutions pour travailler hors du foyer.

« J’ai l’impression de mieux vivre mes journées de travail (sauf l’isolement et les heures interminables). »

Les jours de congés, une variable difficile à mettre en place

« Il est difficile de prendre des jours de congé avec un esprit complètement libre. »

Une absence de hiérarchie, un esprit serein

Beaucoup d’entre eux montrent des difficultés relationnelles dans leur vie antérieure de salarié (harcèlement, agacement). Être indépendant leur permet de s’en débarrasser, de choisir leurs clients et donc d’être plus épanouis :

« J’aime travailler seul et ne pas avoir de hiérarchies. « Être indépendant, même s’il n’est pas rentable et prend beaucoup de temps, m’a sauvé la vie en me permettant de travailler comme et quand je veux. « 

« Comme je n’ai jamais été aussi accompli professionnellement, je me sens à ma place. »

Un métier passion, qui permet d’apprendre sur soi-même

L’étude met en évidence dans le quotidien du freelance une grande liberté pour organiser ses horaires de travail et gérer ses projets personnels, sans jugement.

« J’attends le don d’ovules. Lorsque j’ai parlé de mon parcours PMA avec mes anciens employeurs, ils étaient (à l’époque) compréhensifs, mais ont finalement mis un frein aux travaux (objectifs de revenus inaccessibles, par exemple). J’étais devenu un lien pour eux, il fallait donc tout faire pour que je parte. « 

Indépendante, par la force des choses

La difficulté à trouver un emploi salarié, l’âge sont autant de facteurs qui expliquent leur choix de devenir indépendant :

« A 50 ans, je continue aussi parce que plus personne ne m’attend sur le marché du travail salarié. « 

Le travail indépendant, source d’épanouissement des hauts potentiels ?

Parmi les indépendants, il y a souvent des zèbres, à haut potentiel qui n’ont pas pu s’épanouir dans le travail salarié, qui n’ont pas su exploiter leurs nombreux talents. Devenir travailleur autonome a permis à nombre d’entre eux d’exploiter tout leur potentiel.

« Comme mentalement super efficace (haut potentiel) le monde de l’entreprise et le système de travail en France me paraissent vraiment ignobles, je n’y ai pas ma place. »

Leurs besoins pour mieux gérer l’équilibre vie perso, vie pro en tant qu’indépendante

On retrouve dans les besoins exprimés de nombreuses demandes pour une meilleure protection sociale et pour avoir le même niveau de droits que les salariés, mais adapté aux spécificités des travailleurs indépendants.

Pour une garantie de retraite plus transparente

Un point noir : les retraites. Le manque de projection, les problèmes des indépendants à la Cipav, les PLNR privés de retraites complémentaires, le manque de précision fiable sur le chiffre d’affaires à réaliser pour valider les quartiers de retraite sont autant de facteurs de stress.

Pour des besoins tout au long de la vie

En termes de droits sociaux, ils aimeraient également :

« La RAAM devrait s’afficher en temps réel sur mon compte URSS. Mais ce qui m’inquiète le plus sur mon statut, c’est la question des indemnités journalières et des cotisations de retraite. L’information est très difficile à trouver »

Les auto-entrepreneurs ne veulent pas d’aide pour fermer leur entreprise, mais pour faire face en cas de coup dur.

Quand il s’agit de chômage, ce n’est pas pour fermer son entreprise, mais pour pouvoir faire face à une perte de revenus temporaire.

Profil des indépendantes ayant participé à l’étude de la Fédération des autoentrepreneurs de mars 2022

Leur vie sociale

Leur entreprise

Quelle est la règle pour les pause café et les pauses repas ?

La pause café n’est pas obligatoire. Votre employeur décide de l’accorder ou non. Si tel est le cas, il doit être payé et inclus dans le calcul des heures travaillées. Après une période de travail de 5 heures, vous avez droit à une période non rémunérée de 30 minutes pour votre repas.

Quel est le temps de pause pour 8 heures de travail ? Le salarié qui a une journée de 7 ou 8 heures bénéficie d’une pause de 20 minutes consécutives après 6 heures travaillées. Cependant, il est possible de faire une pause avant cette échéance, et la plupart des salariés utilisent leur temps de pause pendant leur pause déjeuner.

Quel est le temps de pause pour 7h de travail ?

Dès que le salarié travaille 6 heures consécutives, il doit prendre une pause d’au moins 20 minutes consécutives. dispositions conventionnelles. Elles fixent les obligations et les droits de l’employeur et du salarié. peut prévoir un temps de pause plus long.

Est-ce que la pause café est obligatoire ?

Oui, la loi sur le respect du code du travail n’oblige pas l’employeur à vous accorder une pause-café. Cependant, si votre employeur vous offre une pause-café, celle-ci doit être payée. La durée est à la discrétion de l’employeur.

Quelle est la règle pour les pause café ?

La loi régit la question des pauses-café dans le cadre du Code du travail. En effet, l’article L. 3121-33 du Code dispose que : « dès que la durée journalière de travail atteint six heures, le travailleur bénéficie d’une pause d’une durée d’au moins vingt minutes.

Quelle est la durée légale du travail par jour ?

C’est donc la durée de la journée de travail moins les pauses et les périodes de repos. La durée maximale de l’amplitude journalière du travail ne peut par la loi excéder 13 heures, sauf dérogation. Elle doit également tenir compte de la durée minimale du repos journalier, fixée par la loi à 11 heures par jour.

Quelle est la durée minimale de travail journalière ? Heures minimales de travail continu journalier : La durée minimale de travail continu est de 2 heures, ramenée à 1 heure pour les « jobs étudiants » (jobs occasionnels).

Quelle est la durée maximum d’une activité ?

Bien qu’il y ait des exceptions, le temps de travail hebdomadaire maximal est compté comme temps de travail effectif. Ne peut excéder : 48 heures dans la même semaine. 44 heures par semaine en moyenne sur une période de 12 semaines consécutives.

Est-ce légal de travailler 11h par jour ?

En principe, le salarié ne peut pas travailler au-delà de la durée légale du travail journalier et doit pouvoir se reposer au moins 11 heures consécutives chaque jour.

Puis-je faire 47 heures par semaine ?

Dans ce cas, la durée peut être prolongée jusqu’à un maximum de 60 heures ; – ne peut excéder 44 heures pendant une période de 12 semaines consécutives, sauf convention collective ou, à défaut, autorisation de l’inspection du travail. Dans ces deux cas, la moyenne sur 12 semaines est portée à un maximum de 46 heures.

Puis-je travailler plus de 48 heures par semaine ? Le dépassement de la durée moyenne de 44 heures est possible, dans la limite de 46 heures sur 12 semaines consécutives, dans l’un des cas suivants : Celui-ci est prévu par un contrat d’entreprise ou d’usine (ou un accord ou un contrat de branche).

Puis-je travailler 45h par semaine ?

Il s’ensuit que, sauf dérogation, un salarié qui cumule plusieurs tâches ne peut travailler, globalement, plus de 48 heures par semaine sans excéder, selon le cas, 44 heures ou 46 heures par période de 12 semaines consécutives. .

Quel est le maximum d’heure de travail par semaine ?

la durée hebdomadaire de travail calculée sur toute période de 12 semaines consécutives ne peut excéder 44 heures (appelée « durée hebdomadaire moyenne maximale »), sauf dans les cas indiqués ci-dessous.