Accusé d’avoir volé un deux-roues à Monaco, il se dit sous l’effet de la drogue

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Written By Sophie Ledont

Rédactrice passionnée qui a vécu dans plus de 25 pays toujours à la recherche de la dernière information.

Lors de l’audience flagrante, un étudiant de 21 ans apparaît, menotté. Il a comparu devant le tribunal correctionnel pour le vol d’un deux-roues neuf le matin du jour de l’an. Mais peut-on lui faire confiance si cet élève évoque un trou noir au moment de la transgression ? Parce que le crime allégué aurait été commis dans un état d’inconscience.

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C’est aussi l’amnésie totale que confirme l’auteur lorsque le président Florestan Bellinzona (1) l’interroge. « Vers 7 h 48, une employée de Fairmont s’est inquiétée de la disparition de sa moto Honda. Dans le même temps, les secours ont été informés que le conducteur d’un scooter venait de chuter sur le rond-point du Portier. conduisait le deux-roues volé avec un taux d’alcoolémie de 0,79 mg/l. C’est plus de trois fois la limite légale ! Vous ne portiez pas de casque et votre test de salive était positif pour le cannabis et la MDMA, a révélé le test sanguin. Pourquoi un tel comportement ? L’alcool et les narcotiques t’avaient-ils tellement trompé avec ces choses énormes ?

Pas de souvenir du vol, pas d’insouciance… Le jeune Mouginois crie d’emblée sa venue à Monaco « pour boire un verre dans une discothèque du Port Hercule ».

« Un client toujours en âge de grandir »

« Combien? » grogne le magistrat.

– Deux champagnes, une vodka, deux gins et autres spiritueux. Je n’ai pas l’habitude de boire. Je fume occasionnellement. Mais je n’avais pas roulé un joint depuis trois ou quatre jours. Pour l’autre substance, je n’en consomme jamais. J’ai été drogué sans le savoir… »

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Tout au long de l’instruction de l’affaire, l’étudiant se considérera comme victime d’un asservissement chimique. Il ne bronchera pas et ne cessera de dénoncer une intoxication via cette drogue dans une de ses boissons qui provoquait confusion, inhibition et autres symptômes anormaux lors de sa prise. Il est persuadé d’avoir pris le scooter en connaissance de cause.

L’accusation ne partage pas la même analyse des faits. « Cette apparition devrait vous servir de leçon, remplacez les prêches par Emmanuelle Carniello. Votre comportement est dû à votre consommation de stupéfiants mélangés à de l’alcool. Ces jours de prison doivent être considérés comme un vaccin total. » Le procureur conclut ses prétentions par une peine de quatre jours de prison et une interdiction de conduire de trois ans dans la principauté.

La défense tente de montrer une sorte de face cachée dans son plaidoyer : « On sait très bien ce qui s’est passé cette nuit-là. On s’estime chanceux, même Me Jean-Louis Grimaldi, du barreau de Grasse, reconnaît que dans les errances décrites, il y a eu J’assiste un client qui grandit encore et où des erreurs sont encore commises. Tous les frais de la victime ont été pris en charge par l’assurance. Ne surchargez pas ce jeune homme… »

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