Avec les vœux en 2023 du chef des services d’urgence 47

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La réponse du berger et chef de l’ambulance du Lot-et-Garonne Laurent Maillard au berger Emmanuel Macron. Vendredi, le président de la République a présenté les efforts de l’État pour soutenir la santé publique. Et le médecin n’est pas d’accord avec les prescriptions du chef de l’Etat. « Une chose est sûre, ce ne sont pas les réponses attendues. Il est impossible d’imaginer un système homogène sur le territoire national », insiste Laurent Maillard.

Et de préciser : « Ils ne résoudront pas les problèmes au niveau local avec des réglementations nationales ». Ici en Lot-et-Garonne, rappelle Laurent Maillard, un médecin sur deux a plus de 60 ans, un Lot-et-Garonne sur cinq n’a pas de médecin traitant. Le constat est connu. « Et la réponse aux restrictions nationales sur les questions soulevées ici, c’est la mort annoncée de l’hôpital public. Par exemple, on nous propose qu’il faut relier l’administratif et le médical. Mais les directions sont séparées du terrain ».

« Arrêter la liberté d’installation »

Aux urgences du Centre hospitalier d’Agen-Nérac, par exemple, le service doit pouvoir compter sur trente-six équivalents temps plein. Maintenant qu’ils ont vingt-six ans, établir un emploi du temps hebdomadaire ressemble à un puzzle avec des pièces manquantes. Huit médecins manquent à l’appel dans ce service, treize à Marmande. « Et le CHU de Bordeaux en forme une vingtaine chaque année », analyse le responsable des urgences.

« Il y a deux questions : est-ce qu’on maintient nos services d’urgence à Marmande et Villeneuve, par exemple ? Et est-ce qu’on pourra trouver des jeunes médecins ? Si ça ferme, est-ce qu’on pourra absorber l’activité ? »

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La solution selon Laurent Maillard : « Arrêter la liberté de placement comme on le fait par exemple pour les infirmières. Comment imaginer maintenir l’égalité des soins avec trois fois plus de médecins en milieu urbain ? De toute façon, nous n’avons plus rien à perdre, vous il faut forcer. » Il donne un exemple : « Nous avions un service d’ophtalmologie permanent jusqu’à cet été (*). Il n’existe plus. Aujourd’hui, il faut penser à tous les modes de fonctionnement dégradés. C’est systématique. un outil de gestion numérique adapté aux besoins des hôpitaux publics ».

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Régulation le jour

Le manque de ressources humaines ne concerne, dans le cas du Lot-et-Garonne, que le corps médical. « Comme en réanimation ou en maternité, les urgences ont toujours une image favorable. Ce qui nous a sauvé des départs que l’on voit ailleurs, c’est la réglementation. »

C’est le cheval de bataille du Dr. Maillard. Précurseur du Marmandais, le dispositif de régulation d’urgence par « 15 » a été étendu à l’ensemble du département le 1er juillet. Six mois plus tard, les changements « ont permis de réduire l’activité d’un quart » à partir de 18 heures. Le premier souhait pour l’année 2023 numéro 1 des urgences en 47 est d’étendre ce dispositif en journée les samedis, dimanches et jours fériés. Autre souhait de l’année : réfléchir à l’inclusion des paramédicaux – infirmiers – dans les interventions qui relèvent aujourd’hui du champ de la médecine d’urgence.