Bateau-haike : tour du monde au vent

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Written By Sophie Ledont

Rédactrice passionnée qui a vécu dans plus de 25 pays toujours à la recherche de la dernière information.

Le Natacha Marbot | Publié le 22/05/2022 à 18:00 Mis à jour le 24/05/2022 à 16:22

Qui sont ces voyageurs qui traversent les océans en bateau ? Le bateau-stop, aussi appelé co-navigation, est un moyen écologique, économique et original de visiter des îles et un continent lointain… ou pas.

Le principe est simple et intuitif : le bateau-stop consiste en un équipage à rejoindre son bateau pour partager son trajet. « Il permet aux personnes sans bateau de naviguer aussi facilement que sur le bateau d’un ami. explique Antoine Penot, fondateur de vogavecmoi.com.

C’est gratuit? Pas exactement, même si c’est possible, ce n’est pas la norme. Antoine Penot précise : « Les frais de port sont partagés entre les propriétaires et leur personnel de manière très raisonnable, comme dans le covoiturage. »

De quelles manières sont-ils affectés ? Le fondateur du site de co-navigation précise les types de voyages : « Certains naviguent à la journée, certains croisent quelques jours et d’autres enfin proposent des voyages à la voile (traversée de la Méditerranée, de l’Atlantique, un tour du monde…).

Cette dernière catégorie intéresse surtout les auto-stoppeurs. »

Le bateau-stop, une pratique écologique et économique

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Une pratique qui séduit de plus en plus

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Quand on pose aux auto-stoppeurs la question de ce qui les motive, cela dépend des époques. Delphine Shoham, qui a fait le tour du monde à la voile en 1989, raconte : « On parlait peu d’écologie à l’époque. Ce voyage était en place pour prouver qu’on pouvait voyager sans argent. (…) Par contre, aujourd’hui, il y a un aspect écologique évident à parler de mon tour du monde. La seule variable est la météo, qui n’a pas grand-chose à voir avec notre monde moderne. Antonin Jean, de la chaîne Youtube d’Antonin JN, a déclaré : « Le côté écologique est très important dans cette démarche. L’avion est le mode de transport le plus pollué de tous. Le secteur de l’aviation est responsable de 5% du réchauffement climatique. »

Avec la facilité actuelle des voyages en avion, on peut se poser la question de l’attractivité de l’auto-stop en bateau pour les jeunes et les moins jeunes jockeys. Antoine Penot, fondateur de vogavecmoi.com, nous confie : « Je dirais que le nombre d’auto-stoppeurs augmente doucement depuis 2010. Par contre, la motivation de ceux-ci a changé car il y a 10 ans, on avait les auto-stoppeurs, qui voulait voyager moins cher qu’en avion et maintenant la motivation est devenue écologique ».

Qui sont ces auto-stoppeurs ? Selon Antoine Penot, les utilisateurs du site vogavecmoi.com ont entre 18 et 30 ans, ils sont étudiants, personnes en pause ou en pause professionnelle. Le troisième regroupe les hommes, les autres femmes, et le dernier regroupe des couples ou paires d’amis.

Sur le bateau on se rend utile ! Noémie Lutz, future auto-stoppeuse

La co-navigation est une aventure humaine…

Mais très vite, l’argument du contact humain émerge aussi : « A l’époque je pensais que ce n’était qu’un avantage économique et pratique. Je me suis vite rendu compte que les contacts et opportunités créés par ce mode de transport étaient son principal atout ! Antonin Jean encourage.

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C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles Noémie Lutz, actuelle aspirante bateau-stop en Guadeloupe, est sous pression pour envisager le bateau-stop comme mode de transport pour ses autres aventures : mutuelles. aider. Sur le bateau on se rend utile ! “.

… Qui peut effrayer au premier abord

… Qui peut effrayer au premier abord

Au cours de leurs voyages autour du monde respectifs, Antonin Jean et Delphine Shoham ont survécu grâce à des expériences humaines inédites : gestes de solidarité, catastrophe mutuelle lors de dégâts en pleine tempête, fous rires, moments d’extase… La mer semble ajouter plus d’aventures et de souvenirs plus intenses.

Vous craignez peut-être d’être seul en mer avec des inconnus décidant de cette aventure. Que disent nos explorateurs ?

« Bien sûr, je suis une jeune femme célibataire plus attentionnée et moins impétueuse qu’un homme. Cependant, je pense qu’être marin vient avec une certaine responsabilité, et cela incite à une confiance plus facile », explique Noémie Lutz.

Autre témoignage d’Antonin Jean : « Je ne me suis jamais inquiété de ça, c’est définitivement ma naïveté ! En revanche, j’avais quelques règles simples : il est très important de bien connaître l’équipage avant d’embarquer et d’être sûr de la capacité du capitaine et du bateau à vous amener à destination. Il faut être vigilant car on récupère tout sur les ports ! »

Le bateau-stop ne s’improvise pas

Le bateau-stop ne s’improvise pas

Pour Delphine Shoham, l’adaptabilité est la clé : « On ne peut pas avoir mauvais caractère en mer. Il faut savoir s’adapter aux autres, et souvent aux événements que l’on peut vivre (avaries, pannes, tempêtes, maladies) sur le au contraire renforcer la solidarité entre marins Les marins sont extrêmement honnêtes : en mer on ne peut pas tricher. Il ne faut pas non plus négliger l’aspect introspectif des voiliers de traversée. De longues journées de navigation apportent souvent un réel sentiment de liberté.

Tous les témoignages recueillis par lepetitjournal.com se rejoignent sur une même idée : il faut être bien préparé avant de se lancer dans une aventure comme le bateau-stop. C’est un point très important avant tout de ne pas imposer de charge au capitaine ou à l’équipage. Il faut donc s’assurer qu’on n’est pas sujet au mal de mer et s’il faut prévoir des médicaments : « Quand on a 6 mètres de vagues, tout le monde peut avoir le mal de mer et ça devient insupportable » confirme Antonin Jeans.

C’est une bonne idée d’apprendre le vocabulaire de base de la voile – dans différentes langues selon votre parcours – et d’apprendre les bases de la voile : « Pour se familiariser avec le monde de la voile, je vous conseille ‘La course des Glénans’, une super livre disons que tout le monde le connait dans le monde de la voile ! dit Antonin Jean.

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Cependant, si vous n’avez pas le temps ou l’envie d’apprendre à naviguer, vous pouvez également vous proposer comme hôte ou hôte d’un yacht ou d’un bateau de croisière, ou même vous rapprocher des familles qui auraient besoin d’aide pour les enfants. Exemple.

Le bateau-stop, c’est l’avenir ?

Avant de se lancer dans la grande aventure du bateau-stop, chaque voyageur doit garder quelques conseils à l’esprit :