Bateaux de croisière, parasols chauffants, passerelle…

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Written By Sophie Ledont

Rédactrice passionnée qui a vécu dans plus de 25 pays toujours à la recherche de la dernière information.

Si l’association s’oppose à certains projets qu’elle juge néfastes pour la planète, elle est aussi force de proposition auprès des autorités monégasques pour faire de Monaco un exemple en matière d’environnement.

Les débuts de l’association Ecopolis Monaco, créée en 1998, ont été marqués par l’opposition à la construction d’un zoo marin sur le Rocher, sorte de Marineland appelé « Promenade Méditerranée », qui prévoit la privatisation de l’espace public autour du Parc Océanographique Musée.

L’actuelle présidente, Evelyne Schick Tonelli, ne faisait pas partie du projet à l’époque, mais se souvient : « Il devait y avoir des dauphins et des phoques dans les bassins. C’était une très grosse bataille, et les membres de l’association ils sont allés tous les chemin vers le Prince. Grâce à l’intervention du Souverain, le projet a été signé.

Une passerelle en suspens

Et Evelyne Schick Tonelli et son équipe ne manquent pas d’idées pour que Monaco continue à développer ses pratiques éco-responsables. À l’honneur : la passerelle proposée au pied du Fairmont, qui encourageait les gens à marcher d’un endroit à l’autre. « Les gens autour de nous trouvent l’idée de relier le port Hercule au Larvotto fantastique. Le projet pourrait être financé par du mécénat, comme les bancs de Central Park à New York. Un compteur, par exemple, appartiendrait à une entreprise ou à un particulier. … J’en connais beaucoup en Principauté qui seraient ravis d’y participer. »

L’idée de cette passerelle est de transformer le trottoir du tunnel du boulevard Louis II en piste cyclable et de créer une promenade piétonne de 275 mètres côté mer, suspendue à 7 mètres au-dessus du niveau de l’eau. Pour le moment, le gouvernement n’a pas encore tranché.

Autre projet dans un coin de la tête des bénévoles : celui du verdissement de la rue Grimaldi. « D’après les capteurs d’air, c’est la rue la plus polluée de Monaco », explique le président. L’idée serait donc de supprimer des places de stationnement pour des trottoirs plus larges, des arbres et une voie réservée aux bus, comme dans le cas de la rue Cassini à Nice. »

Mais ce dont l’écologiste se réjouit le plus, ce sont les grands ateliers de sensibilisation grand public. Sur le thème du gaspillage alimentaire, par exemple, sur la fabrication de produits d’entretien ou sur un Noël responsable. Pour aller plus loin, l’équipe d’Ecopolis envisage de faire revenir la Monologie, stoppée par le Covid-19.

Cette semaine dédiée à la sensibilisation à l’environnement pour les enfants mobilise chaque année les acteurs de la Principauté, comme la SMA ou la SMEG, pour transmettre de bons messages pour la planète. « On aimerait reprendre ce concept. L’idée serait de faire une Monacolgia avec les enfants et leurs parents, idéalement en juin et à partir de 2023 », espère le président.

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« Pour une cité durable »

L’association écologiste dont le slogan est « Pour une ville durable », veut aussi travailler sur les bateaux de croisière. « Nous avons écrit au ministre d’État. On nous a dit que les bateaux utilisent un carburant plus respectueux de l’environnement, mais nous voulons aussi que Monaco refuse les grands navires de croisière. La taille maximale autorisée a été réduite mais pas assez. Je trouve ces bateaux vraiment intéressants. pour la Principauté ? Je ne suis pas sûr. Nice les interdit, pourquoi pas nous ? », s’interroge celui qui a co-fondé Radio Ethic.

Quant aux transports en Principauté, le président de l’association pense qu’il y a encore des pistes à découvrir, au-delà des bus gratuits, dont la période d’essai de trois mois vient de s’achever : « Je pense qu’à Monaco l’argent n’est pas réel. un pilote pour changer de comportement. En revanche, si on créait de grands parkings hors de la Principauté et des voies dédiées aux bus pour qu’ils circulent plus vite, ce serait certainement plus efficace. Aussi, pourquoi ne pas organiser une journée sans voiture ? »

Les bénévoles espèrent aussi trouver une alternative aux parasols chauffants, que l’on voit ces dernières années pousser comme des champignons sur les terrasses des restaurants : « Aujourd’hui, le Gouvernement recommande de ne pas les utiliser, mais il pourrait être plus judicieux de légiférer sur le sujet. Le président concède : Monaco a déjà fait beaucoup pour l’environnement, mais je crois qu’il est possible de faire plus, notamment en termes de classement, en engageant davantage la population.

Enfin, interrogée sur les constructions à Monaco, Evelyne Schick Tonelli est formelle : « Nous ne luttons pas contre les constructions. , on s’intéresse à la qualité des constructions et à leur impact environnemental. Aujourd’hui il y a des normes, et il semble que Monaco les mette en place petit à petit. »

Comment rejoindre l’association ?

Les prochains ateliers auront lieu pendant Monacollecte sur le Quai Albert 1er, les 3 et 4 mars. « Nous avons notamment prévu un atelier sur le goûter et les déchets pour les enfants », à découvrir en famille ! Et si l’association compte une vingtaine de membres, dont Jessica Sbaraglia – connue pour cultiver des fruits et légumes sur les toits de la Principauté – les nouveaux membres sont toujours les bienvenus.

« Il y a beaucoup de retraités ou préretraités, d’actifs qui travaillent dans les établissements publics ou privés de la Principauté, et aujourd’hui il y a beaucoup plus de jeunes, qui sont un formidable moteur. La nouvelle génération a des idées pour faire bouger les choses et pas seulement pour critiquer », se réjouit Evelyne Schick Tonelli.