Ces chaussons sont fabriqués à partir de sièges de transport…

Photo of author

Rédactrice passionnée qui a vécu dans plus de 25 pays toujours à la recherche de la dernière information.

Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. Cette citation, qui remonte au 18e siècle, prend tout son sens à l’heure où l’upcycling s’impose comme une alternative durable éco-responsable dans l’industrie de la mode. Les déchets eux-mêmes s’avèrent être une nouvelle matière première incontournable pour les marques soucieuses de réduire leurs déchets, ainsi que leur empreinte carbone, comme Sans Les Plumes, qui transforme les sièges des transports parisiens en chaussons urbains.

Les déchets font partie intégrante de l’industrie de la mode. Des paquets de chips aux carapaces de crevettes en passant par les restes de sashimi… Les protagonistes de la mode, comme de nombreux autres secteurs, font preuve d’ingéniosité pour sublimer des ingrédients et des objets qui étaient autrefois destinés à finir à la benne. Cette pratique, appelée upcycling, permet non seulement de limiter les déchets et les déchets très polluants, mais aussi de limiter l’utilisation de nouvelles matières premières. Une aubaine pour l’une des industries les plus polluantes au monde.

Née en 2020, en pleine pandémie, la marque Sans les Plumes ne se contente pas de proposer des collections ponctuelles à partir de chutes ou chutes de tissu, elle a inscrit l’upcycling dans son ADN. Ses chaussons urbains, à ne pas confondre avec les espadrilles s’il vous plait, sont fabriqués à la main à partir des tissus utilisés pour le métro et le tram parisiens. Un projet surprenant et innovant qui donne une nouvelle vie à ces tissus autrefois délaissés.

Des matières premières françaises

La marque ne s’arrête pas là puisqu’elle propose également des chaussons d’intérieur en velours tissé issus de surplus de divers projets, comme les sièges du Palais Nouveau Siècle, ou les salles de l’opéra et du théâtre français. Sans Les Plumes précise sur son site officiel qu’elle n’utilise que des matières premières françaises destinées à être jetées, ce qui conduit inévitablement à des séries limitées.

Créée par Frédéric Lagouarre, la marque privilégie également les matières résistantes et durables, plus globalement, optant pour des talons et cordons entièrement biodégradables et naturels, et s’appuyant sur le savoir-faire des artisans pour les fabriquer, ce qui nécessite au moins huit étapes manuelles pour obtenir un produit fini. A vous maintenant de choisir le motif de votre ligne de métro ou de tram préférée, histoire d’afficher vos préférences jusqu’au bout des ongles.

"Le chantier a pris trois mois de retard" : pourquoi construit-on une maison...
A voir aussi :
Le temps de construction des maisons neuves est de plus en plus…

À Lire  Quel est le délai de grâce après la signature d'un compromis avec...