Croisières : « Ce modèle de tourisme n’est pas durable » pour l’exécutif corse

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Written By Sophie Ledont

Rédactrice passionnée qui a vécu dans plus de 25 pays toujours à la recherche de la dernière information.

La multiplication des bateaux de croisière dans les ports corses, principalement dans le port d’Ajaccio, suscite des inquiétudes qu’a relayé l’élu de Fa Populu Inseme, Romain Colonna, jeudi matin à l’Assemblée de Corse. Lors des questions orales, il a interpelé l’Exécutif corse sur les moyens de réguler ce problème. S’il privilégie la concertation avec les acteurs concernés par ce type de tourisme, le président Gilles Simeoni réaffirme que ce modèle économique n’est pas le bon et n’est pas soutenable pour la Corse.

Bateau de croisière dans la baie d’Aiacciu. Photo de Michel Luccioni.

« La ville d’Aiacciu accueille à elle seule, pour cette année, pas moins de 227 escales, un record qui fait peur aux gens qui y habitent. Près de 600 000 croisiéristes sont attendus. s’il s’agit d’un petit territoire ». Le conseiller du territoire des Quatre Peuples Inseme, Romain Colonna, a demandé, jeudi matin, à l’Administration de la Collectivité de Corse de s’inquiéter d’un phénomène nouveau : l’immobilisation de grands paquebots de croisière dans le port corse. « Cet événement spécial, principalement axé sur la ville d’Aiacciu, interpelle les citoyens et les médias, les partis politiques, les organisations et nos élus », a-t-il déclaré. Les paquebots de croisière qu’il décrit comme « plus grands, plus spectaculaires, de véritables mastodontes des mers qui dépassent en nombre tous les quartiers de la ville qui les accueillent ». L’objectif, qui confirme le choix d’Ajaccien, n’est pas « d’opposer de manière caricaturale le « développement économique » d’une part et la « protection de la nature » d’autre part. Il faut un équilibre. Sans nier les retombées économiques pour certains clients , les risques associés à ce type de médias sociaux sont connus dans le monde entier, non seulement du point de vue de l’environnement et en termes d’acceptation par le public en raison des nombreux obstacles.Dans ces circonstances, le seul argument économique ne peut être arrêté par les supporters sans limiter ce type d’utilisation ».

Romain Colonna. Photo de Michel Luccioni.

La pollution est un bonus Romain Colonna rappelle que le conflit, qui grandit dans l’île avec ce type de tourisme, se poursuit dans des conditions similaires dans d’autres régions : « La colère, liée à ce touriste, pas seulement à la Corse. Par exemple, quelques jours Il y a quelques temps, l’accès au port de Marseille pour un bateau de croisière était bloqué par un groupement d’organismes, ailleurs, pendant presque toute l’année, Venise interdit à ces géants des mers de traverser son lagon en raison des atteintes à l’écosystème qui y est important et une menace sérieuse. En outre, précise un Well, un autre problème est lié au temps passé dans la rade de ces géants des mers. « Certains d’entre eux restent dans la rade toute la journée et tard le soir. pollution visible, puisqu’aucune vue n’est autorisée sur le golfe d’Aiacciu, en plus des effets sur la côte f nature et sur l’organisation sociale associée à la vie collective, nous sommes également très préoccupés par la pollution atmosphérique de ces activités. C’est une préoccupation supplémentaire avec les cheminées crachant des fumées nocives tout au long de la journée et jusque dans la soirée. La santé des Corses et de nos enfants n’a pas de prix. » Alors il a demandé au Président du Conseil Exécutif, « pour que ce quatre problème, quels plans puissent être imaginés, en concertation avec tous les acteurs concernés, pour maîtriser ce problème dans notre île ». Un exemple à refuser Le président de l’Administration, Gilles Simeoni, entend prendre le problème et tenter d’apporter une réponse politique au monde entier. Cela part aussi de nombreux constats. Premier du local : « Votre question reflète bien des interrogations et conflits à Aiacciu. En fait, sur 473 voyages de bienvenue, il y en aura quatre Bienvenue en Corse en 2022, le 227 concerne la commune d’Aiacciu. Un symbole fort dans la première ville de Corse ». La seconde est plus générale : « Aujourd’hui, dans tout le pourtour méditerranéen, il y a une crise de la concurrence et du rejet des navires, alors qu’ils concernent les grands ensembles que l’on voit souvent dans la baie d’Aiacciu. Hier encore, il y avait deux navires dans le port. Vous avez parlé de Venise et de Marseille, on peut parler de Barcelone et des Baléares. Cette frustration révèle aussi de vrais problèmes. Cela dit, le président Simeoni a clairement confirmé à nouveau que « ce modèle économique n’est pas ce que nous voulons. Les croisières sur de grands navires doivent être détruites, mais derrière cette destruction, les types de résidences spéciales ne sont pas compatibles avec le tourisme durable que nous voulons encourager et qui a été une priorité depuis le début de notre bureau ». Il a révélé avoir demandé à Christian Mantei, le président d’Atout France, « un rapport sur l’évolution rapide du modèle touristique corse vers des standards élevés de tourisme durable. Cette discussion sur les grands navires de croisière sera incluse dans tout le chapitre ».

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Gilles Simeoni. Photo de Michel Luccioni.

Pour autant, il ne s’agit pas du président de l’Administration qui prend des décisions unilatérales : « Même si ce n’est pas bon, c’est une économie qui s’est installée sur ces bateaux de croisière et les effets. Notre idée est de créer une base de discussion avec la Chambre de Commerce et les partenaires, notamment les hommes d’affaires, d’abord pour confirmer la vérité de ce qui se passe. Les croisières connaissent une croissance qui nécessite une sérieuse réflexion, surtout après le Covid ». Il a indiqué que l’observatoire de l’Agence du tourisme corse est en train de collecter toutes les données, notamment sur l’impact sur l’environnement, de l’arrivée de ces navires,  » non seulement de manière isolée, mais aussi en combinaison. à d’autres sources de pollution, telles que la centrale électrique au fioul de Vazziu ou l’automobile. Quelle est l’étude du comportement des touristes sur ces navires de croisière ? Combien dépensent-ils ? Quel groupe? Quel territoire ? Cela va nous permettre, à mon sens, de prouver qu’il faut rendre notre offre car cet exemple n’est pas soutenable ». Il y a aussi la bataille pour la zone ECA qui devrait se terminer en Méditerranée en 2025. Il a été accepté par le Conseil de Corse une motion sur le sujet à l’unanimité. durant le premier mandat ». La zone ECA est une zone côtière avec de bonnes concentrations d’oxydes de soufre et d’azote et des émissions de nutriments. « Il y a ce que nous pouvons apporter dans le cadre du directeur sur les services publics du littoral et le renforcement de l L’environnement sur la nature du combustible utilisé, ainsi que l’électricité des villes, nous travaillons dur avec l’Agence d’urbanisme (AUE) et nous en discuterons dans le cadre de la révision de la PPE. (Programme énergétique annuel) ». Il ajoute d’autres éléments comme l’eau : « Un bateau de croisière, comme on le voit dans le port d’Aiacciu, prélève également de l’eau à raison de 500 m3. Ce n’est pas neutre par rapport à la situation de sécheresse que nous connaissons ». Et Gilles Simeoni confirme : « Nous avons tous ces éléments en tête pour donner une réponse politique forte en groupe à la vitesse des négociations, mais vous comprenez notre état d’esprit. Nous croyons que ce modèle est incorrect ». N.M.

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