Croisières de luxe de retour sur la Côte Vermeille

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Written By Sophie Ledont

Rédactrice passionnée qui a vécu dans plus de 25 pays toujours à la recherche de la dernière information.

Les paquebots de croisière de luxe reviennent sur les côtes vermeille, deux fois plus qu’avant Covid. 14 escales sont prévues d’ici la fin de l’année à Collioure et Port Vendres. Un vrai travail de fond aboutit à vendre cette destination aux compagnies maritimes, mais les gains économiques sont mitigés selon les commerçants.

C’est le navire de croisière dernière génération qui prend place dans la baie de Collioure dans les Pyrénées-Orientales. Le village est encore calme lorsque les navettes déposent leurs premiers passagers de bateaux de croisière. Il a réservé une visite dans le département. Cours de cuisine, balades dans les vignes ou encore découverte des musées de Perpignan ou de Céret.

Nous n’étions jamais allés dans ce coin de France, nous voulions vraiment le trouver.

Bateau de croisière Scott Tallal en Californie

« Nous allons visiter un petit musée mais avec de grands artistes, nous sommes très excités », a ajouté Jamy Tallal, du croisiériste californien.

Les croisiéristes visitent le musée de Céret ou flânent dans les vignes

© LL. Gally FTV

A son bord se trouvaient 180 passagers, pour la plupart anglo-saxons, qui ont payé jusqu’à 5 000 € pour une semaine de passage entre Barcelone et St Tropez. Une clientèle haut de gamme, attirée ici grâce au travail de lobbying de la Chambre de Commerce sur les plus grands salons internationaux.

« La vocation de la Côte de Vermeille est totalement inconnue. En revanche, c’est une destination « nature », et qui lorsqu’elle est présentée, devient forcément très prisée par ces opérateurs en constante recherche de nouveauté », explique Marc Bernadi. , animateur Club des Croisières.

Mais si cette escale offre indéniablement une visibilité internationale à la Côte Vermeille, du côté des commerçants de Collioure, cette clientèle étrangère reste peu visible et l’impact économique est négligeable.

« Ce client n’est pas venu dans le magasin ou n’a pas été suffisamment informé ou n’a pas eu le temps. Je pense que c’est un client très occupé et qui, en amont, manque d’informations sur les produits locaux que l’on peut trouver dans la région » , détaille Caroline Rossitto, gardienne boutique.

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