Dans l’ombre de TSMC, le fabricant chinois SMIC investit davantage

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Written By Sophie Ledont

Rédactrice passionnée qui a vécu dans plus de 25 pays toujours à la recherche de la dernière information.

Fondateur chinois majeur, SMIC continue d’investir massivement pour rattraper le retard accumulé face à TSMC ou Samsung Foundry. Photo: SMIC

Le SMIC poursuit sa croissance accélérée. Le principal fondeur chinois, sur lequel Pékin compte beaucoup pour internaliser au mieux sa production de puces en cas de nouvelles sanctions américaines, a commencé à investir 7,5 milliards de dollars pour développer une nouvelle ligne de production à côté de son usine de Tianjin (dans le nord). . Chine). Cette extension de la capacité de production du groupe concernera la gravure de wafers de 12 pouces, principalement dédiés au procédé 28 nm. Peu évolué, ce nœud sera utilisé pour des puces destinées aux télécommunications, à certains appareils grand public ou encore au secteur automobile, explique le SMIC. Au total, l’investissement réalisé par l’entreprise devrait permettre la production de 100 000 wafers de 12 pouces supplémentaires chaque mois, lit-on. On ne sait cependant pas quand cette nouvelle gamme de produits ouvrira ses portes.

Trois autres lignes de production en cours de construction

Ce projet fait partie d’un vaste plan d’investissement. Il y a quelques mois, le fabricant de puces consacrait déjà un montant record de 5 milliards de dollars aux dépenses d’investissement pour cette année 2022, contre 4,5 milliards de dollars en 2021. Il s’agissait alors de faire passer la production de wafers de 8 pouces de 130 000 à 130 000. 150 000 exemplaires, précise le South China Morning Post. Les médias chinois rappellent également que le SMIC a déjà lancé la construction de trois autres lignes de production de wafers de 12 pouces, à Shanghai, Pékin et Shenzhen en l’occurrence. De plus, le fondateur pourra compter sur un total de six usines : trois dédiées aux wafers de 8 pouces et trois aux wafers de 12 pouces. Actuellement, deux d’entre eux sont en construction à Pékin et à Shenzhen.

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Ces investissements quasi obligatoires sont réalisés pour la plupart sous l’impulsion des autorités chinoises, et dans un contexte de tensions croissantes avec les États-Unis, notamment à propos de Taïwan. Pékin craint de nouvelles sanctions américaines, qui pourraient fortement affecter l’approvisionnement en puces (principalement fabriquées par le taïwanais TSMC, le coréen Samsung Foundry et l’américain GlobalFoundries). Un approvisionnement crucial pour l’économie chinoise. En encourageant le SMIC à investir et à développer sa production, la Chine espère devenir progressivement moins dépendante des technologies américaines et de celles de ses alliés.

Une commande de taille car le SMIC a été ajouté à la liste noire du commerce américain en décembre 2020 et le gouvernement américain continue de faire pression sur les Pays-Bas pour qu’il interdise à ASML de vendre ses machines à la Chine. Inconnu du grand public, le géant néerlandais ASML est l’un des principaux fabricants de machines de photolithographie utilisées, justement, pour la gravure des semi-conducteurs.

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