Economie africaine – Les investisseurs privés manquent encore sur le continent africain

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La réunion Ambition Africa s’est tenue à Paris la semaine dernière. Une belle rencontre d’affaires entre entrepreneurs français et africains. Au cœur des échanges : comment attirer des entrepreneurs privés sur le continent, notamment dans le domaine des infrastructures et de l’énergie.

Pour la Côte d’Ivoire, le partenariat public-privé n’est pas nouveau, assure le ministre de la Plomberie, de l’Hygiène et de la Sécurité, Bouaké Fofana. 75% du plan national de développement de la Côte d’Ivoire est également assuré par le secteur privé, dit-il. « Nous avons une longue expérience dans la délégation de services publics au secteur privé, ce n’est donc pas nouveau pour nous. Aujourd’hui, en matière de gestion sanitaire, nous avons un contrat de partenariat public-privé pour l’agglomération d’Abidjan et nous menons une étude de viabilité financière de ce plan pour l’étendre à l’ensemble du territoire. Tant au niveau de l’eau potable, depuis plus de 60 ans, la distribution de l’eau potable est assurée par le secteur privé en Côte d’Ivoire », a précisé le ministre.

Puis, ajoute-t-il : « Ce que nous demandons aujourd’hui au secteur privé international, c’est de transférer des compétences, de travailler en partenariat avec des particuliers locaux, car nous avons l’ambition de créer des champions nationaux dans tous les secteurs. »

Ce qui coince encore

Un appel répété par des acteurs africains. « Il faut venir, s’impliquer avec nous, travailler étroitement avec nos autorités », a déclaré cet acteur lors d’un panel devant des investisseurs français. Pourtant, il y a quand même des choses qui coincent, explique Samuel Goldstein. Il est le Business Development Manager de Meridiam pour l’Afrique, spécialisé dans les projets d’infrastructures publiques. Il prend l’exemple de l’électrification.

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Aujourd’hui, la marque Montblanc a officialisé la signature d’un contrat de partenariat…

Réduire les risques pour financer les projets

L’épine dorsale de la guerre reste le financement de ces projets. La Société Générale, très présente sur le continent, insiste sur la nécessité de réduire les risques. « Pour cette raison, en effet, une banque commerciale comme la nôtre ne peut pas travailler seule, elle ne peut travailler qu’avec des partenaires », prévient Philippe Dubois, directeur général de la zone Afrique. « Soit avec des partenaires financiers comme des banques de développement pour financer de grands projets. Ce n’est pas tout quand on est face à un projet comme un système photovoltaïque pour lequel on n’a pas beaucoup de perspectives, il faut trouver des formes de sécurité, des garanties qui couvrent les banques commerciales de risques qu’en réalité elles n’ont pas encore su évaluer. Les risques de liquidité, en particulier le risque d’insolvabilité et là, les banques de développement, les institutions internationales peuvent fournir des garanties. Et c’est comme ça qu’on avance », a-t-il dit.

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Le FMI souligne que le secteur privé est actuellement peu impliqué dans le financement et la fourniture d’infrastructures en Afrique. Le continent n’attire que 2 % des flux mondiaux d’investissement direct étranger.