Euskadi: les structures d’urgence sont sous tension

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Par Pierre Sabathié Publié le 08/07/2022 sur 19h41.

Bien que le Pays basque soit moins touché que d’autres territoires, les structures d’urgence éprouvent des difficultés à faire face à l’augmentation de l’activité

Le Samu (service d’aide médicale d’urgence) et le Smur (structure mobile d’urgence et de réanimation) sont débordés dans toute la France, notamment les 15 centres qui doivent désormais réguler les appels…

Les Samu (service d’aide médicale d’urgence) et les Smur (structure mobile d’urgence et de réanimation) sont débordés dans toute la France, notamment les centres 15 qui doivent désormais réguler les appels avant de se rendre aux urgences. Une enquête a été menée, et sur la base de ce diagnostic, les structures d’urgence demandent à l’Etat des fonds pour éviter le débordement.

Au Pays basque, la situation est moins grave que dans d’autres territoires, mais reste fragile, surtout en cette période de forte activité estivale. Le docteur Édouard Gault, nouveau chef du Samu, précise que « les conditions ne sont pas agréables, malgré un personnel habitué à s’adapter et une bonne capacité d’accueil ». Ici comme ailleurs, la difficulté est en aval des urgences « avec un manque de lits d’hôpitaux. Les patients doivent parfois rester jusqu’à 18 heures aux urgences, alors que le besoin réel de soins est de 3 heures.

Il ne s’en prend pas à la direction du Centre Hospitalier de la Côte Basque qui « fait avec les fonds qui lui sont accordés », mais il espère une prise de conscience des pouvoirs publics sur le « besoin journalier minimum en lits », quitte à devoir déprogrammer les accompagnements, « même si c’est difficile ».

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Formation

Le Centre 15 enregistre 20% d’appels en plus « et on n’a pas de marge de manœuvre pour recruter, d’autant plus que le travail réglementaire demande de la formation, il faut y penser », insiste Édouard Gault. Et de constater : « On sait ce que c’est que les soins chroniques, ce qu’il faut, c’est donner une réponse aux soins non programmés. Il y a des gens en grande souffrance, il faut les suivre, les aider. »

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