Fenêtres, lits, sanitaires… la prison de Gradignan sommée par la justice de travailler

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A l’image de l’explosion de Toulouse (Haute-Garonne) qui a saisi l’Etat, en 2021, pour le contraindre à améliorer les conditions de détention dans la maison d’arrêt de Toulouse-Seysses, le temps de l’explosion de Bordeaux (Gironde) jeudi. , le 30 septembre, en collaboration avec l’Observatoire International des Prisons, le Barreau de Bordeaux, l’Association de Défense des Détenus A3D et le Syndicat des Avocats de France, pour arrêter le juge des référés sur la triste affaire emblématique de la maison d’arrêt de Gradignan, A 15 kilomètres au sud de Bordeaux.

Nourriture inachevée, chauffage et bon éclairage, nombre suffisant de chaises et de lits, pas plus de deux détenus par cellule… I pendant le procès, il faut plusieurs minutes pour énumérer les 61 mesures urgentes à prendre pour retrouver les dignitaires emprisonnés à Gradignan , la prison la plus surpeuplée de France, en date du 6 octobre, il y a 794 détenus, soit un taux d’occupation de 212 %. Sur les 61 procédures, la première nécessitait la fermeture immédiate du centre de détention, c’est la situation, constatée par le Directeur Général des Lieux d’Atteinte à la Liberté (CGLPL), qui a conduit Dominique Simmonot à cette terrible décision, en juillet 2022 : « Eu Vu l’état de la maison de la maison d’arrêt pour hommes du centre de la maison d’arrêt de Bordeaux-Gradignan, il faut y interdire le séjour des êtres humains Dans l’évaluation rendue jeudi, la juge des référés n’a pas suivi cet avis mais a ordonné à la direction de la prison de mettre en œuvre onze mesures urgentes.

« Le juge provisoire a estimé que les conditions d’incarcération au centre de la prison de Bordeaux étaient gravement violées et exposé illégalement le droit de ne pas subir d’humiliation », s’est félicitée Christine Maze, la présidente de Bordeaux, dans le communiqué. c’est l’examen, en conséquence. pour lui, cela envoie « un vrai signal sur les conditions de maltraitance, notamment en matière de santé et de droit à la santé ». nourriture aux détenus.

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Autre disposition urgente : ne pas utiliser le même véhicule pour transporter du linge sale d’un côté et de la nourriture fraîche destinée aux détenus de l’autre, mais aussi distribuer des articles d’hygiène de première nécessité aux détenus au moins une fois par mois. Enfin, les autorités doivent également « permettre aux détenus d’accéder aux téléphones mis à leur disposition à leur domicile et sur le campus » ainsi qu’interdire « toutes perquisitions à grande échelle dans des lieux illégaux pouvant servir de bain ou de cabinet d’avocat ».

Le juge de la salle d’audience a également témoigné du droit à la santé en ordonnant à l’administration de ne pas s’ingérer « dans l’exécution des prescriptions et des décisions médicales concernant les détenus » et s’agissant des soins médicaux, tout retard ou annulation n’est pas justifié par la défense. les raisons ». Face à la surpopulation, le juge a également ordonné le renforcement des matériels et personnels de l’équipe médicale, afin d’assurer leur présence, y compris la nuit et le week-end, « d’une personne compétente pour prodiguer les premiers secours (…) ainsi que la présence d’un psychologue.