François Braun, le nouveau ministre de la Santé aux urgences

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Publié le 7 septembre 2022

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Le drame aux urgences a rebondi avant l’été et le retour à l’hôpital des patients non covid. En 2019 les services d’urgence ont connu la pire crise depuis plus de 10 ans avec 25 000 000 de passages par an. Il n’est pas rare de passer 12 heures sur une civière avant d’être soigné. Abandonnés par des patients paniqués par le covid pendant la pandémie, ils ont connu un nouvel afflux alors que 20% des lits étaient fermés faute de personnel.

François Braun, l’ancien président du Samu-Urgences de France n’a jamais été élu ni militant politique. Il agira donc comme technicien à moins qu’il n’en soit empêché par un mauvais palmarès.

Le malaise de l’hôpital est profond et l’été est à haut risque en raison du manque de personnel. Au moins 120 services sont en détresse. Manque de personnel et fatigue, ce qui a conduit à la fermeture. Pour le moment le bilan de l’été est mitigé car on ne sait pas encore quels appels au SAMU ont été infructueux et s’il y a eu des décès dus à des retards de traitement.

La liste des hôpitaux en difficulté est longue.

Gilbert Mouden, infirmier anesthésiste et délégué du personnel du Sud Santé Sociaux a expliqué que « aux urgences du CHU de Bordeaux, le patient sera accueilli par deux volontaires de la Protection Civile et un agent de sécurité. » Faute de personnel soignant, le Le CHU de Bordeaux a décidé de fonctionner en mode dégradé le soir et la nuit car « environ 40 % des urgentistes vont partir ou sont en arrêt maladie lié à des brûlures. »

Le service des urgences de l’hôpital d’Arles, qui reçoit environ 36 000 patients par an, fonctionne avec 40 % d’intérimaires pour pourvoir les postes de médecins vacants.

La réorganisation des urgences, une priorité

Dans le Puy-de-Dôme, le Rhône, la Sarthe, la Corse, la Mayenne, la Vendée… les secours s’organisent en conséquence entre une fermeture complète ou uniquement la nuit.

A l’hôpital de Laval la situation est aussi « effrayante ». Depuis mars, les urgences sont fermées par tranches de 12 heures. Seules les urgences essentielles seront prises en charge.

Elisabeth Borne a retenu 41 propositions de missions flash qui ont été confiées au prochain ministre pour sauver l’urgence. Il a mis en avant les « trois axes forts » à cibler pendant trois mois. Ils seront évalués fin septembre pour envisager leur avenir.

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Le Service d’Accès aux Soins

Le défi immédiat et urgent est assez grand. La pénurie de soignants est dramatique.

« Les soignants sont dérangés et surpris. Par un choix saugrenu en première année, par un externat où ils font plus de travail subalterne que de véritable formation, par un stage tardif et un encadrement insuffisant. Epuisé, suicide ou abandon de ce métier en est la conséquence. » Manteau blanc colère noire.

A l’hôpital, « l’électrochoc » des ressources et de l’énergie est réclamé à cor et à cri. Sans changer fondamentalement l’organisation de l’hôpital, rien n’est possible.

La solution? Luttez contre le covid ! « Le ministre pense qu’une des solutions passe par la vaccination de masse ». C’est un vaccin pro pour tout le monde et un pass pro. Très inquiétant pour la facture du 11 juillet car l’efficacité de la quatrième dose est éphémère et annonce la cinquième dose.

Un signal contradictoire pour ce vaccinolâtre peut être donné : réunir les soignants suspendus. Cela se produira avec acuité si les soignants vaccinés refusent la quatrième dose.

Madame Borne expliqua aux infirmiers :

« Ce que je souhaite, c’est que chacun puisse prendre le 15ème réflexe et ne pas systématiquement venir aux urgences. Il est impossible pour les hôpitaux et les urgences de répondre à tous les besoins du service de santé français […] Cette bonne orientation , comme on le voit ici, est la clé pour ne pas mettre trop de pression sur les services d’urgence cet été.

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Le Premier ministre s’est trompé mais il était là pour mettre Ségur de la Santé en musique.

Bed manager et revalorisation des gardes

Les soins d’accès aux services lancés dans le cadre du Pacte pour réorganiser la situation d’urgence et la réaffirmer lors du Ségur de la santé, est une grave erreur.

L’objectif est de répondre à la demande de soins importants, urgents et non programmés partout et à tout moment, grâce à une chaîne de soins claire et une coordination entre les acteurs de santé hospitaliers et municipaux d’une même région.

Incitation tarifaire

Le SAS peine à décoller. Sur les 22 sites pilotes désignés par le Ministère de la Santé, beaucoup connaissent des difficultés d’organisation ainsi qu’un grave manque de personnel.

Certains médecins impliqués dans le projet ont même décidé de stopper leur participation, dénonçant que la rémunération n’est pas suffisante dans le cadre de l’amendement 9 à la convention médicale de juillet dernier.

C’est une totale utopie faute de personnel et de soignants suffisants et bien formés pour les accueillir. Un nouveau drama au SAMU sortira certainement à l’automne après un été difficile.

Les déserts médicaux

Le poste de bed manager a été créé pour éviter l’attente sur civière : ce professionnel fait chaque jour l’inventaire des lits, informe le service de la disponibilité des lits dans les places de la région, et anticipe les besoins des week-ends ou des vacances.

Dans les hôpitaux, une augmentation de 50 % de la rémunération de nuit des médecins sera testée pendant trois mois. L’intersyndicale Action Hôpital (APH) a réclamé un doublement de la rémunération des gardiens (600 euros brut). Le supplément de nuit pour les autres soignants sera doublé.

Le Syndicat Régional des Professionnels de Santé a appelé tous les professionnels de santé à travailler.

Une majoration de 15 euros pour inciter les médecins généralistes libéraux à accueillir les soins non programmés, une demande de majoration de 15 euros pour les consultations avec des patients hors cabinet est acceptée, lorsque celle-ci est répondue par le 15. L’appel du service médical à domicile peut également. ouvert le samedi matin, avec des consultations majorées de 15 euros.

La réglementation médicale des médecins libéraux passera cet été à 100 euros de l’heure et les praticiens bénéficieront d’une couverture d’assurance garantie par les établissements de santé.

Comment en sommes-nous arrivés là ?

Dans la ville, la question des déserts médicaux s’est posée sur le devant de la scène lors de la campagne présidentielle. Des arbitrages subtils sont exigés dans la liberté d’installation et les accords sélectifs.

Agnès Firmin-Le Bodo, ministre déléguée chargée de l’Organisation territoriale et des Professions de santé, « toujours contre » les contraintes d’installation.

Elle a promis d’impliquer les représentants des élus locaux, les syndicats régionaux de santé, les professionnels de santé, les associations de patients et les agences régionales de santé, mais aussi de travailler avec sa collègue Caroline Cayeux, ministre déléguée chargée des Collectivités territoriales.

Quelles solutions ?

Il faut retourner à l’internat régional pour éviter des mesures coercitives contre-productives. Rien ne peut se faire sans changer les études de médecine et les internats.

Les études médicales sont trop longues et théoriques. L’internat de médecine générale est en retard et pas assez formateur. Le prolonger d’un an pour envoyer des internes dans le désert médical serait une fausse bonne idée. Au lieu de cela, il devrait être accessible à partir de la cinquième année. Il y aura donc plus de médecins formés sur le marché, probablement plus de 10 000 dans trois ans.

Les cliniques privées et les médecins libéraux participent à la gestion des urgences. Beaucoup ont fermé. Les contraintes et les prix insuffisants en sont la cause.

Six millions de Français n’ont plus de médecin. Ils affluent aux urgences pour le moindre malaise. Presque libre de faire le reste.