Gironde : Arrêt nocturne de Sainte-Foy-la-Grande, « tout le système est à revoir »

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Par Thomas Dusseau – libourne@sudouest.fr Publié le 12/05/2022 à 19h20 Mis à jour le 12/05/2022 à 21h43.

Étrange mais inédite, la fermeture d’urgence de l’étape dans la nuit du 12, 13 et 14 mai est la conséquence d’anciens problèmes. Le problème de la maladie les a davantage stressés

Il était attendu, mais il existe une certaine incertitude quant à son timing exact. La décision de fermeture des urgences de l’hôpital de Sainte-Foy-la-Grande pour trois nuits, annoncée par l’Autorité régionale de santé (ARS) et le Centre hospitalier de Libourne (CHL) mercredi 11 mai, s’est traduite par une décision commune jeudi , 12 mai. le soir devant l’établissement Foyen. L’événement a été lancé à l’appel d’une coalition d’organisations de la société civile et de la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (Nupes), qui s’est tenu dans un climat politique…

Il était attendu, mais il existe une certaine incertitude quant à son timing exact. La décision de fermeture des urgences de l’hôpital de Sainte-Foy-la-Grande pour trois nuits, annoncée par l’Autorité régionale de santé (ARS) et le Centre hospitalier de Libourne (CHL) mercredi 11 mai, s’est traduite par une décision commune jeudi , 12 mai. le soir devant l’établissement Foyen. La rencontre a été lancée à l’appel de nombreux collectifs citoyens et des lois de la Nouvelle Union Populaire Ecologique et Sociale (Nupes).

Le fait est que la décision de fermer l’urgence de l’hôpital Sainte-Foy les 12, 13 et 14 mai, entre 18 h 30 et 8 h 30, était exceptionnelle même si ce n’était pas la première. Et il a su semer l’angoisse dans la population et l’accueillir avec un zeste de « mort » par les encadrants déjà éprouvés par deux ans de conflit selon les groupes, les encadrants de campagne mais volontairement restés à distance ont rapporté. contexte politique.

L’ARS et le CHL ont expliqué la mise en place de la mesure, par « des problèmes de recrutement d’infirmières (infirmiers) ». Elles sont même devenues telles que « les leviers habituels comme l’intérim et les restructurations internes ne suffisent pas à soulager les organisations existantes ». Autre constat partagé par Christine Cassiau, la secrétaire de la CGT à l’hôpital de Foyen : « On arrive à un niveau de manque d’effectifs qui ne nous permet pas d’assurer le syndicat qui s’est organisé jusqu’ici », estime cette infirmière du secteur. médecine clinique. partie du personnel qui comprend l’absence d’une équipe de secours la nuit, lors de l’appel de la voiture Smur (Service d’Urgence et de Réanimation). « Ce n’est pas sécuritaire pour tout le monde, pour les travailleurs et pour les patients », a déclaré Christine Cassiau. Rien de grave ne s’est jamais produit, a-t-elle réaffirmé. Mais à quel prix s’inquiéter. »

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Problème de formation

Une des solutions ? Le recrutement d’une infirmière supplémentaire aux urgences de Sainte-Foy est proposé aux organismes depuis 2019. Pourtant, « le poste n’en est toujours pas là », indique Corinne Chaussade, secrétaire de la Force ouvrière (FO) de l’établissement. Ce n’est pas une question de « réticence », selon elle. Mais des difficultés à recruter des ouvriers malgré l’augmentation des places disponibles dans les centres de formation d’infirmiers (Ifsi). Quant à la formation professionnelle, pour les infirmières (AS) qui veulent devenir infirmières, il est difficile de la mettre en place pour des raisons financières notamment. La catégorie B attribuée aux AS par le Ségur de la santé ne permet pas une prise en charge intégrale de leur salaire de base par l’Agence nationale de formation hospitalière (ANFH). Frais de plus de deux ans même si « la formation en soins infirmiers est supérieure à trois ».

Aussi, le problème de l’écoulement des médicaments dans les zones rurales a été soulevé : « Il n’y a plus de médecins qui vont aller la nuit, il y a une pénurie dans nos campagnes ». Résultat : de nombreuses personnes, certaines sans médecin, se rendent aux urgences. Surtout pour la « bobologie ». « Tout le système est à revoir, nous avons besoin de plus de médecins dans la région », a déclaré Sylvain Gaillot, secrétaire FO au CHL. « Si cet incident se produit à partir du 12 mai, alors il se reproduira pendant l’été avec des vacances prolongées », a déclaré l’expert.

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La maire s’engage

« Si la décision nous rend très tristes, nous ne le demanderons pas car ce n’est que la responsabilité du gouvernement, c’est le seul en charge de la santé publique », a réagi le maire de Sainte-Foy-la-Grande. Christelle Guionie a assuré à ses électeurs que « nous ferons tout notre possible pour ne pas laisser sécher ce pied » et pour protéger l’hôpital public qui n’est qu’un, selon elle, « des nombreux exemples qui décrivent l’état de santé publique du service » .