Grippe, bronchiolite, Covid… Où en est-on avec la triple épidémie en…

Photo of author

Rédactrice passionnée qui a vécu dans plus de 25 pays toujours à la recherche de la dernière information.

Assistante législative à l’hôpital de Mulhouse.

© SÉBASTIEN BOZON / AFP

Ne jamais crier victoire trop tôt avec le Covid

A l’image de l’étape de montagne du Tour de France, les trois premiers se succèdent à un rythme infernal, sans répit pour les soignants. La bronchiolite a culminé début décembre, le Covid-19 mi-décembre et la grippe à Noël. La fête de fin d’année n’a pas produit le retour que nous craignions. La descente est bien engagée, selon les derniers bilans de Santé publique France : -49% d’une semaine sur l’autre aux passages aux urgences pour symptômes grippaux, -43% pour suspicion de Covid-19 et -32% pour bronchite. La tuberculose semble bel et bien derrière nous. Combien de temps?

L’épidémiologiste Antoine Flahault, directeur de l’Institut international de santé à Genève (Suisse), n’imagine pas le retour du tiercé gagnant des virus avant l’hiver prochain : « la grippe, puisqu’on la connaît et qu’on la suit, ne fait qu’une maladie le plus élevé par place. en hiver ». Dans la bronchiolite, son rythme normal préférerait revenir l’hiver prochain – mais désormais aucune certitude sur une vidéo perturbée par le Covid.

Quelle est la suite après cette annonce ?

Quant au coronavirus, l’histoire récente nous enseigne qu’il ne faut jamais déclarer victoire immédiate. « Covid est revenu cinq fois dans l’année 2022. Je n’oserai pas dire qu’il ne signera pas son retour prochainement. Il y a beaucoup de candidats qui peuvent gagner les sous-rubriques BQ.1.1 qui causent actuellement des problèmes en France, notamment le candidat aux Etats-Unis du XBB.1.5 qui est très transférable, on craint que le soulagement ne soit de courte durée », a déclaré Antoine Flahault. Les cas de « Covid-19 » ont considérablement diminué depuis la mi-décembre, mais le rythme de la baisse a été stoppé cette semaine, ce qui a souvent été signalé dans le passé pour une future intervention chirurgicale.

Quelle est la suite après cette annonce ?

A lire aussi – Covid-19 : avec les fêtes du Nouvel An, la Chine entre dans l’inconnu

Sur le même sujet :
« Poissy est tombé. » La métaphore militaire de Béatrice Pellegrino, responsable des urgences…

Des infections bactériennes qu’on n’avait pas vu venir

Bien qu’inédite, la triple épidémie suscite de vives inquiétudes chez les spécialistes. La coexistence pacifique entre les virus est enfin vue. « C’est une question qui s’est posée : les infections articulaires peuvent-elles conduire à des cas plus graves ? Dès les premiers objets qu’on peut avoir, même s’il faut faire attention, on n’a pas vu d’infections persistantes, par exemple grippe-Covid, ont-ils relaté aux maladies infectieuses Anne-Claude Crémieux, auteur du livre Les citoyens ont le droit de savoir (Fayard).

Quelle est la suite après cette annonce ?

Quelle est la suite après cette annonce ?

Les urgences saturées, plutôt que les réanimations

D’autre part, cette scène remplie de virus a créé une augmentation des infections bactériennes à streptocoque A, avec neuf décès causés par des enfants. « C’est une infection bactérienne grave qui est bien connue car elle provoque des amygdalites, mais elle provoque généralement rarement des infections graves. On ne s’y attendait pas du tout, et cela explique en partie le manque d’antibiotiques », a-t-elle déclaré. Dans 56 % des cas, les enfants étaient co-infectés par un virus, principalement le VRS ou la grippe.

À Lire  Alimentation : 7 conseils pour une alimentation équilibrée selon l'OMS

Le bilan humain de cette triple maladie reste à connaître. « La saison grippale a été sévère. Mais comme le virus est moins testé, il sera très difficile de connaître le nombre exact de décès », a déclaré Antoine Flahault. Ce nombre est généralement estimé à partir des surmortalités. Cette année, les données seront difficiles. à lire car le Covid a aussi fait de nombreux morts.

Signe des temps, l’exécutif n’a pas répondu à la triple diffusion de la consigne de restriction – les masques restent facultatifs – mais avec des consignes de soutien aux soignants. Parce que c’est l’hôpital où la plupart des blessures sont causées par cette maladie. « C’était particulièrement bondé en décembre parce qu’il y avait beaucoup de malades, peut-être un peu plus malades que d’habitude, mais surtout parce qu’il n’y a pas assez de lits », a expliqué Rémi Salomon, président de la commission santé de l’AP-HP. Si la première vague de Covid, dans sa forme la plus sévère, peut fragiliser tous les systèmes hospitaliers du monde, la triple épidémie ne doit pas être une montagne insurmontable dans un hôpital sain.

La même pour l’hiver prochain ?

Contrairement à la première vague de Covid qui a mis à genoux les services de réanimation, la triple épidémie a surtout mis à rude épreuve les urgences. Anne-Claude Crémieux, l’explication est simple : « C’est le résultat du vaccin. Le vaccin a cependant un effet limité dans la prévention des infections, et heureusement, il conserve, en rappel, une très bonne efficacité contre l’espèce. -périodes de vaccination, l’hôpital était submergé de cas moins graves.

Il ne faut cependant pas oublier les pertes cachées de cette période de transmission, dont 150 « morts subites » aux urgences ont été estimées par l’association professionnelle Samu-Urgences de France. Souvent un patient très fragile qui attend des heures interminables sur une civière aux urgences, faute de lits disponibles à l’hôpital faute de personnel. « Nous avons atteint des niveaux record dans l’indice d’occupation des urgences de l’AP-HP », a déclaré Rémi Salomon.

« Pendant le voyage de Noël, il y avait près de 200 patients alités en attente d’un lit d’hospitalisation. Un niveau inhabituel : 100, nous sommes dans une situation critique. En période normale d’épidémie, nous sommes environ 50″. La liste des hôpitaux qui sont au bord d’une épidémie – sans compter qu’ils ont atteint cette épidémie – est interminable : Châteauroux, Fréjus, Thionville, Pontoise, Bordeaux, Sarreguemines, Périgueux, Mayenne, Saint-Calais… Un grand crise qui a mis fin au pic de soignants début janvier. Dans de nombreux hôpitaux, les soignants, fatigués, ont pris des arrêts maladie ensemble.