Influenceurs : Pourquoi écouter vos conseils gynécologiques est si…

Photo of author
Written By Sophie Ledont

Rédactrice passionnée qui a vécu dans plus de 25 pays toujours à la recherche de la dernière information.

On s’en doutait, mais voici ce qui est scientifiquement confirmé : il n’est pas très sage d’écouter les conseils des influenceurs YouTube en matière de contraception.

Un risque de grossesse non désirée

Publiée dans la revue Health Communication (source 1), une étude avertit que les conseils contraceptifs des influenceurs des médias sociaux pourraient vous exposer à un risque de grossesse non désirée. Les influenceurs et influenceuses diffusent souvent des informations inexactes sur la santé sexuelle, notamment sur l’efficacité des différentes options contraceptives disponibles.

Ici, les chercheurs ont analysé 50 vidéos de YouTubers comptant entre 20 000 et 2,2 millions d’abonnés, publiées entre décembre 2019 et décembre 2021. Les vidéos ont ensuite été soigneusement analysées pour déterminer les attitudes des influenceurs à l’égard de l’utilisation de contraceptifs hormonaux (dispositif intra-utérin hormonal ou intra-utérin). dispositif, implant, injections, pilule) et concernant l’utilisation de contraceptifs non hormonaux (préservatifs, applications de contrôle de la fertilité, abstinence, etc.).

Verdict : Les adeptes de ces YouTubers étaient plus susceptibles d’obtenir des conseils sur la façon d’arrêter la contraception hormonale que sur la façon de l’utiliser ou sur la façon d’avoir des relations sexuelles plus sûres. La plupart des influenceuses incluses dans l’étude ont parlé d’arrêter leur contraception hormonale : 92 % ont déclaré l’utiliser ou l’avoir utilisée, et 74 % ont déclaré l’avoir arrêtée ou songer à l’arrêter. Des données qui témoignent de la tendance actuelle au retour au « naturel » et au ras-le-bol des effets indésirables des contraceptifs hormonaux.

Lire aussi :
Eclairer le quartier du Prod’homme, à Dreux, en pleine crise ? Didier…

Les applications de suivi du cycle, à utiliser avec rigueur et prudence

40% des influenceurs suivis ici ont déclaré utiliser ou avoir utilisé des contraceptifs non hormonaux, les applications de suivi du cycle étant la méthode la plus populaire.

À Lire  Les 5 conseils santé les plus controversés de Michel Cymes

Une tendance « inquiétante » pour Emily Pfender, l’auteure principale de l’étude, car elle est moins efficace et moins fiable que la contraception hormonale.

« Ce que les jeunes téléspectateurs ne voient pas dans le contenu des influenceurs, c’est la quantité d’efforts et la planification méticuleuse nécessaires aux cycles suivants », explique le chercheur. « Par exemple, pour utiliser la méthode de suivi du cycle comme prévu, les femmes doivent mesurer avec précision leur température corporelle basale (au réveil, avant de poser le pied au sol, ndlr) et la viscosité de la glaire cervicale à la même heure chaque jour. calculez votre fenêtre fertile et abstenez-vous de rapports sexuels certains jours de votre cycle. » Une méthode de reliure, donc, qui demande une grande rigueur pour être la plus fiable possible. Sinon, vous courez le risque de grossesses non désirées et non planifiées.

De plus, les influenceurs et influenceuses n’évoquent pas toujours la nécessité de se protéger efficacement des infections sexuellement transmissibles, en utilisant un préservatif. Une nécessité si vous n’êtes pas dans une relation stable et exclusive et/ou si vous n’avez pas été testé.

Bien qu’ils soient décrits comme une « source précieuse d’informations », les réseaux sociaux doivent être utilisés avec prudence, avertissent les chercheurs. « Il est important […] que les jeunes évaluent de manière critique les informations de santé qu’ils reçoivent sur les réseaux sociaux », insiste Emily Pfender. Le scientifique, cependant, considère les médias sociaux comme « un moyen particulièrement efficace pour les groupes sous-représentés comme les jeunes adultes LGBTQ+ d’obtenir des informations personnalisées sur la santé sexuelle ».