J’ai testé la chute libre pour vous… et j’ai adoré !

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Rédactrice passionnée qui a vécu dans plus de 25 pays toujours à la recherche de la dernière information.

Quand ma collègue Elodie, qui n’était pas une grande fan de sensations fortes, m’a proposé d’essayer la chute libre pour elle, je n’ai pas hésité une seconde. Parce qu’il me fascinait, mais surtout, de pouvoir me le dire devant tout l’open space. Excité, alors j’y suis allé complètement détendu. Bref, c’est la version officielle… C’est ce que j’ai vraiment ressenti quand j’ai fait plus de 3km dans le vide.

La veille Mon historique Youtube dit tout : « chute libre », « explication de la chute libre », « problème de chute libre », « crash de saut en parachute« , « saut en parachute raté », « DEAD PARACHUTE JUMP » Vous l’avez compris, l’idée de sauter à 3 500 mètres d’altitude m’inquiétait un peu. J’en parle à des amis. Je les préviens : « Ce soir pourrait être notre dernier apéro ensemble ». Ils rigolent bien et à la fin on regarde une vidéo sur Facebook : une fille sur des montagnes russes, évanouie. « Trop drôle! « … Ouais, et bien ce n’est pas toi qui plongera du ciel demain. Jour J Le saut se déroule à 1h30 de Paris près de Montrais dans le Loiret. Il fait très beau. C’est une des conditions essentielles pour sauter. « Mais tu sais s’il y a trop de monde pour le saut, je suis prêt à t’attendre à proximité, au soleil… ». Belle demande mais non. Je suis présenté à mon entraîneur, Fred. Il me dit qu’il vaut mieux avoir le ventre plein avant de sauter. Une bonne raison de porter trois mini pains aux chocolats tout en regardant la vidéo de préparation du saut. La vidéo explique les positions à adopter avant, pendant et après le saut ainsi que le déroulement du saut. On nous dit qu’il faut « rester détendu, le plus détendu possible ». Je vais encore manger du pain au chocolat. Eh bien, ça me détend. Puis Fred vient me chercher pour m’armer. Je porte un gros harnais qui va me permettre d’être SUPER BIEN attaché car je n’ai pas de parachute, ça va l’avoir. Un autre participant qui a clairement beaucoup moins confiance que moi en son instructeur est rassuré : « Oui si le parachutiste s’évanouit, il y a un parachute de secours ». Je lève les yeux au ciel pour montrer ma confiance aveugle en Fred… mais soyez assuré que j’ai cette information. On fait le point une dernière fois sur la situation On se prépare à embarquer. Je dis « table », mais n’imaginez pas non plus un Boeing 747 ! Je me demande combien de petits avions comme le nôtre ne pourraient pas tenir dans un 747. Un r après un scan rapide : trop. Ici, pas d’hôtesse de l’air pour nous montrer où se trouvent le gilet de sauvetage et les portes de secours. De toute façon, il n’y a pas de porte, juste une feuille de plastique. Assis entre les jambes de mon entraîneur, je suis un peu gêné mais tout de même rassuré. Il a l’air sûr de lui, il me demande comment je vais et revérifie que je vais bien, une petite attention que j’apprécie particulièrement. C’est parti pour 20 minutes d’escalade. Et 20 minutes avant de sauter dans l’espace, c’est long. A 5 minutes du saut, il m’y attache. A 1 minute, il me met les lunettes. Je sais que ça y est, c’est le moment. Il ouvre la porte en plastique/bâche. Rien ne nous sépare du vide. Je vois Montargis tout petit, je me dis que c’est un endroit sympa, qu’il faudrait que j’y retourne et puis la Aaaarrrg ça y est je vais sauuuuterrrr. Pour être tout à fait honnête avec vous : l’avion est assez bruyant. Alors je commence déjà à parler très fort/crier pour essayer d’évacuer ma nervosité qui ne cesse de croître. Le moment arrive, celui dont tout le monde parle. Fred se positionne. Il s’assoit sur le rebord de l’avion et me demande d’adopter la position dite de la banane, mes jambes cambrées sous l’avion et ma tête appuyée sur son épaule. Je ne peux plus revenir en arrière. La sensation en ce moment est la même qu’au sommet d’une montagne russe : la peur mélangée à l’excitation. Je l’entends me dire : « Allez, on y va ! Et c’est parti ! Aller d’abord dans le vide. Habituel. La première sensation c’est de tomber, on se jette dans le vide. On se sent attiré par le vide. sol. C’est très fort et très court. Très vite, on se stabilise en atteignant notre vitesse de chute d’environ 200km/h et j’ai le droit d’ouvrir les bras. On tombe du ciel mais la sensation de chute a disparu, je avoir l’impression de planer Après 30 secondes de chute libre, le moniteur ouvre le parachute. Je viens de vivre ça tellement fou que descendre en parachute est presque normal pour moi. Je suis bien dans mon harnais, les jambes pendantes à plus d’1km au-dessus des champs. On fait deux ou trois virages et je trouve que j’ai le mal de l’air. Mais je me sens très libre alors que je commence à peine à réaliser ce qui vient de se passer. Pour l’atterrissage il me demande de lever les jambes en m’asseyant sur le bas de mon harnais. Je suis de nouveau sur la terre ferme et j’ai perdu 99% de mon vocabulaire. « C’était pew » qui est le 1% restant. C’est tellement inimaginable que ça me prend beaucoup de temps pour descendre, je suis toujours là-haut à essayer de me souvenir de toutes les sensations que j’ai vécues et de ce que j’ai vu. Mon cerveau n’a pas encore tout enregistré. Je me sens très fatiguée, mais heureuse d’avoir eu l’occasion de vivre cette expérience unique. Mais avant cela, je retourne quand même à la rédaction pour montrer à mes collègues la vidéo de ma chute. Et dites-moi strictement. Merci à Wonderbox et Fly Attitude pour cette expérience.

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