Je fais du parachutisme depuis tout petit (et ça claque)

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Rédactrice passionnée qui a vécu dans plus de 25 pays toujours à la recherche de la dernière information.

Cette madmoiZelle a deux parents moniteurs de parachutisme. Inévitablement, il a reçu le virus du parachutisme dès son plus jeune âge. Il explique comment il apprend à sauter en parachute, les sensations que cela procure et surtout à quel point cet environnement l’a aidé à s’affirmer.

J’aime connaître les raisons qui poussent les autres à se jeter dans le vide depuis un avion en parfait état de vol. Je veux dire, quand vous vous asseyez pendant trois secondes et que vous y réfléchissez, il n’y a aucune logique à cela !

J’ai passé ma petite enfance à regarder mes parents sauter en parachute depuis un terrain de saut.

Je crois fermement à l’instinct de survie de l’espèce humaine et cet instinct n’est pas du tout compatible avec l’action d’ouvrir une porte coulissante à 4 000 mètres au-dessus du sol, de mettre les jambes par-dessus bord et de donner une petite poussée pour sauter dans le vide

Moi, c’est différent. Je suis tombé tout petit, comme on dit. Mes deux parents sont parachutistes et j’ai passé ma petite enfance à les regarder sauter d’un terrain de saut (vous pouvez l’appeler un « DZ » – Drop Zone – si vous voulez jouer avec).

D’aussi loin que je me souvienne, je passais mes week-ends le nez en l’air à regarder les dizaines de petites voiles multicolores tomber du ciel. Mais en France, la loi n’autorise la pratique du parachutisme sportif qu’à partir de quinze ans (pour des raisons physiques et psychologiques).

Il existe plusieurs façons de se lancer dans le parachutisme. Trois, pour être exact :

Parachutisme et dépassement de soi

Le parachutisme n’est pas trop physique (du moins au début). Au début, le haut du corps vous fait un peu mal car vous forcez certains muscles à effectuer des mouvements auxquels ils ne sont pas habitués. Ben oui, pas tous les jours on reste quelques minutes les bras en l’air.

Nous avons également des bleus entre les cuisses (dès l’ouverture du parachute), ce qui peut éventuellement poser quelques problèmes si vous devez porter un maillot de bain en public. Mais à part ça, les débutants n’ont pas de douleurs comme ceux qui se mettent à courir par exemple !

Position en « chutass » – assis

Ce qui est difficile, quand on débute, ce n’est pas que le physique tienne, mais que le mental continue. Dans la plupart des cas, les néophytes ont l’impression qu’ils vont mourir. mourir pour de vrai Aujourd’hui encore, alors que j’ai plus de 400 sauts dont 98% sans problème à mon actif, j’ai parfois cette impression paralysante.

Avec l’expérience on arrive à reconnaître la sensation et à la rationaliser pour la mettre de côté, mais au début, c’est autre chose !

Lorsque vous commencez, le plus difficile est de faire en sorte que l’esprit suive. Dans la plupart des cas, les néophytes ont l’impression qu’ils vont mourir. mourir pour de vrai

Oui, le parachute du débutant pèse beaucoup (surtout si vous êtes un jeune de 15 ans pas si robuste). Ensuite, il y a l’attente. Comme tout sport de plein air, nous dépendons des conditions météorologiques et pouvons parfois attendre des heures et des heures avant de sauter. L’attente est le pire ennemi de la motivation !

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Une fois dans l’avion, il y a du bruit, de la proximité (surpopulation), de la chaleur en été et du froid en hiver. Avion, soit dit en passant, qui n’a rien à voir avec un Boeing et qui « tombe » dans chaque poche d’air, dans chaque variation de chaleur, qui vibre et tremble. Il y a aussi le stress communicatif des autres. La porte qui s’ouvre et le vent glacial et bruyant. Des amis à foison qui partent un à un aspirés par le vide.

Et puis vient le moment où l’on descend du banc pour mettre les jambes en l’air. Je vous le dis, il faut de la volonté pour donner le coup de pouce qui nous fait descendre de l’avion !

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Le parachutisme, l’école de la vie

J’ai un caractère réservé et timide à première vue. Malgré mes 23 ans, je suis une blonde qui n’a toujours pas l’air plus âgée et comme on dit, je donnerais le Bon Dieu sans confession. Mais derrière cette allure de fille sage et ordonnée, je suis une casse-cou !

J’aime la sensation d’adrénaline que je ressens lorsque je me challenge et que j’arrive à vaincre mes peurs : surf, kitesurf, catamaran, planche à voile, skate, plongée sous-marine, rapides en kayak, saut à l’élastique… Je suis toujours partant pour de nouvelles sensations. Ma conviction est que s’il y a une fédération et qu’elle est légale, alors je suis couvert derrière.

Je crois que je suis une femme libre dans mon esprit et mon corps et je sais que c’est grâce au parachutisme.

Le parachutisme est apparu à un moment crucial de ma vie. Cela m’a permis de m’épanouir et de prendre confiance en moi au milieu de mon adolescence. Je crois que je suis une femme libre dans mon esprit et mon corps et je sais que c’est grâce au parachutisme.

Le fait de grandir parmi des hommes qui ne cachaient pas leurs peurs, de pouvoir faire un sport « extrême » où les femmes sont minoritaires mais où j’ai été acceptée sans problème… Je me suis toujours sentie légitime sur une piste de saut et quand Em merde, ils me traitent comme le reste du gang.

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Enfin, je voudrais conclure là-dessus car c’est indissociable d’une vie sur le terrain : mes histoires d’amour et de fesses n’ont jamais été jugées.

Quand j’étais plus jeune, je passais beaucoup de mes étés à faire des entraînements assimilables à des camps énormes, et forcément, des affinités se créent. N’essayez même pas de garder une DZ secrète ! Cependant, personne ne m’a jamais soudainement regardé.

Selon moi, c’est grâce à cette ouverture et cette liberté que j’ai pu devenir la femme forte et fière dont je suis fière.

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