La proue de « France », tout ce qui reste de la grande ligne

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Written By Sophie Ledont

Rédactrice passionnée qui a vécu dans plus de 25 pays toujours à la recherche de la dernière information.

« Ne m’appelez plus jamais Français, la France m’a laissé tomber. » En 1975, Michel Sardou chante l’histoire du SS France, navire transatlantique, alors abandonné dans le port du Havre. Après avoir été démantelé, c’est « le dernier gros paquebot – ou plutôt le nez – qui est de retour au Havre depuis 2018, précise La Vanguardia.

Le bateau, lancé en 1960, « arrive à un moment de grandeur technique hexagonale : le président de la République voyage à bord d’une DS noire rutilante, la fameuse Shark [son surnom en Espagne] ». La France veut alors construire le paquebot le plus long du monde, 316 mètres de long, un record qui n’a été battu qu’en 2004. « New York ». La traversée de cinq jours est souvent visitée par des passagers prestigieux, comme Alain Delon, Jackie Kennedy et Grace Kelly, Louis de Funès y tirera même une partie du Gendarme à New York, précise le journal espagnol.

En 1974, la fin des subventions sonne brutalement la fin de la gloire française, tandis que la route transatlantique est abandonnée. « Le France reste amarré pendant quatre longues années à un quai industriel du Havre […], surnommé le ‘quai de la honte’ [ou quai de l’oubli] ». Racheté par un milliardaire saoudien, puis par la compagnie maritime NCL, le Français a été rebaptisé Norway et utilisé pour des paquebots de croisière dans les Caraïbes. Vendu à un ferrailleur indien, il est démantelé en 2009 au chantier naval d’Alang, « l’une des plages où les bateaux du monde entier finissent leur carrière en devenant ferraille ».

En 2018, la ville du Havre rachète la pointe de proue du paquebot, « exposée depuis 2018 à proximité du port de pêche et de la gare maritime [de la Citadelle], en souvenir du passé ».

Qui a acheté le paquebot Le France ?

Après avoir croupi pendant cinq ans dans le port du Havre, « France », véritable gouffre financier, vendu à un armateur norvégien sous le nom de « Norway », quitte son port d’attache le 18 août 1979. Direction, Caraïbes. M. Kloster, armateur norvégien qui a racheté la France, dans L’Express le 18 août 1979.

Qui a nommé le paquebot français ? Le navire français a été baptisé par Madame de Gaulle le 11 mai 1960.

En quelle année la France a-t-elle été vendue ? Placé au Havre en septembre 1932, le France est vendu pour démolition en novembre 1934. Il quitte Le Havre le 15 avril 1935 pour se démanteler à Dunkerque, moins d’un mois avant l’arrivée du Normandie.

Pourquoi le paquebot français a-t-il été démantelé ? Selon une étude menée en 2006 à la demande de la Cour suprême de l’Inde, 16 % de ces travailleurs avaient des traces d’amiante dans leurs poumons. C’est à Alang que devait être démantelé le porte-avions français Clemenceau, désarmé en 1997 et ancré depuis dans le port de Toulon.

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Qu’est-ce qu’est devenu le bateau France ?

La valeur de la ferraille est de 12 millions d’euros… Elle a été inaugurée par le général de Gaulle et elle fait la fierté de son port d’attache, Le Havre. Malgré les efforts pour sauver l’association de défense, le démantèlement de l’ex-« France » a débuté il y a quelques jours à Alang, en Inde.

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Comment le bateau français s’est-il retrouvé ? Mobilisé au Havre, il est vendu en 1977 à Norwegian Cruise Line qui le réaménage et le relance en 1979 sous le nom de Norwegian. L’explosion de la chaudière à l’intérieur du navire en 2003, causant la mort de plusieurs marins, a précipité sa fin.

Où en est la construction du nouveau paquebot français ?

Quand le paquebot français a-t-il été vendu ? Désarmé au Havre en septembre 1932, le France est vendu à la casse en novembre 1934.

Où se trouve la proue du France ?

De retour au Havre, le bord de l’étrave française prend place face à l’entrée du port, avenue Lucien Corbeau, entre le siège du Grand Port Maritime et la gare maritime. « La France est très ancrée dans la mémoire collective française et encore plus chez les Havrais.

Où se trouve désormais le paquebot français ? Dans la baie d’Alang, en Inde, le paquebot français, baptisé Blue Lady, attend l’autorisation de démantèlement de la Cour suprême indienne. Le port d’Alang est le plus grand chantier naval du monde.

Pourquoi le paquebot français a-t-il été démantelé ? Le navire a été gravement endommagé lors d’une explosion de l’une de ses quatre chaudières à Miami le 25 mai 2003, entraînant la mort de plusieurs marins. Remorqué, il quitte la Floride le 4 juillet 2003, à destination de Bremerhaven, où il arrive le 24 juillet 2003, pour des réparations du système de propulsion.

Qui est la marraine du paquebot Le France ?

Le navire est lancé le 11 mai 1960 à Saint-Nazaire devant une foule de 100 000 personnes, lors d’une cérémonie présidée par le général de Gaulle. Sa femme Yvonne, qui avait accepté d’être la marraine du navire, le baptisa en coupant le ruban qui retenait la bouteille de champagne.

Pourquoi l’arrêt du paquebot France ?

En 1974, les pertes d’exploitation dépassent les 100 millions de francs. Le gouvernement français attaque alors : il annonce la fin des subventions accordées depuis de nombreuses années au paquebot. Transat a immédiatement réagi en décidant de désarmer les « Français » et de les vendre. C’est du drame.

Comment la France a-t-elle changé de nom ? Construction et aménagements En construction sous le nom de La Picardie, au chantier naval de Penhoët à Saint-Nazaire, il a reçu le nom français avant sa mise à l’eau.

Qu’est-il arrivé au bateau français ? Ce qui se passe aujourd’hui est un véritable gâchis de notre patrimoine maritime. Construit en 1957 et 1961 au chantier naval de Saint-Nazaire, « France » a été rebaptisé « Norway » en 1979 après son rachat par la compagnie de croisière NCL.

Pourquoi la fin du paquebot français ? En 1974, le paquebot transatlantique est en effet devenu un moyen de transport qui décline inexorablement depuis plus de dix ans. Le nombre de passagers a continué de baisser après l’âge d’or des années 1950, qui s’est terminé avec l’arrivée des premiers avions à réaction, le DC-8 et le Boeing 707.