Landes : L’Etat à côté de son propre système de santé, premier rendez-vous à Mont-de-Marsan

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La santé est l’un des thèmes choisis par le Conseil national pour la reconstruction, lancé le 8 septembre par Emmanuel Macron. Cette instance doit être destinataire des propositions des citoyens. Des propositions, il y en avait ce vendredi à Mont-de-Marsan, à l’occasion de ce premier meeting des Landes (1), qui s’est déroulé en présence du directeur général de l’Agence régionale de santé (ARS), Benoît Elleboode, co -organisateur.

Jeunes médecins en exemple

Ils provenaient de professionnels de santé et d’élus ; certains ont même été invités à prendre la parole sur scène. Deux jeunes médecins, mascottes de la nouvelle génération de professionnels engagés, ont exprimé leur joie d’exercer la médecine dans les Landes : Aurélien Beylot-Audigeos, 33 ans, qui a vécu dans un cabinet médical à Saint-Pierre-du-Mont et Marco Romero, 40 ans, médecin au centre de santé pluridisciplinaire de Samadet. Pour tous les deux, le secret est dans le collectif. « Les exercices de groupe doivent être encouragés, ainsi que l’assistance médicale pour les tâches administratives. Chez lui comme dans l’autre, des permanences le week-end sont organisées, des infirmières spécialisées dans les maladies chroniques accompagnent les patients sur une longue durée… Tous deux disent cependant qu’ils ne soignent pas autant de patients que les médecins précédents. (960 en moyenne. contre parfois plusieurs milliers) car la qualité de vie est essentielle, selon eux, pour maintenir les médecins sur le territoire.

Certains élus présents dans la salle rêvaient sans doute, la nuit suivante, d’accueillir des hommes doués de la même vitalité. Le maire de Sarbazan les a interrogés sur le métier de sa femme (ils sont aussi tous les deux médecins, ça aide…). Le maire de Roquefort a demandé comment il remplacera, dans quelques années, ses deux médecins qui prendront leur retraite. « Il en faudra trois pour réussir. Un représentant de la communauté de communes des Landes d’Armagnac s’interroge sur la question du financement des aides parfois encourues par les EPCI.

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Des internats ruraux

De bonnes idées ont émergé, comme la construction de maisons communes pour l’hébergement des stagiaires ou stagiaires paramédicaux ; télémédecine par le médecin traitant ou un confrère. « Pourquoi ne pas introduire la pratique infirmière avancée ? » », a demandé un élu de Saint-Sever. Dans le Pays de Tarusate, les Ehpad peuvent mettre à disposition une salle pour l’accueil des urgences, suggère le chef de service. Un témoin glaçant a décrit comment une vieille femme était restée toute la matinée à l’étage, surveillée par son aide ménagère sans autre solution, le médecin traitant, les urgences et l’infirmière passant l’argent. Le docteur Simon, vice-président du syndicat MG France, a évoqué une solution. « Le docteur Sdis a un projet dans le tiroir. Il dispose d’infirmiers avec des véhicules, des outils connectés à tout le territoire. Ce n’est pas l’application Sauv’life, c’est une solution concrète. »

Bref, la discussion a été riche. Toutes les idées seront compilées par l’ARS des Landes, elles remonteront à l’ARS de Bordeaux, puis au Conseil de Refondation. Mais Didier Couteaud, le délégué ARS des Landes, a promis. « Si les mesures peuvent être mises en place immédiatement, nous le ferons. »

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