Le cauchemar des clients de Maisons Phénix face à l’arrêt des chantiers

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Written By Sophie Ledont

Rédactrice passionnée qui a vécu dans plus de 25 pays toujours à la recherche de la dernière information.

Publié le 11 juillet 2022 à 11h25 Source : JT 20h00 EC

Publié le 11 juillet 2022 à 11h25

Le groupe Geoxia, propriétaire de la marque Maisons Phénix, a été mis en liquidation judiciaire le mois dernierPas moins de 1600 chantiers dans toute la France sont à l’arrêt depuis des mois.Une équipe de TF1 a recueilli le témoignage d’une famille dans le Nord.

Le groupe Geoxia, propriétaire de la marque Maisons Phénix, a été mis en liquidation judiciaire le mois dernier

Au moins 1 600 chantiers à travers la France sont fermés depuis des mois.

L’équipe de TF1 a recueilli le témoignage d’une famille du Nord.

La famille Douce rêvait de construire sa propre maison, comme beaucoup de français. Mais pour eux, le rêve s’est vite transformé en cauchemar. Depuis maintenant trois mois, le chantier de leur future maison, Phénix, est à l’arrêt. Faute de trésorerie, le 28 juin, le tribunal de commerce de Nanterre a liquidé le groupe constructeur de maisons unifamiliales Geoxia. Avec lui, plus de 1 600 chantiers de maisons individuelles à travers la France ont dû être arrêtés, laissant dans le doute plus de 3 500 clients des enseignes Maisons Phénix, Maison Castor, Maison Familiale et Maison Briot.

Pour des clients comme la famille Douce, c’est une douche froide. « C’est un mélange de douleur et de colère. Douleur parce que c’est un projet de vie. Nous sommes une famille avec trois enfants et nous voulons les héberger. De la colère parce qu’on avait le sentiment que le groupe qu’on avait signé nous menait par le bout du nez parce qu’on pensait qu’il était solide », regrette Henri-Alexis. « Et c’est là que s’arrête le maximum d’ennuis possibles », interrompt son compagnon, qui ne décolle pas.

Pour l’instant, sans nouvelles du constructeur, le couple a un besoin urgent de trouver un autre appartement. « Aujourd’hui, nous devrons payer la maison, c’est-à-dire le loyer d’une maison avec amortissement, qui est d’un peu près de 1000 euros par mois. Et, en plus, il va falloir prendre un logement, qui coûte aussi environ 1000 euros par mois.C’est notre meilleur souhait pour reprendre le travail et nous délivrer », poursuit Henri-Alexis Douce. L’assurance constructeur entre en jeu pour achever les travaux en cours.

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On a parfaitement conscience que c’est une situation difficile pour les clients. Mais ce n’est pas une situation de rêve brisé.

On a parfaitement conscience que c’est une situation difficile pour les clients. Mais ce n’est pas une situation de rêve brisé.

Patrick Dixneuf, responsable des assurances d’Imhotep

Dans le cas de Geoxia, il y en a trois : Axa et CGI Batiment, et Imhotep, filiale interne du groupe de BTP. C’est ce dernier qui est le plus préoccupant. Aura-t-elle les fonds face à une catastrophe aussi unique ? Entré sur TF1, son administrateur veut se calmer. « Il faut être transparent, il y aura des retards », suppose Patrick Dixneuf, le responsable assurances d’Imhotep. Mais encore une fois, le contrat de garantie comporte des pénalités de retard. » Verra-t-on quand ?

« Nous sommes pleinement conscients qu’il s’agit d’une situation difficile pour les clients, poursuit le responsable. Mais ce n’est pas une situation de rêve brisé. Nous sommes là pour assurer une bonne fin. C’est exactement le mécanisme que la loi envisage de renverser. » Mais le challenge reste énorme, Geoxia disposait de techniques de construction très spécifiques, et il faudra trouver une main d’œuvre qualifiée dans un délai tendu, les parties pourraient donc souffrir d’un retard de six mois à un an.

MD | Reportage : Anaïs Barth, Vincent Lamhaut et William Wuillemin

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