Le centre Gironde 15 se réorganise pour être encore plus réactif

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Par Isabelle Castéra – i.castera@sudouest.frPublié le 08/05/2021 à 10:56 Mis à jour le 08/05/2021 à 10:59

Désormais, le centre 15 Samu-Smur de Gironde va changer de fonctionnement via un service d’accès aux soins. Objectif : Réagir mieux et plus vite et soulager les urgences

« Bonjour, vous êtes au Samu Centre 15, service d’accès aux soins en Gironde, nous sommes à votre écoute. » Combien de temps jusqu’à l’arrêt ? Selon le temps de quelques secondes à plusieurs minutes. Plus le décrochage est rapide, plus la réponse est efficace. Le Centre 15 de la Gironde, le Samu-Smur, situé depuis quelques semaines dans un lieu tenu secret au cœur de l’Hôpital Pellegrin du CHU de Bordeaux, a lancé un nouveau service qui va accroître ses capacités, sa réactivité et sa capacité à recevoir les appels du public Gérer rapidement et de manière appropriée…

« Bonjour, vous êtes au Samu Centre 15, service d’accès aux soins en Gironde, nous sommes à votre écoute. » Combien de temps jusqu’à l’arrêt ? Selon le temps de quelques secondes à plusieurs minutes. Plus le décrochage est rapide, plus la réponse est efficace. Le Centre 15 de la Gironde, Samu-Smur, situé depuis quelques semaines dans un lieu tenu secret au cœur de l’Hôpital Pellegrin du CHU de Bordeaux, a lancé un nouveau service qui augmente ses capacités, sa réactivité et sa capacité d’accueil les appels du Gérer le public de manière rapide et adaptée : le SAS pour le service d’accès aux soins.

Le service d’accès aux soins en #NouvelleAquitaine : décharger les services d’urgence de tous les passages relevant des soins ambulatoires et garantir aux citoyens un accès à des soins adaptés à chaque situation. Plus d’informations : https://t.co/Q4a45iFq68

Eric Tentillier, responsable qualité au Samu-Smur de Bordeaux, est le promoteur du projet SAS, une initiative qui répond au pacte de refonte d’urgence signé en décembre 2019 par la ministre de la Santé Agnès Buzin. « L’idée est de réduire le nombre de visites injustifiées aux urgences en améliorant l’accès aux soins hors domicile, tout en maintenant le lien ville-hôpital pour assurer la continuité des soins », résume-t-il ensemble. Ce SAS répond à une réalité, l’augmentation progressive et régulière depuis une dizaine d’années, de la présence du public aux urgences, fréquentation parfois abusive de l’ordre de 30%, mais aussi l’augmentation nette du nombre d’appels aux urgences quinzaine .

Bordeaux ville pilote du SAS

« Il a fallu trouver de nouveaux modes d’organisation, repenser le modèle », justifie le professeur Xavier Combes, directeur du service Samu 33 à Bordeaux. « Face à l’embolie des urgences, tout ce qui concerne la prise en charge urbaine doit rejoindre la prise en charge urbaine. Le rôle du centre 15 est de répondre à l’appel, d’évaluer la gravité de l’appel et de le transférer aux urgences ou au service de médecine générale. Le site de Bordeaux a été l’un des premiers en France à ouvrir le Centre 15 à la régulation par les médecins de ville en 1991. Cette formule a été un succès et Bordeaux est aujourd’hui site pilote du nouveau modèle SAS. Ce projet est mené conjointement par le CHU de Bordeaux et l’URPS (Union des Médecins Libéraux de Nouvelle-Aquitaine).

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Le changement d’organisation permettra plus de réactivité. Voici comment cela fonctionne : Deux assistants médicaux sont mobilisés sur le même appel (au lieu d’un seul auparavant), le premier décroche, fait une première analyse de la gravité, en cas d’urgence vitale il transmet immédiatement l’urgence médecins, puis il transmet l’appel au deuxième assistant, qui complète le dossier et permet au « décrocheur » de se mobiliser pour un autre appel. Pas de temps perdu.

Le SAS, par son fonctionnement encore plus rationnel, favorisera une réponse adaptée aux besoins de soins, grâce à la mobilisation coordonnée entre les professionnels de santé d’abord et les urgentistes hospitaliers. C’est un nouveau service qui vient renforcer les 15 centres : « Ce service ne remplacera en aucun cas le médecin traitant ou les collectivités territoriales mises en place pour gérer les traitements non programmés. Si le médecin qui vous traite est absent et n’est pas joignable par le standard 15, vous pouvez bien entendu convenir d’un rendez-vous imprévu chez le médecin. Le service suit le parcours jusqu’au rendez-vous. »

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Des pics d’appels les week-ends

Le Centre 15 de Bordeaux compte actuellement une soixantaine de médecins résidents, une cinquantaine de médecins urgentistes hospitaliers et une cinquantaine de médecins généralistes bénévoles. Les lignes sont ouvertes 24h/24, tous les jours, avec des pointes d’appels entre 16h et minuit, les week-ends et jours fériés.

« Les médecins généralistes ont toujours accepté des traitements non programmés, c’est-à-dire des rendez-vous urgents qu’ils arrangent entre deux patients par exemple », note Emmanuel Bataille, responsable stratégie et communication à l’URPS. Mais le nombre de médecins se raréfie dans certaines régions, ce qui rend les rendez-vous d’urgence difficiles. Le SAS apporte une réponse, tant pour un médecin de famille que pour un dentiste, un kinésithérapeute respiratoire ou un cardiologue. Si le rendez-vous est demandé par le SAS, c’est-à-dire un professionnel de santé, cela rassurera le médecin de ville sur la pertinence. La CPAM de la Gironde a mené une enquête auprès de 905 médecins généralistes du département, 62% se sont portés volontaires pour le service.

Le lien tissé il y a 30 ans au sein du Centre 15 entre médecins généralistes et personnels hospitaliers se confirme et sera encore renforcé avec ce nouveau service d’accès à la santé.