Le comité de défense de l’hôpital de Concarneau s’engage à…

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Le comité de défense de l’hôpital de Concarneau ne désarme pas. Vendredi soir, lors de leur assemblée générale à la Maison des associations, ses membres ont rappelé leurs inquiétudes concernant l’accès aux soins dans le pays de Concarneau.

Le cœur de la mobilisation du Comité est certainement l’allongement des horaires d’ouverture des services d’urgence, le retour du Smur la nuit et l’équipement d’un scanner à l’hôpital de Porzou. Mais il faut une vision plus large du problème de santé dans la région. « L’accès aux soins n’a fait qu’empirer », a déclaré Hélène Derrien, l’une des porte-parole de l’association, citant en exemple le départ de quatre médecins de famille de Concarneau cette année, une situation qui risque de laisser des milliers d’habitants dans le désarroi. Cependant, avec quelques points positifs au cours des derniers mois. Comme la fondation du Moros Health Center, la création d’un cabinet d’ophtalmologie à Colguen ou l’ouverture d’un centre de soins médicaux dans l’enceinte de l’hôpital.

Rencontres, sit-in et spectacle

Côté équité, le Comité promet une année mouvementée. Avec une rencontre début février avec le maire de Concarneau, qui siège au conseil d’administration du Centre Hospitalier Intercommunal de Cornouaille, et d’autres avec le chef des urgences ou avec le président de la nouvelle Communauté Professionnelle Territoriale de Santé.

« Nous réfléchissons également à agir face aux urgences pour le compte des usagers », précise Hélène Derrien. Mais nous n’avons pas encore décidé de sa forme. Des sit-in sont également prévus « devant les portes des personnes qui pourraient faire la différence » pour attirer l’attention sur le manque de fonds de l’hôpital. Des mesures envers la Régie régionale de la santé sont également en préparation.

Et puis le comité continue de recueillir des témoignages de patients qui rapportent leurs difficultés d’accès aux soins médicaux. Une collecte qui débouchera sur un spectacle « à la fois dynamique et ludique » programmé en juin au Sterenn à Trégunc. « L’idée est d’inciter les gens à discuter et surtout à agir », annonce Hélène Derrien.

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L’option d’une équipe paramédicale ?

Olivier Bellec, Président de l’Agglomération Concarneau Cornouaille et Maire de Trégunc, qui était présent à l’Assemblée Générale du Comité de Défense Hospitalière, a indiqué qu’en tant que membre du conseil de surveillance du Centre Hospitalier Intercommunal de Cornouaille, il avait proposé la création de une Unité Médicale d’Urgence (EPMU) à l’hôpital de Concarneau . Une suggestion à la direction de l’hôpital et au département de la santé de l’État.

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« Un énorme gain de temps »

« Cette équipe est composée de professionnels de santé, d’infirmiers et d’anesthésistes qui savent donner les premiers soins », explique Olivier Bellec. Cela pourrait compenser en partie le manque de smur et les urgences après un certain temps. Cela permettrait de gagner beaucoup de temps dans certaines urgences, avec la possibilité d’une prise en charge 24h/24. Il attend désormais les retours des autorités compétentes pour en savoir plus sur la faisabilité de cette option comme alternative à une réouverture complète des urgences.

Par ailleurs, s’agissant de l’accès aux soins de santé, l’élu a rappelé que le contrat local de santé du CCA était axé prioritairement sur la prévention. « Nous sommes en contact avec la Communauté Professionnelle Territoriale de Santé, mais l’agglomération n’est pas désignée pour rechercher des médecins. »

Enfin, il a évoqué le développement du dispositif Asalée, qui permet aux infirmiers de travailler en équipe avec les médecins, notamment pour les patients atteints de maladies chroniques, réduisant ainsi la charge de travail des médecins généralistes. Un protocole qui existe déjà dans certaines communes de l’agglomération.