Le fondateur de JD.com parvient à un accord dans une poursuite pour contrefaçon présumée

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Written By Sophie Ledont

Rédactrice passionnée qui a vécu dans plus de 25 pays toujours à la recherche de la dernière information.

Richard Liu, ancien directeur de JD.com, l’une des principales sociétés de commerce électronique en Chine, est accusé de viol par Liu Jingyao. Photo : Forum économique mondial / Flickr.

A quelques jours de son procès, le 3 octobre, dans le cadre d’une affaire de viol, Richard Liu, fondateur de JD.com, l’un des leaders du e-commerce en Chine, serait parvenu à trouver un accord pour mettre un terme aux poursuites. Pour rappel, Liu Jingyao, un ancien étudiant de l’université du Minnesota, avait accusé le milliardaire, en avril 2019, de l’avoir violée lors d’une soirée. Les termes de cet accord n’ont pas été dévoilés.

De l’accusation de viol à l’accord à l’amiable

« L’incident entre Mme Liu Jingyao et M. Richard Liu dans le Minnesota en 2018 a donné lieu à un malentendu qui a attiré l’attention du public et causé de profondes souffrances aux parties et à leurs familles », a déclaré le 1er octobre le cabinet d’avocats Florin Roebig, chargé de la défense de Liu Jingyao. Il ajoute qu' »aujourd’hui, les deux parties ont convenu de mettre de côté leurs différends et de résoudre leur litige afin d’éviter toute souffrance supplémentaire causée par le procès ».

« L’incident », mentionné dans le communiqué de presse rapporté par l’agence de presse Associated Press, est un viol qui se serait produit après avoir dîné dans un restaurant japonais à Minneapolis. Au cours de ce repas, Liu Jingyao explique qu’elle s’est sentie obligée de boire pendant que Richard Liu, de son vrai nom Liu Qiangdong, portait un toast en son nom. Plus tard, il l’aurait ramenée dans une limousine où il l’aurait agressée sexuellement avant de la violer dans son appartement.

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Immédiatement après les faits, il écrit à un ami, l’ayant « supplié d’arrêter, mais il ne m’a pas écouté ». Lorsque la police est intervenue dans l’appartement, elle aurait dit à un officier qu’elle « avait été violée, mais pas ce genre de viol ». La police a rapporté qu’il avait peur de la renommée de Richard Liu. Placée en garde à vue, l’ancienne dirigeante de JD.com, a indiqué que le signalement était consensuel et qu’elle l’a « apprécié ». Il sera relâché le lendemain faute de preuves.

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Une victoire pour les femmes en Chine

Rendue publique en avril 2019, cette affaire a beaucoup retenu l’attention en Chine, notamment grâce à la montée en puissance du mouvement #MeToo sur le sol chinois. Internet s’est rapidement emparé de l’affaire, et les partisans et opposants de Richard Liu ont exprimé leur violence sur les réseaux sociaux. Certains comptes ont également été censurés au profit de Liu Jingyao, pour des manquements présumés aux règles de la plateforme.

Si les réactions des internautes à l’annonce de l’accord ont été assez mitigées, c’est une victoire pour les militantes féministes chinoises. Grâce à cette affaire, Liu Jingyao a réussi à mettre en lumière la question des agressions sexuelles en Chine, ainsi que la consommation d’alcool au sein des entreprises. Lü Pin, une militante féministe basée aux États-Unis, assure au Wall Street Journal que « bien que beaucoup de gens n’aient pas changé leur perception sur ces questions, au moins leurs idées ont été remises en question ».