Le jeune entrepreneur individuel favorise davantage la création d’entreprise – LE MONDE DU CHIFFRE : L’actualité des experts de l’audit et de l’expertise comptable

Photo of author
Written By Sophie Ledont

Rédactrice passionnée qui a vécu dans plus de 25 pays toujours à la recherche de la dernière information.

Plus simple et plus protecteur : lors d’un récent webinaire, Pascal Ferron, vice-président de Walter France et fondateur de MonEntrepriZ, logiciel pour micro-entrepreneurs, et Christophe Alberola, directeur juridique de Walter France, ont expliqué les avantages de la nouvelle entreprise individuelle, telle que votée en 2022, pour les jeunes entrepreneurs et autres .

En France, le désir de devenir entrepreneur est très fort : près de 42 % des jeunes souhaitent créer leur propre entreprise. Le nombre de créations d’entreprises en France augmente depuis plusieurs années, y compris la période Covid : 548 000 en 2020, 641 000 en 2021. Leur motivation première est la liberté et l’indépendance. En revanche, les barrières sont essentiellement la complexité des procédures, le financement et la méconnaissance de l’aide.

Qui sont les indépendants ?

Qui sont les indépendants ?

Commerçants, artisans, indépendants, professions intermédiaires, agriculteurs… le paysage des indépendants est extrêmement diversifié. Ils représentent actuellement une population d’environ 3,7 millions de personnes. 80% d’entre eux travaillent à temps plein, dissipant le mythe de la précarité des travailleurs indépendants. Aucune chance ! C’est une grande tendance et en moyenne les indépendants gagnent plus que les salariés et leur niveau de richesse est le double de celui d’un ménage moyen. La parité n’est pas encore atteinte : une femme sur trois est indépendante, une sur deux est salariée.

Si l’on compare la France aux autres pays européens, la marge de manœuvre est importante. Sur les 28 pays de l’Union européenne, les indépendants représentent 14 % de l’emploi total : 30 % en Grèce, 22 % en Italie, 15 % au Royaume-Uni et 11 % en France, qui devance toujours l’Allemagne (10 %).

7 conseils pour une entreprise prospère
Voir l’article :
Quel commerce marche bien en ce moment ? Voici quelques exemples d’entreprises…

Des améliorations de ce statut avaient déjà été introduites

Des améliorations de ce statut avaient déjà été introduites

Ces dernières années, un certain nombre de mesures ont déjà été prises pour améliorer le statut des indépendants : les prestations sociales ont été réduites ; procédures encore simplifiées; il est devenu possible de souscrire à l’ATI (allocation aux travailleurs indépendants), l’équivalent des allocations de chômage ; et les seuils de chiffre d’affaires en dessous desquels il était possible de conserver le statut de microentrepreneur, avec une fiscalité et des prestations sociales réduites et simplifiées, ont été doublés : à 72 600 euros pour les services et à 176 200 euros pour l’achat et la vente de biens.

Ce qui a changé depuis février 2022

Ce qui a changé depuis février 2022

Avant cette loi du 14 février 2022, les personnes qui ne souhaitaient pas créer de société avaient le choix entre l’entreprise individuelle et l’EIRL (entrepreneur individuel à responsabilité limitée), ce qui leur permettait notamment d’affecter une partie de leur patrimoine à leur activité professionnelle. . Mais EIRL n’a pas connu beaucoup de succès depuis sa création récente.

La loi visait à simplifier et unifier les régimes en offrant une meilleure protection aux nouveaux entrepreneurs.

Désormais, l’EIRL est supprimée (à compter du 15 mai 2022). Les EIRL créées avant la loi subsistent, avec la possibilité de changer de régime, et toutes les entreprises indépendantes existantes passent automatiquement au nouveau régime. Avec un bémol : les entrepreneurs individuels qui ont installé leur activité plus tôt ne pourront pas utiliser le nouveau régime de protection automatique de leur patrimoine vis-à-vis des créanciers.

La limitation de responsabilité

La limitation de responsabilité

C’est une grande nouvelle. Auparavant, un entrepreneur individuel ne pouvait plus être privé de sa résidence principale et pouvait orienter une partie de ses biens personnels vers son activité professionnelle. Cela a réduit le risque; cependant, pour cela, il devait être proactif en prenant l’initiative d’enregistrer cette propriété chez un notaire public afin qu’il puisse établir une déclaration d’insaisissabilité. En pratique, la plupart du temps, les chefs d’entreprise n’ont pas adopté cette approche souvent méconnue et certainement un peu complexe.

Avec cette nouvelle loi, la responsabilité des chefs d’entreprise est (automatiquement) limitée par la loi à la propriété professionnelle. Ils n’ont pas besoin de prendre des mesures particulières pour ce faire. La protection de leur propriété privée est donc renforcée pour tous sans exception.

L’impossibilité de se porter caution

L’impossibilité de se porter caution

Autre mesure importante : l’entrepreneur n’aura pas le droit de garantir la dette, notamment la dette bancaire. Cette mesure est conforme à la logique de la loi, qui cherche à le protéger de lui-même : avec une garantie personnelle, en effet, la limitation de responsabilité disparaît. Cependant, attention, c’est une arme à double tranchant ; en effet, on peut supposer que les banquiers seront réticents à prêter de l’argent sans garantie. Ils peuvent sans doute être tentés d’inciter l’entrepreneur à devenir une entreprise.

À Lire  Uber : Macron "assume totalement" ses échanges avec l'entreprise lorsqu'il était à Bercy et "le referait demain"

Il existe cependant une procédure spéciale qui conduit ponctuellement, à la demande écrite du créancier (futur bailleur de fonds), à la levée de la responsabilité limitée de l’entrepreneur individuel, à condition qu’il y renonce expressément en observant un règlement très strict. formalité.

Toutefois, il est à noter que la responsabilité du chef d’entreprise sera toujours engagée en cas de manœuvres frauduleuses ou en cas de non-respect grave et répété de ses obligations fiscales.

Afin de définir ce qui appartient aux biens professionnels et personnels, le bilan prévaudra : tout ce qui est inscrit au bilan sera considéré comme professionnel.

La possibilité d’opter pour l’IS : une grande nouveauté !

Selon la loi, un entrepreneur qui crée une société indépendante est soumis à l’impôt sur le revenu, mais il peut désormais opter pour l’impôt sur les bénéfices. Un avantage? En tant qu’entrepreneur indépendant, il doit avoir le statut social TNS (travailleur indépendant). Il pourra ainsi moduler ses revenus et les optimiser fiscalement en jouant sur la répartition entre sa rémunération et la distribution de dividendes. En effet, lorsqu’il est assujetti à l’impôt sur le revenu, tous ses bénéfices sont considérés comme ses revenus, et il doit donc verser des prestations sociales sur l’intégralité du montant. Dans IS, il peut se reverser une partie de ses bénéfices sous forme de dividendes. Une question reste cependant en suspens : une partie des dividendes sera-t-elle considérée comme soumise au forfait social ? Pour mémoire, dans les SARL, la part des dividendes versés qui excède 10% du capital social est soumise aux prélèvements sociaux. Les futurs décrets devront préciser ce point.

N’oubliez pas non plus que cette année, le taux d’imposition des sociétés a été abaissé à 25 %. Pour les dirigeants dont les bénéfices sont importants, l’option impôt sur les bénéfices est donc particulièrement intéressante, car ils ne subiront pas, sur la partie de leurs bénéfices qu’ils ne prendront pas en rémunération, l’effet « d’escalier » de l’IR.

L’entreprise individuelle n’a pas de personnalité morale

Elle ne survit donc pas à son gérant, en cas de décès par exemple, ou de cessation d’activité. Bien sûr, il peut être transféré, donné ou même transformé en société, mais dans ce cas on retrouve un formalisme un peu lourd.

Comme pour toute création d’activité, le porteur de projet doit étudier les différentes options qui s’offrent à lui avant de choisir sa forme juridique. S’il a l’ambition de grandir rapidement et s’il envisage, par exemple, de se constituer en société, il aura tout intérêt à choisir une forme corporative dès le départ. En revanche, s’il veut rester seul propriétaire du navire avec des formalités simplifiées, une autopropriété lui est créée.

Quand passer du Micro-bic au réel ?

Le régime Real-BIC s’applique obligatoirement lorsque les loyers annuels perçus sont supérieurs à 72 600 € et donc, éventuellement, lorsque leur montant est inférieur.

Comment décider du bon régime alimentaire ? Comment décider d’un régime fiscal réel normal ? Pour opter pour le régime réel normal, vous devez adresser une déclaration papier datée et signée au centre des impôts de votre entreprise.

Quand passer au régime réel ?

Le régime réel normal est un régime de droit commun qui s’applique aux entreprises dont le chiffre d’affaires dépasse les limites du régime simplifié de l’impôt réel : Plus de 789 000 € pour les activités de commerce et de construction résidentielle. Plus de 238 000 € pour les services fournis par les BIC.

Quel type de compte bancaire pour EIRL ?

EIRL doit disposer d’un compte courant dédié aux transactions de son activité professionnelle. Un compte bancaire peut être ouvert dans une banque en ligne ou traditionnelle, mais aussi dans un bureau de poste.

Quel compte bancaire pour EIRL ? Voici une liste des meilleures banques pour les entreprises individuelles.

  • Boursorama Pro. Boursorama Pro est l’un des rares établissements bancaires à accueillir les micro-entreprises. …
  • semer Shine est une autre néobanque de choix pour ouvrir un compte bancaire professionnel. …
  • Le directeur. Une. …
  • À tout moment. …
  • N26. …
  • Banque AXA.

Est-il obligatoire d’avoir un compte pro en entreprise individuelle ?

Compte bancaire dédié à votre activité professionnelle : facultatif pour les entrepreneurs individuels. Les fondateurs d’entrepreneurs indépendants sont dispensés de l’obligation d’ouvrir un compte courant pour l’exercice d’activités professionnelles car leur société n’a pas de capital social.