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« Le voyage du retour » de Jacob Glatstein, lu par Henri Raczymow…

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Chaque semaine, un lecteur écrit un livre préféré. Aujourd’hui, le texte yiddish ressemble à un récit de voyage d’avant-guerre.

Ce carnet de voyage n’est pas un journal de bord comme on peut en lire souvent, mais un vrai roman. Il est plein de nombreuses voix, dirigées, bien sûr, du point A, New York, au point B, Lublin, dans l’est de la Pologne. La liaison du temps, cinq jours, des lieux successifs, l’Atlantique, Le Havre, Paris, l’Allemagne nazie que l’on traverse en train, puis la Pologne de cet été 1934, avec de tristes lieux détruits. Le pire, l’indicible, viendra sûrement, mais aucun écrivain, ni narrateur, ni voyageur ne le sait : le livre a été publié il y a bien longtemps, en 1938.

Nous sommes donc à bord en première classe aussi longtemps que nous le pouvons, aux Jeux Olympiques. Le narrateur « rentre à la maison ». Il rentre « chez lui », en Pologne donc, d’où il est parti il ​​y a 20 ans, en 1914, à l’âge de 20 ans, sous l’impulsion de la clairvoyance de ses parents, voulant le protéger de la misère, de l’antisémitisme ( russe ou polonais. ), la violence. A bord, sur le pont ou au bar, comme au théâtre, les passagers, notamment les célibataires, n’hésitent pas à se raconter. La voix est enjouée, curieuse, un peu mélancolique. La dépêche interrompt parfois la conversation, le roulement et la danse joyeuse des dauphins, où la stratégie d’Hitler est discutée. Seul Yash (c’est le nom du héros) s’en inquiète. « J’en viens à comprendre qu’Hitler signifiait plus pour moi que pour eux. » Eux : autres pèlerins, non juifs. Dès lors, les pensées de Yash tou

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