« Les entreprises doivent aussi prendre leurs responsabilités » face à l’inflation, exhorte Borne

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Written By Sophie Ledont

Rédactrice passionnée qui a vécu dans plus de 25 pays toujours à la recherche de la dernière information.

Elisabeth Borne passe au front : six semaines après sa nomination et après des élections législatives catastrophiques pour la majorité d’Emmanuel Macron, le Premier ministre présente son programme gouvernemental aux parlementaires.

Elisabeth Borne au JT-Set de TF1 ce mercredi soir. (Emmanuel Dunand/AFP)

Victor Boiteau, Sacha Nelken, Marceau Taburet, Jean-Baptiste Daoulas, Laure Equy, Dominique Albertini, Nicolas Massol, Lilian Alemagna, Elise Viniacourt, Lucas Biosca

En résumé :

En résumé :

– A la tête d’un nouveau gouvernement, Elisabeth Borne a livré sa déclaration de politique générale sans remettre en cause la confiance des parlementaires. Elle est alors invitée sur le plateau de 20 heures de TF1.

L’opposition a réagi à la Première ministre lors d’un débat à l’Assemblée juste après son discours, lu en parallèle au Sénat par Bruno Le Maire.

– La gauche, regroupée au sein des Nupes, a déposé une motion commune de censure contre le Premier ministre.

Qu’en pensez-vous, caméras et micros autour de nous ? En ce jour de déclaration politique générale, Elisabeth Borne était suivie de près par les journalistes. Dans une délicieuse séquence relayée par LCI, on le voit marcher aux côtés du secrétaire d’Etat Hervé Berville. Sur un ton confiant, ce dernier évoque quelques difficultés avec son directeur de cabinet. Clemente, nous entendons le Premier ministre lui chuchoter : « Vous pouvez le prendre, honnêtement. Il n’est pas méchant. À cela, le secrétaire d’État répond d’un ton moqueur : « Il n’y a pas de tonnerre de guerre ». En riant, Berville a alors admis être « au bas de la chaîne alimentaire gouvernementale », devant un Premier ministre plein d’esprit. Une pensée pour le douteux « Dir’ Cab », qui est certainement heureux de le savoir.

[Message de service] Le nouveau ministre de la Mer @HerveBerville semble avoir du mal avec son futur Dir’cab, qui n’est « pas d’orage », car il confie au Premier ministre (rires) qu’il « est dans la chaîne alimentaire du gouvernement ». Pic. twitter.com / 5EyZhbEiHG

Mathilde Panot se défend après une polémique à l’Assemblée. La présidente du groupe LFI au Palais Bourbon, Elisabeth Borne a qualifié de « rescapée » dans son discours en réponse au communiqué politique général ce mercredi après-midi. Les insoumis ajoutent une longue liste de critiques : « Vous êtes le Premier ministre le moins élu de la Ve République […] La campagne électorale des Législatives porte votre nom, mais vous êtes toujours là ». Mathilde Panot est la cible des réprimandes de certains sur les réseaux sociaux, le père du Premier ministre rescapé des camps de concentration d’Auschwitz et de Buchenwald. La députée LFI du Val-de-Marne a précisé sa pensée sur Twitter : « J’ai utilisé le mot dans le sens de  »sauvé de justesse de la Macronie ». Aucune référence à son horrible histoire familiale », a-t-elle écrit mercredi soir.

Malhonnête. J’ai sauvé le mot dans le sens de « étroit de la Macronie ». Aucune référence à sa terrible histoire familiale. https://t.co/ZjnOPoyG4R

C’est au tour des entreprises d’alimenter le pool, selon Borne. « J’invite les entreprises qui peuvent se le permettre à augmenter les salaires ou à mobiliser ces primes de pouvoir d’achat », a déclaré le Premier ministre à TF1. « Le gouvernement agit « contre l’inflation », mais « il faut aussi que les entreprises assument leurs responsabilités », a ajouté Elisabeth Borne. « Ceux qui ont des marges financières, ils ont besoin d’augmenter leurs effectifs » notamment au-dessus des « primes extraordinaires » défiscalisées, a-t-elle ajouté, soulignant que le projet de loi sur les sociétés de pouvoir d’achat permet « de tripler le plafond de ces primes ».

Dans le cas des pensions, le dossier n’est « pas lié ». Interrogé par l’animateur Gilles Bouleau sur l’âge légal de la retraite, le Premier ministre s’est abstenu de dire : « Je ne l’ai pas dit parce que […] le projet n’est pas lié ». Cependant, il affirme avoir pour objectif d’augmenter les retraites, en levant un minimum mensuel de 1 100 euros. Elle prévient toutefois que la réforme ne peut pas être « taille unique ». « Les métiers sont différents, il faut en tenir compte », a-t-elle déclaré. Il en va de même pour les créations d’emplois dans certains métiers, dans d’autres cas des carrières longues… « Tous ces sujets seront discutés avec les syndicats et les organisations patronales. Et puis, le plus en amont possible, avec les parlementaires », conclut-elle. .

Elisabeth Borne a déploré Heckling lors de sa déclaration à l’Assemblée. « Le ton cet après-midi a montré que certains groupes pouvaient être dans la discussion et d’autres étaient dans des attaques personnelles », a commenté la première ministre sur TF1, à la suite de son discours de politique générale cet après-midi devant des députés dans une ambiance houleuse. Et ce pour préciser : « Le Rassemblement national et La France insoumise ne sont en fait pas en construction.

Malgré la reprise du Covid, aucun masque obligatoire n’est au programme. « L’épidémie repart et j’exhorte tout le monde à rester éveillé », a souligné Elisabeth Borne. Mais malgré la forte circulation actuelle du virus, pas question pour le Premier ministre de s’en prendre à Christian Estrosi, le maire de Nice, qui a décidé de réinvestir cette protection dans les transports : « Nous ne voulons pas de ressortissant. Mesure d’obligation. Les Français connaissent déjà les bons gestes. Si vous êtes dans une pièce fermée et qu’il y a du monde, comme dans les transports, il faut mettre son masque.

Elisabeth Borne défend la mainmise d’EDF sur l’Etat. « Cette entreprise a un rôle stratégique à jouer pour relever les défis d’aujourd’hui, avec la transition écologique et la guerre en Ukraine », a déclaré le Premier ministre au journal de TF1 de 8 heures ce mercredi soir. « L’Etat veut contrôler 100% du capital d’EDF, avoir le plein contrôle sur l’entreprise et se donner les marges financières pour réaliser les investissements nécessaires. »

Le communiqué de Borne : Hausse des salaires « même pas évoquée », regrette CGT et FO. La CGT et FO ont regretté dans des communiqués séparés que la Première ministre Elisabeth Borne n’ait pas évoqué mercredi la question de l’augmentation des salaires dans son discours de politique générale à l’Assemblée. « Sur le pouvoir d’achat […], la question des augmentations de salaires n’a même pas été évoquée, et la politique de contrôle sera à nouveau la priorité », avec des ouvriers renvoyés aux « négociations d’entreprise », a sanctionné la CGT dans son communiqué. « FO souligne que les mesures annoncées concernant le pouvoir d’achat traiteront attentivement la question des augmentations salariales », écrit de son côté Force ouvrière.

Après les présidents de groupe, Borne a repris la parole. Plus de trois heures après son discours, et après les réactions de chaque chef de groupe, la première ministre a eu un « débat riche, nutritif, parfois équilibré, parfois un peu caricaturé », a déclaré Borne. « Mais [ce débat] prouve quelque chose en quoi je crois profondément : nous sommes ici dans la vie de notre démocratie. » Le premier ministre a poursuivi en disant : « Il y a des groupes qui continuent de favoriser les attaques personnelles et de vivifier le dialogue. Sur la majorité de ces banques, j’ai cependant noté des points de convergence. Dans le Borne pour citer le pouvoir d’achat, les services publics ou la sécurité. a alors réagi aux réactions.Premier à droite : « Qui peut penser un seul instant que la réduction du nombre de fonctionnaires nous permettra de débloquer des promesses pour toute renonciation de recettes que vous proposerez ? », a-t-il déclaré à Olivier Marleix.Sur le RN puis Borne a ironiquement puni les « propos si nuancés » de Le Pen. Matignon Mieter a également condamné les « invectives » du président du groupe LFI et celles du groupe écologiste Julien Bayou.

« Construire ensemble » : avant l’Assemblée, Elisabeth Borne va dans le sens du « compromis » permanent. L’exercice doit permettre d’établir sa « feuille de route » et de confirmer sa « disposition à la réforme », a déclaré un ministre peu avant la déclaration de politique générale d’Elisabeth Borne. Après une pause lundi, et 47 jours après sa nomination à Matignon, la première ministre est arrivée mercredi devant une assemblée nationale, où elle a été piratée sans jamais dévier. Un discours souligné par de rares annonces, comme la nationalisation d’EDF mais un appel insistant au « compromis ». Retrouvez l’analyse de la libération ici.

André Chassaigne critique un président sans mandat. « Vous n’aviez pas l’assemblée dans cet hémicycle que vous espériez. » A la tribune, c’est au tour du communiste André Chassaigne de prendre la parole. Le député du Puy-de-Dôme, pilier du palais Bourbon, a estimé que « l’hypertrophie présidentielle était vivante ». Selon lui, Emmanuel Macron « n’a pas de mandat pour fixer son agenda politique ». Il a également déclaré : « L’heure n’est plus au mépris, au passage forcé, à l’humiliation du Parlement ». A la suprématie choisie pour se réjouir : « La démocratie retrouve enfin des couleurs ». Au cours de la tournée, Chassaigne a regretté que le premier ministre n’ait pas soumis de vote de confiance aux députés.

A la tribune, le président du Groupe socialiste, Boris Vallaud, se remémore un moment « inquiétant ». « Les Français ne vous font plus confiance et ils ne font plus confiance au président de la République, dont ils ne veulent pas le programme », a déclaré le député des Landes. Devant les députés, il a listé les principales réformes adoptées lors du précédent quinquennat, auxquelles les députés PS se sont opposés, comme le chômage, la loi asile et immigration ou encore la réforme des retraites. « Madame la Première ministre, soyez d’accord avec nous : nous n’avons pas été élus pour donner au président de la République la majorité que les Français lui ont refusée », a-t-il lancé en regardant Elisabeth Borne. « Il faut écouter, écouter, renoncer à beaucoup de vos projets », a lancé le socialiste à la majorité. Les députés du pays ont également lancé une tirade de longue date sur l’héritage des extrémistes de droite. « Ce que la France a fait de bien dans son histoire l’a surtout fait sans vous et surtout contre vous ! »

Quelques signes d’ouverture du côté du groupe LR. Il n’était pas le plus spectaculaire des orateurs, mais peut-être celui qui écoutait le plus attentivement Elisabeth Borne. A la tête du groupe stratégique LR, Olivier Marleix l’a de nouveau mis dans l’opposition, mais a envoyé plus de signaux d’ouverture que ses prédécesseurs en tribune, Marine Le Pen pour le RN et Mathilde Panot pour le LFI. « Nous ne voulons pas tout paralyser […] Nous sommes prêts à voter tout texte qui va dans le sens du courant national », a-t-il déclaré. Charge au gouvernement bien sûr d’intégrer les priorités de la droite : peines minimales, plafonnement de l’immigration, expulsion des étrangers radicalisés, baisse des impôts, contrôle strict des dépenses publiques… En ce sens, le discours d’Elisabeth n’a pas donné grand-chose à Borne. Korn pour attirer les députés LR. Lorsqu’elle allait parfois dans son sens, par exemple sur des questions budgétaires, elle n’intervenait dans le détail que pour une poignée de ses idées, comme la déconjugaison du handicap pour les adultes ou la réduction des cotisations pour les indépendants. Sur la réforme des retraites, l’esprit de ses propos cadre avec le projet LR, mais l’accord se joue sur des détails dont elle n’a rien dit. La droite en voudra bien sûr plus.

François Ruffin : « Elisabeth Borne dort, il faut se réveiller ». Le député rebelle de la Somme s’exprime au micro de BFMTV juste après l’allocution du Premier ministre. Son discours politique général, soutient Ruffin, était « d’une grande violence ». Il explique : « Nous sommes dans une période de gavage : les 500 grands actifs français viennent de dépasser les 1 000 milliards d’euros et Mme Borne ne parle pas les mots profit et profit ». Selon lui, « elle propose des berceaux alors que les Français se demandent comment remplir leur frigo et mettre de l’essence dans leur voiture ».

Panot (LFI) et Le Pen (RN) seront donc soigneusement mis à l’écart (avec un grand signe d’égalité sous-entendu entre eux) et bannis de « l’arc républicain » du Premier ministre, citant tous les autres présidents de groupe, qui chercher au coup par coup. Majorités

Selon Le Pen, Mathilde Panot a condamné la « malédiction » du gouvernement. A la tribune, la présidente du groupe LFI a vivement critiqué la déclaration de politique générale d’Elisabeth Borne. « Le président a été élu sans mandat, voici venir son premier ministre sans confiance », a déclaré le député du Val de Marne, qui a déclaré, « ce mercredi 6 juillet est une date à marquer d’une pierre noire pour la démocratie ». « Vous avez été battu aux législatives. […] Mais vous faites comme si de rien n’était », a-t-elle encore pleuré, critiquant le passage du choix de Matignon de ne pas voter de confiance. « Vous avez choisi le vol », dit Panot. Et de tonner : « Votre puissance est en train de se décomposer. » Selon elle, Macron n’était « pas élu au terme de son projet, mais vis-à-vis de la droite ». Le chef de l’Etat veut toutefois « ne pas lâcher son programme impopulaire ». « Il faut s’y habituer », a enfin averti Panot, « vous n’êtes plus le centre de la vie politique ».

Salle des Quatre-Colonnes, où les nouveaux venus débrievent ce premier grand rendez-vous de la législature. En bonne macroniste, la députée LREM de Marseille Sabrina Agrest-Roubache, tout juste nommée porte-parole du groupe Renaissance, a trouvé « génial » le discours d’Elisabeth Borne. « Elle a pu montrer la voie vers laquelle nous voulons aller et dire que nous avons ouvert nos bras pour faire des compromis », a-t-elle déclaré. La Marseillaise ne s’attendait pourtant pas à ce que la gauche en entende autant pendant le discours. « Ils sont bruyants, je les appelle le groupe Doliprane », s’amuse-t-elle.

Pour Jean-Luc Mélenchon c’est une « journée historique ». Le leader des Insoumis de la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (Nupes) estime sur BFMTV que le discours d’Elisabeth Borne « est celui de Macron à Aubervilliers en mars dernier. Comme si de rien n’était » entre-temps avec les législatives. n’est plus député mais continue de s’exprimer au nom de Nupes, parle d’un « gouvernement de facto » et prophétise : « C’est une situation extraordinaire, aucune crème ne passera ».

Le Panot (LFI) accuse la majorité d’avoir choisi « plus la peste brune que le contrôle fiscal ». Aucun sourcil ne se lève dans les rangs du RN #DPG

Pour Marine Le Pen, « le pays descend ». La présidente du groupe d’extrême droite a insisté : « Nous sommes les représentants du peuple, écoutez-nous », Marine Le Pen a installé son groupe parlementaire comme « la première opposition » et s’est présentée comme « le seul changement de pouvoir sur la place ». « . « Le Premier ministre ne doit pas seulement dépendre de la volonté de Jupiter, mais doit être d’accord avec l’Assemblée nationale », a-t-elle ajouté. Avant de vous adresser à Elisabeth Borne par son nom, décrivez sa nomination comme « obsolète ». Selon Le Pen, « le pays est en train de couler », principalement en raison d’un prétendu « refuge migratoire » et d’un « sentiment d’abandon qui se propage ». « Il est temps de remettre de l’ordre en France », a-t-elle conclu.

Dans sa réplique à Elisabeth Borne, Marine Le Pen a installé son groupe parlementaire comme « le premier de l’opposition » et s’est présentée comme « le seul changement de pouvoir sur le terrain ». (Bertrand Guay/AFP)

« Nous voulons vous obliger à ne pas gouverner seuls. » Marine Le Pen limite le discours politique général d’Elisabeth Borne et reproche au chef de l’Etat. « Le président fait comme si de rien n’était », a-t-elle tonné, évoquant les résultats de l’élection législative où le RN a remporté 89 députés. « Le temps où il était président, premier ministre et ministre de tout est révolu », a déclaré le chef par intérim du Rassemblement national. Après le discours du Premier ministre, qui n’a pas donné lieu à un vote de confiance, Le Pen l’a fermement assurée : « Nous n’avons aucune confiance en votre gouvernement. Les députés du Pas-de-Calais ont interrogé des membres du gouvernement, du « wokiste » Pap Ndiaye dans l’éducation à Eric Dupond-Moretti dans la justice, l’exécution, selon elle, du laxisme du gouvernement. « Ce qui ressort de tout cela, c’est qu’il n’y a pas de direction », a déclaré Le Pen. Qui a ajouté : « Emmanuel Macron et son gouvernement ne gouvernent pas, mais arrangent les choses ».

Moins de lois, dit Aurore Bergé. La présidente des députés LREM, Aurore Bergé, appelle notamment à travers « une culture du compromis », un mercredi après la déclaration politique générale d’Elisabeth Borne, « moins de lois, mieux écrites, mieux négociées, mieux jugées ». Après des élections législatives, qui n’ont pas donné la majorité absolue aux macronistes, la « nouvelle donne politique » appelle à une « culture du compromis » entre les forces politiques, a-t-elle souligné, dans la lignée de l’intervention du Premier ministre. Dans le cadre de l’initiative parlementaire, Aurore Bergé a réitéré sa volonté d’inscrire « le droit à l’avortement dans notre Constitution », une mesure qui a été soutenue par Elisabeth Borne, mais sur laquelle certains membres de la majorité sont plus prudents.

Aurore Bergé, présidente du groupe macroniste à l’Assemblée. (Benoit Tessier / AFP)

Elisabeth Borne : Nous ferons mieux. Comment? En ne changeant rien mais ensemble. Envie de participer à cette odyssée… (non) #DirectAN #DPG

Service Après-Vente Ministériel.

« Nous améliorerons les conditions de vie et d’études de nos jeunes, renforcerons l’égalité d’accès et de réussite, notamment au premier cycle universitaire, et simplifierons le système des bourses.

L’Université sera au cœur de notre action ! @Elisabeth_Borne #DirectAN pic.twitter.com/vMfS99GeOv

Actions, réactions. Dès que le discours d’Elisabeth Borne est terminé, l’Hémicycle et la Tribune de la Presse sont pour la plupart vides. Tout le petit peuple se retrouve dans la salle des Quatre-Colonnes pour répondre au « DPG » du Premier ministre. Un mur de caméras se forme devant la sortie de l’hémicycle en attendant le passage des têtes d’affiche de l’assemblée. Mais c’est le non-inscrit Nicolas Dupont Aignan qui s’est présenté le premier. Jamais embêté par un passage à la télévision, le député de l’Essonne prend le temps de dire tout le mal qu’il pensait du discours. Les communistes se relaient pour sortir et se rassembler à l’ombre dans le jardin, tandis que l’écologiste Sandrine Rousseau est en duplex sur les chaînes d’information.

La sémantique est fantastique. Dans son discours d’une heure et 25 minutes, Elisabeth Borne a utilisé les mots travail, travailleurs, travail 40 fois. Vient alors une sorte de mantra : celui qui a commencé sa carrière au ministère de l’équipement a prononcé 24 fois le verbe « construire ». Et le chef de la majorité qui ne dispose pas de la majorité absolue à l’Assemblée pour vanter le « compromis » (5 discours) et le travail « ensemble » (25 discours).

Profusion d’Anaphore pour sentir le discours (« La France, notre France, c’est… »), hommage aux femmes politiques qui ont « ouvert la voie », votre + personnel : après 1h20, Borne devient un peu plus Respire dans son conclusion #DPG

L’écologiste Sandrine Rousseau se tient seule sur son banc pour applaudir le nom d’Edith Cresson, Première dame du Premier ministre, doublé par Elisabeth Borne. #DPG

« Nous sommes d’accord, nous sommes d’accord. » Alors qu’Elisabeth Borne arrive à la fin de son discours, les députés Nupes attaquent une nouvelle fois le Premier ministre sur sa décision de ne pas engager la confiance de son gouvernement dans le vote des députés. Le mot « vote de confiance » est prononcé dix fois de suite à gauche. Quand tout d’un coup des députés chantent « on vote, on vote » pour rappeler que pour les projets qu’elle propose désormais de faire passer, ils doivent être votés par une assemblée dans laquelle elle ne dispose que d’une majorité relative.

Yaël Braun-Pivet et Elisabeth Borne lors de la déclaration de politique générale du Premier ministre. (BERTRAND GUAY/AFP)

Les « pièges » de la majorité décryptés par LFI.

Je mets en garde contre deux pièges tendus par Borne :

– le « capital 100 % public d’EDF » peut résulter d’une liquidation de la société ; – « La réforme globale de l’AAH basée sur la déconjugalisation » peut se faire avec des moyens constants et avec de nombreux perdants. #PasConfiance #DirectAN

« Rendez-nous notre ministère. » Quand Elisabeth Borne consacre quelques minutes de son discours à l’outre-mer, la gauche étouffe. A peine le Premier ministre a-t-il confirmé que « les territoires d’outre-mer sont une opportunité précieuse ». et que « son gouvernement les accompagnera » qu’une Bronca de Nupes réveille l’hémicycle. « Tu as dit ça et tu l’as chuchoté au ministère », fait taire la députée LFI Sophia Chikirou.

Pour l’instant, la seule question qui fait l’unanimité est l’hommage aux soldats français. Tout l’hémicycle se lève et applaudit les paroles d’Elisabeth Borne. #DPG

Le RN amorphe dans l’hémicycle mais actif sur les réseaux sociaux. Enthousiasmés à l’idée d’apparaître en opposition pacifique à la télévision, les députés du Rassemblement national, qui restent calmes et silencieux dans l’Hémicycle, préfèrent multiplier les critiques à l’encontre du discours d’Elisabeth Borne. « Des portes ouvrent des portes, des communautés se retournent, des promesses jamais tenues à la pelle, du bla-bla sans éloquence et une complaisance indécente », écrit par exemple la députée Caroline Parmentier.

Après l’allocution d’Elisabeth Borne, arrivée du député RN Sébastien Chenu dans la Salle des Quatre-Colonnes. (Albert Facelly / Libération)

Le RN dénonce « l’encre technocratique » de Borne.

Les territoires d’outre-mer « à la pointe » de la transition écologique. Qualifiant les territoires d’outre-mer de « place forte de notre souveraineté nationale », le Premier ministre invite tous les ministres à mettre ces territoires au centre de leur action. Il promet un soutien au développement durable, et des mesures pour le grand public d’eau potable et d’assainissement. Elisabeth Borne dit vouloir « mettre les territoires ultramarins à la pointe de la transition écologique ».

Les grands patrons doivent agir pour l’environnement s’ils veulent être bien payés. « La transition écologique est l’affaire de tous. Les dirigeants des grandes entreprises doivent donner l’exemple. Leur rémunération dépend de l’atteinte d’objectifs environnementaux », a annoncé Elisabeth Borne. Cette mesure, déjà évoquée par le candidat Macron, est soutenue par les 150 entrepreneurs qui participent depuis neuf mois à la Convention Climat des affaires. Vendredi, ils ont dévoilé une liste de dix mesures, dont celles qui seront mises en place pour faire bouger le monde économique. Ils recommandent de conditionner les primes des dirigeants à la réduction des émissions de gaz à effet de serre, ainsi qu’à la réduction de l’impact sur la biodiversité et la pollution des entreprises.

Vue générale de l’hémicycle au début de la déclaration de politique générale d’Elisabeth Borne. (BENOIT TESSIER / REUTERS)

Chorégraphie politique dans l’hémicycle. En cinq phrases, les députés de la majorité applaudissent leur Premier ministre Elisabeth Borne. Les liens sont contradictoires à la même fréquence de votes pour le premier ministre. « Rendez l’ISF », entend-on lorsque le locataire de Matignon aborde la question des impôts. « Vous avez réduit l’assurance-chômage, honte à vous », s’exclame Alexis Corbière lorsque Borne évoque l’emploi. De l’autre côté de l’hémicycle flottent les 89 députés du Rassemblement national qui tentent de s’institutionnaliser et d’apparaître comme une opposition constructive. Même si Elisabeth Borne dit qu’il faut travailler plus longtemps. Côté Nupes bien sûr : il y a Bronca à tous les étages. A moins que le Premier ministre accueille le personnel soignant. L’hémicycle applaudit d’abord, la gauche appelle ensuite « Hypocrite ».

Borne a aujourd’hui cité 5 des 11 présidents de groupe (les écologistes sont 2) et Jean Castex (avec de vives insultes), mais toujours aucun ministre n’est chargé d’appliquer sa politique aussi longuement et minutieusement dans le détail… ou alors j’ai loupé ? #DIRECTAN #DPG

Vers la déconjugalisation du handicap chez l’adulte. Elisabeth Borne a promis de travailler avec les parlementaires et les associations pour réformer l’AAH, sans annoncer formellement l’individualisation de cette aide aux personnes en situation de handicap. Dans le débat présidentiel face à Marine Le Pen, Emmanuel Macron a appelé à cette individualisation.

Borne annonce une réforme de l’allocation d’invalidité pour les adultes : « On part du principe de la déconjugalisation ». Question de laboratoire pour les macronistes qui ont longtemps fermé la porte sous le précédent quinquennat #DPG

Terminal Hoot aux cris de « Hypocrite, Hypocrite » sur les bancs de la gauche.

« Nous sommes confrontés à une grave pénurie de professionnels de santé (…) Covid a mis en évidence la fragilité de notre système de santé », a déclaré Borne. Les députés Nupes, qui étaient tombés hors du discours, suffoquaient. #DPG

Elisabeth Borne prolonge le pass culture « à partir du 6e ». C’était l’une des mesures fortes du premier quinquennat d’Emmanuel Macron : la mise en place d’un pass culturel, d’un montant de 300 euros, pour les 15-18 ans. La promesse du candidat Macron en 2017, devenue un « projet prioritaire du quinquennat », sera étendue aux collégiens, à partir de 6 ans, a annoncé le chef du gouvernement lors de la réunion.

Grosses protestations sur les bancs du Nupes, quand Elisabeth Borne aborde la réforme des retraites : « Ce n’est pas lié. Il n’y a pas à prendre ou à laisser. Mais c’est indispensable », promet-elle. « Il n’y a pas de majorité pour ça », répond Alexis Corbière. #DPG

Elisabeth Borne Bureau de la « République de l’Egalité des Chances ». « Construire la République de l’égalité des chances, c’est agir en priorité pour les écoles et les jeunes. C’est un projet essentiel. Cela dépend de tout », a déclaré le Premier ministre. Il y a une volonté de briser les inégalités de sort, poursuit le Premier ministre. , ajoutant qu’ils « poursuivaient les voies de l’émancipation ». Borne adresse également un mot aux enseignants. « Notre école doit être celle qui offre aux enseignants la reconnaissance et la place qu’ils méritent. Les enseignants sont le cœur battant de la République.

La petite enfance, une priorité gouvernementale. Les 1 000 premiers jours de l’enfant, qui a regardé la commission de Boris Cyrulnik lors du précédent quinquennat d’Emmanuel Macron, sont l’une des priorités du gouvernement pour « construire la République de l’égalité des chances », Elisabeth Borne promet une meilleure prise en charge de la petite enfance en offrant plus de places dans crèches et solutions de garde d’enfants. Le gouvernement veut créer un « service public de la petite enfance » pour ouvrir 200.000 places d’accueil supplémentaires pour répondre au besoin actuel de solutions d’accueil, a-t-elle indiqué.

Première annonce (correcte) du Premier ministre. Ou plutôt une confirmation : la renationalisation d’EDF. Au milieu d’un long passage de son discours sur l’environnement et la lutte contre le réchauffement climatique, Elisabeth Borne a confirmé ce que la presse affirmait depuis plusieurs semaines : L’Etat va « détenir 100% du capital d’EDF ». Actionnaire à plus de 83%, l’exécutif est donc prêt à racheter le capital restant après avoir déjà sauvé en urgence l’entreprise publique. Notamment pour financer les futurs réacteurs nucléaires et trouver des financements adéquats.

Pour réussir la transition écologique, il faut la gérer.

Je vous confirme aujourd’hui l’intention de l’Etat de conserver 100% du capital d’EDF. pic.twitter.com/hSV1f4kuwS

Nouveaux miroirs sur le banc du gouvernement.

François Braun, Jean-Christophe Combe et Agnès Firmin Le Bodo, trois des quatre nouveaux ministres du ministère de la Santé et des Solidarités. (Bertrand Guay/AFP)

« J’annonce l’intention de l’Etat de conserver 100% du capital d’EDF », a déclaré Elisabeth Borne. #DPG

Elisabeth Borne critique la « décroissance » en réponse à la crise climatique. Lorsqu’elle promet « qu’ensemble nous gagnerons la bataille du climat », la locataire de Matignon jure que « la révolution écologique ne passera pas par la décroissance ». « Au contraire », dit-elle, car il faut soutenir les « nouveaux secteurs » et les « emplois d’avenir ». Le Premier ministre assure que « la transition énergétique passe par le nucléaire ». Objectif : « devenir la première grande nation à émettre des énergies fossiles ». C’en est trop pour les députés du Nupes. Mathilde Panot, présidente du groupe rebelle, proteste haut et fort : « Deux fois condamnée ». Une référence à la justice qui a condamné à deux reprises l’Etat français ces cinq dernières années pour son inaction climatique.

Après « M.Marleix » (LR) et « M.Mattei » (Modem), Elisabeth Borne lance « Monsieur Bayou, on en a parlé ». Compris la semaine dernière, tous les présidents de groupe devraient y aller… sauf, probablement, Le Pen et Panot #DPG

« Aujourd’hui, le plein emploi est réalisable en nous. » Devant les députés, la Première ministre assure avoir la « conviction profonde que notre pays peut et doit sortir du cercle vicieux du chômage de masse ». L’objectif du gouvernement, a-t-elle déclaré, est de « faire sortir tout le monde et de retrouver la dignité par le travail ». Et le premier ministre d’appeler Michel Rocard dans « l’esprit » du RMI. Une façon de dire qu’il faut aussi améliorer l’accompagnement des chômeurs. « Le plein emploi, on s’y attendrait aussi en accompagnant mieux les chômeurs », précise-t-elle.

« Des mesures rapides et efficaces » sur le pouvoir d’achat. Elisabeth Borne trace les premiers contours du paquet pouvoir d’achat, qui a été présenté jeudi en Conseil des ministres. « Notre taux d’inflation est le plus bas de la zone euro », a-t-elle commencé, se réjouissant qu’une action ait été saluée par Emmanuel Macron cet hiver. Des « mesures rapides et efficaces » prometteuses – notamment « augmenter les revenus du travail », « réduire les charges pour les indépendants », « revaloriser les pensions, les prestations sociales et les bourses sur critères sociaux ».

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Analyse Libé : Bonjour la droite, continuez. Le chef de file du député LR Olivier Marleix a été le premier président de faction à citer Elisabeth Borne dans ce discours politique général. Le Premier ministre a exprimé une ambition commune sur le redressement des finances publiques. D’ailleurs, certains de ses propos auraient dû sonner doux aux oreilles des LR : « Il ne suffit pas de verser une allocation, on veut que chacun […] retrouve sa dignité par le travail », avec un « équilibre entre les droits aux devoirs » . Certains LR ont aussi dû mêler leurs applaudissements à ceux de la majorité, comme l’a annoncé Borne, « il faut travailler doucement un peu plus longtemps ».

Analyse Libé : Rocard Superstar ! Faut-il incarner l’aile gauche de la Macronie, Elisabeth Borne a-t-elle trouvé son modèle en la personne de l’ancien Premier ministre socialiste ? En tout cas, le Premier ministre dans sa déclaration de politique générale a fait deux références à Michel Rocard en moins de vingt minutes. Les similitudes commencent par l’absence de majorité absolue et le refus de voter lors d’un vote de confiance, où s’arrêteront-elles ?

Analyse Libé : Plus c’est gros, plus ça arrive. Après un bref passage sur la question du pouvoir d’achat, Elisabeth Borne adresse de grands clins d’œil à sa droite où siègent les députés républicains. A deux reprises le Premier ministre insiste sur la « lutte contre la fraude », la « nécessité » de tenir les comptes publics et de ramener le déficit, 2027, sous la barre des 3% du PIB. Elle insiste sur l’objectif affiché de « pas d’augmentation d’impôts » en rappelant la volonté de son gouvernement de supprimer la redevance audiovisuelle « dès cet été », et appelle virtuellement « Monsieur le Président Marleix », le nouveau patron des députés LR et de l’Assemblée durant la discussion sur son attachement à la « souveraineté ». Réactions du public ? Des sourires peuvent être entendus des deux côtés de l’hémicycle.

Yal Braun-Pivet préside l’assemblée lors du « DPG » d’Elisabeth Borne, double image historique. (Bertand Guay/AFP)

Borne se trahit (un peu). « Je ne correspond peut-être pas au portrait composite que certains attendaient », sourit le locataire de Matignon. Dans la foulée, il a ajouté : « Je n’ai pas le complexe de la femme attentionnée ». Et la cheffe du gouvernement de poursuivre sa carrière d’ingénieur, de préfet, de ministre : « Ma carrière n’a suivi qu’un fil rouge pour servir ».

Pour la première fois dans l’histoire de la République française, une femme préside l’Assemblée nationale alors qu’une femme Premier ministre prononce son discours de politique générale. Ni la gauche ni la droite ne l’ont fait. C’est la majorité présidentielle @EmmanuelMacron pic.twitter.com/JbkVr5C8pa

Analyse Libé : mauvais départ pour Elisabeth Borne. On le savait, c’est confirmé : le Premier ministre n’est pas un grand orateur. Mais dès les premières minutes de sa déclaration politique générale, Elisabeth Borne tente de définir sa « méthode de travail » et sa « personnalité » : contre le « bouleversement » et « l’instabilité » qui menacent l’opposition, elle insiste sur les conditions du « compromis ». , ‘Écoute’, ‘Action’ et ‘Résultat’. Confrontée à une assemblée « relative » qui, promet-elle, ne sera pas un « signe d’impuissance », elle tente de convaincre que « l’ère des forces qui se construisent ensemble » est venue. Mais ne dis rien encore.

Calme relatif dans l’hémicycle pour les débuts de Borne. Au moins cinq minutes. D’ici là, les législateurs républicains réagissent pour la première fois lorsque le Premier ministre leur assure que « les finances publiques doivent retrouver l’équilibre ». « Mais bien sûr », entend-on du côté de leurs bancs se lever. La gauche, quant à elle, rigole quelques minutes plus tard lorsque la première ministre déclare qu’elle serait « ouverte au compromis ». D’ailleurs, une voix issue des rangs de la gauche contredit également Elisabeth Borne quelques instants plus tard, lorsqu’elle dit « qu’elle ne se cache pas ». Terrible réponse d’un membre des Nupes : « sauf pour obtenir un vote de confiance ».

« Un compromis n’est pas un compromis. » Devant les députés, Elisabeth Borne appelle d’emblée à un « compromis ». « Une majorité relative n’est pas et ne sera pas synonyme d’action relative. Elle n’est et ne sera pas un signe d’impuissance », a insisté le Premier ministre. La majorité absolue ou celle de la majorité relative du socialiste Michel Rocard. faut agir », le Premier ministre a exposé sa méthode : « Écoute, action et résultats. Mieux vaut se parler et agir ensemble », a-t-elle déclaré. Nous y répondrons tout à l’heure.

« Quand je te parle, je parle à la France. » Applaudi par les députés de la majorité, Elisabeth Borne a commencé son discours de politique générale. « Protéger la France, défendre la république, défendre notre pays, préserver la planète » sont les premières missions qu’elle énonce dans sa déclaration de politique générale. Avant de procéder à la perte de la majorité absolue de la majorité macroniste : par leur message, qui s’exprime dans les urnes, « les Français nous demandent d’assumer collectivement notre responsabilité. Ensemble, nous répondons à l’écho de l’abstinence, signe de une perte de confiance dans notre capacité à changer nos vies.

Salutations républicaines. 15 minutes avant le début de la séance, les députés arrivent. Salle des Quatre-Colonnes, les parlementaires de tous bords se rencontrent et se saluent poliment. « Allez-y », a lancé dans un grand éclat de rire la députée RN Caroline Parmentier à sa collègue insoumise, Raquel Garrido, qui malgré l’affluence tente d’entrer. Le même parent prend une photo dans les jardins avec son collaborateur. De son côté, l’écologiste Sandrine Rousseau veille discrètement à éviter les journalistes. Avec succès.

Un fantôme descend, mains dans les poches, espace des quatre colonnes. Bruno Gollnisch, ancien député du Front national entre 1986 et 1988, a écouté la déclaration de politique générale du Premier ministre après avoir fait un petit tour au restaurant de la 101e Assemblée, où le retraité déjeunera à son arrivée à Paris. « Il est très bon et très brillant », déclare Gollnisch, qui insiste sur le fait qu’il se rend également à la bibliothèque du palais Bourbon. « On est tranquille là-bas et il y a toute la presse », raconte l’ancien numéro 2 Jean-Marie Le Pen, qui n’a pas précisé s’il se trouvait qu’il dormait là après le dîner. « La Roche Tarpéienne est proche du Capitole », prévenait Marne Le Pen au lendemain du second tour des élections législatives. Façon de dire que le succès amène vite la débâcle. Mais Gollnisch trouve que son ancien challenger à la présidence du parti d’extrême droite « joue bien » dans son désir de présenter le visage d’une opposition constructive. En 1986, le Groupe des Nations Unies vote contre la confiance majoritaire du Premier ministre Jacques Chirac. « Je pense que c’était une erreur », admet le fidèle lepéniste, qui aurait préféré laisser une chance au gouvernement. Le discours prononcé par Marine Le Pen aujourd’hui.

Bruno Gollnisch, ancien député FN (86-88) a profité d’un passage à Paris pour déjeuner au Restaurant de l’Assemblée et la DPG d’Elisabeth Borne, de la tribune des anciens eurodéputés, surnommée « l’Ossuaire » pour écouter. pic.twitter.com/3RUdVJc32R

Elisabeth Borne « sereine » et « concentrée ». Le Premier ministre a quitté Matignon à pied en direction de l’Assemblée nationale. Attendus par l’opposition pour leur célébration, le locataire de Matignon leur a assuré être « sereins » et « concentrés ». Le Premier ministre est entouré des ministres Franck Riester, Olivier Véran, Marlène Schiappa, Hervé Berville et Gérald Darmanin.

Le député rebelle du nord, Adrien Quatennens, à l’Assemblée nationale.

Adrien Quatennens, député rebelle du Nord, à l’Assemblée nationale, le 6 juillet 2022. (Albert Facelly/Libération)

Les députés des Nupes ont déposé leur requête en censure. Le discours politique du Premier ministre n’a pas encore été prononcé. Mais l’opposition de gauche attaque déjà. Regrettant l’absence de vote de confiance suite à la déclaration de politique générale, les députés du Nupes viennent de déposer leur motion de censure. « Il est intéressant de voir que les rebelles espèrent que leur motion sera votée hors censure par le Rassemblement national dans une coalition de gauche et d’extrême droite », a réagi, depuis l’Assemblée, le député de la Renaissance Benjamin Haddad. De son côté, le RN a déclaré qu’il ne voterait pas la motion des Nupes.

Vice-président de l’Assemblée et député RN du Nord, Sébastien Chenu.

Le vice-président de l’Assemblée nationale, le député RN Sébastien Chenu, mercredi 6 juillet. (Albert Facelly / Libération)

Salle des Quatre-Colonnes, les journalistes sont sur place. Une armée de caméras était de service, espérant qu’un poids lourd passerait par le Parlement. Dans un coin de la salle, le nouveau député LREM de Paris Benjamin Haddad échange quelques mots avec les vis à papier. Le Parisien parle d’un moment « spécial » et dit attendre avec impatience la partie « méthode » du discours du Premier ministre. « Nous attendons. Nous montrerons que nous sommes ouverts aux compromis avec l’opposition républicaine de gauche et de droite », a-t-il déclaré. Comprenez : pas les rebelles. Avant de partir, son assistant lui montre sa place dans l’hémicycle. « Vous êtes vraiment bon. Vous êtes en plein milieu de 3 ou 4 rangées de ministres. »

Des procès-verbaux sont dressés à l’Assemblée. 14h au Palais-Bourbon. La Garde républicaine se rend à l’Assemblée nationale, sabre à la main et uniforme au dos. Comme le veut la tradition, ce sont eux qui accompagnent l’entrée de la présidente de l’Assemblée, Yaël Braun-Pivet avec musique et mi-temps.

« DPG » rétro : pour le Premier, un exercice de style. Pour son grand discours devant les parlementaires, Borne « a consacré beaucoup de temps » à la rédaction de son discours, selon son entourage. Pour cet exercice, qui en dit autant sur le locataire de Matignon que sur la politique qu’il entend mener, chaque Premier ministre y apporte sa touche personnelle. Étudiant et polytechnicien du pays, Borne a ainsi mis « une grande partie de son parcours personnel », souligne son équipe.

Jean Castex, son prédécesseur immédiat, a souligné son expérience de « maire de terrain pendant douze ans » à Prades et dans les Pyrénées-Orientales. En 2007, François Fillon a joué la carte de l’émotion en s’adressant aux députés : « J’étais suffisamment à votre place pour ne pas voir en vous le député que j’étais. Le socialiste Pierre Bérégovoy lui parlait d’emploi et de pouvoir d’achat en 1992, avant d’encourager sa « mère, disparue l’an dernier, qui a commencé à travailler à 12 ans et connaissait la valeur de l’argent, à être courageuse et aisée ».

Et après le mariage fictif de Marine Le Pen et d’Emmanuel Macron, les #Nupes ont enterré le front républicain. « Discutons ensemble, qui était notre boulon et qui est un feuilleton aujourd’hui », lance un homme au micro. @libe pic.twitter.com/1HnQ32Hzeh

Voici le mariage fictif (tous masqués) organisé par plusieurs élus des #Nupes entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron devant l’Assemblée nationale. Une allusion à l’élection de deux vice-présidents RN de l’AN sans opposition des macronistes. @libe pic.twitter.com/uON9ao3Rmy

La salle des quatre colonnes est presque déserte. Moins de deux heures après l’allocution d’Elisabeth Borne, prévue à 15 heures, seuls quelques députés descendaient de temps en temps pour une brève interview devant la caméra ou un duplex sur les chaînes d’information. Les terrasses des brasseries voisines, en revanche, regorgent de parlementaires. Pa bourbon, le plus célèbre d’entre eux, trois députés RN du Var grignotent une tomate mozzarella à deux tables du député de Charente-Maritime, Olivier Falorni. Le rebelle François Ruffin, de passage place du Palais-Bourbon, a opté pour un sandwich. Devant l’Assemblée, certains députés du Nupes préparent également un événement, en amont de la déclaration de politique générale du gouvernement. Ils dénoncent un « mariage entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron ».

Deux heures avant la déclaration de politique générale d’Elisabeth Borne, un événement se prépare place du Palais Bourbon. Plusieurs députés du Nupes célèbrent le « mariage entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron ». @libe pic.twitter.com/eH0EqCAcva

Des volontaires de campagne de Macron surpris en se faisant licencier lors d’une soirée à l’Elysée. Au Palais ce mercredi un merci est dit. Plus de 250 volontaires des élections présidentielles et législatives ont été invités, mais des centaines d’autres ont été démunis, frustrés et choqués par ce « tri ». « Les bénévoles ne sont pas des déchets qu’on jette après quelques utilisations », grince-t-il. Lisez ici.

A l’Assemblée, premier (léger) accroc pour le gouvernement. Lors de l’examen du projet de loi en commission des lois, ce mercredi, les députés, à la demande de l’opposition, ont unanimement réduit le délai au 31 janvier 2023 pour la collecte des données sanitaires covid et une éventuelle frontière sanitaire. Le délai fixé au départ dans le texte a expiré jusqu’au 31 mars 2023.

Au Sénat, Bruno Le Maire s’est entretenu avec Elisabeth Borne. Le ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie et de la Souveraineté numérique donnera lecture du texte de la Déclaration politique générale, que le Premier ministre présentera au même moment devant l’Assemblée nationale, à 15 heures. Le locataire de Matignon prendra la parole à 21 heures devant les sénateurs.

Sur le pouvoir d’achat, Nupes met la pression sur l’exécutif. Contre l’inflation, le gouvernement présentera jeudi le projet de loi sur le pouvoir d’achat en Conseil des ministres. Au contraire, l’opposition veut faire entendre sa voix. Après avoir présenté une proposition de loi pour soutenir le pouvoir d’achat des ménages, Nupes veut prendre les devants. Mardi, Jean-Luc Mélenchon a suggéré à son partenaire Nupes « une initiative politique majeure ». Et le chef insoumis de proposer « une grande marche contre la vie chère » en septembre.

Motion de censure : les députés LR ont décidé de ne pas participer au vote. « Même s’abstenir du texte de la NUPES pourrait signifier une condamnation avec eux », a déclaré un député. « Il nous appartiendra de décider de leur texte ».

Les DPG en rétro : quand Pompidou invitait l’opposition à déposer une censure. Comme Elisabeth Borne, l’ancien Premier ministre Georges Pompidou a choisi en 1966 de ne pas confier la confiance de son gouvernement à l’Assemblée nationale. Dans un discours plein d’ironie, Normal, qui rappelle que « le gouvernement [est tout à fait libre de demander un vote de confiance ou de ne pas voter », justifie que « le gouvernement vient du chef de l’Etat ». Selon le locataire de Matignon de l’époque, qui s’appuyait sur « la lettre dans l’esprit de la Constitution de 1958 », il est « préférable de faire intervenir l’assemblée, la responsabilité ministérielle par la procédure normale et la plus appropriée, [ …] la motion de censure. » De plus, Pompidou a été « bien accueilli » ce jour-là que certains groupes d’opposition ont annoncé leur volonté de se soumettre à la censure.

La Macronie craignait un vote de confiance « qui ne disait rien ». Cinq? Non. Les ragots se voient dans le refus d’Elisabeth Borne de solliciter la confiance des députés après sa déclaration politique générale un signe de nervosité. C’est du moins le discours qui distille la majorité alors que le locataire de Matignon vient au grand oral. Devant les députés de la majorité, réunis mardi soir à Paris, l’intérêt lui-même a expliqué son choix. « On aurait pu avoir un vote de confiance, mais un vote de confiance qui ne disait rien. C’est ce que nous avons envisagé avec le président de la République », a-t-elle déclaré, rapporte la LCP.

Gilbert Collard appelle le RN et le LR à voter en faveur de la motion de censure contre Elisabeth Borne. « Comment affirmer s’opposer à Macron et ne pas voter la motion de censure contre son gouvernement ? la gauche Une position non partagée dans son camp, car ni les députés LR ni les députés RN (sauf exceptions) ne veulent mettre en place le gouvernement d’Elisabeth Borne.

Les DPG en rétro : comment Bérégovoy a fait crier la droite en parlant de corruption. Un regard en arrière, 1992. A Matignon, le maire de Nevers Pierre Bérégovoy remplace Edith Cresson. Pour sa déclaration de politique générale, le 8 avril 1992, le socialiste déroule sa feuille de route, parlant d’emploi, de chômage et de justice sociale. Et puis vient le Faux Pas. Face à l’opposition de droite, superflue, il parle ici de business et de corruption. Et le socialiste lançait, brûlant d’une feuille : « Comme je suis un nouveau Premier ministre mais un homme politique prudent, j’ai ici une liste de personnalités dont je pourrais éventuellement vous parler. » La menace à peine voilée a fait grand bruit parmi les députés RPR. « Rendez-nous Edith ! », ironique baron UDF André Santini. « Quel gâchis mes amis, dit-il. Mauvais début, mauvais signe, ça sent la fin ! » Avant : Bérégovoy quitte Matignon 11 mois plus tard, en mars 1993.

La Nupes va déposer une motion de censure contre Elisabeth Borne. Il n’y a pas eu de victoire, mais la gauche s’en sortira bien ce mercredi après-midi face à Elisabeth Borne. Avant même qu’Olivier Véran confirme que le Premier ministre n’engagerait pas la confiance du gouvernement dans sa déclaration de politique générale, les rebelles avaient annoncé qu’ils feraient une motion contre le gouvernement. Une démarche qui de prime abord n’a pas vraiment enthousiasmé les socialistes et les écologistes, sachant qu’elle n’a aucune chance d’aboutir. Car pour que le gouvernement soit contraint à la démission – le but d’une motion de censure – il faut qu’il soit voté à la majorité absolue, soit 289. Les députés LR et RN recherchent cependant une image d’opposition constructive avertie de la part d’emblée qu’ils n’appuyaient pas le texte que ces liens avaient soumis. Enfin, les dirigeants du Nupes ont annoncé mardi en grande pompe que toute la gauche voterait contre Elisabeth Borne le lendemain. Alors que dans l’alliance rouge-rose-vert tout le monde est conscient qu’elle n’est pas acceptée, Mathilde Panot, présidente du groupe LFI, a déclaré ce matin à BFM que « cela permet à chacun de se positionner ». Comprendre : montrer qui est, ou n’est pas, une vraie opposition à Emmanuel Macron.

Avant la loi sur le pouvoir d’achat, Macron a dramatisé les problèmes. Le texte du gouvernement pour la lutte contre l’inflation sera présenté jeudi en Conseil des ministres, avant son examen par les députés à l’Assemblée nationale. En attendant, le chef de l’Etat n’hésite pas à dramatiser les problèmes. En réunion mardi avec Elisabeth Borne et les ministres concernés par le pouvoir d’achat, l’énergie et les finances publiques, Macron a appelé à « tout mettre en œuvre pour protéger les Français en matière de prix », et évoqué une « économie de quasi-guerre » », sur l’Élysée.

Dans l’hémicycle, les députés sont divisés en groupes pour la première fois. Selon la constitution des différents groupes politiques à l’Assemblée, chacun siège selon sa couleur politique à la mi-temps, ce mercredi, à la déclaration de politique générale d’Elisabeth Borne. Quand Marine Le Pen tente de s’asseoir entre les députés de la majorité et de la droite, les 89 députés RN siègent à l’extrême droite. Certains siégeront directement à côté des députés LR. Poursuivre les députés du Groupe Horizons, MoDem et Libertés, Indépendance, Outre-mer et Territoires (Liot). Au centre seront les députés de la Renaissance. Les nupes seront assis un bloc.

En attendant le discours politique général, la répartition des sièges des députés sera affichée à l’entrée de l’hémicycle pic.twitter.com/yiuSXeINKj

Et si la motion de censure Nupes renforçait la majorité ? Le camp présidentiel est pourtant loin d’être tranquille, faute de majorité absolue, alors que s’ensuit le vote des prochains textes à l’Assemblée. A l’opposé, les Nupes ont donc décidé d’augmenter la pression en lançant une motion de censure contre le gouvernement. Reste que certains socialistes refusent de voter pour le RN et les LR. Il n’y a donc aucune chance que le gouvernement soit renversé. « Une motion de censure n’aurait d’intérêt que si elle avait la possibilité de l’adopter », a déclaré sur Twitter l’ancien ministre socialiste de la Justice Jean-Jacques Urvoas. Et de poursuivre : « Ça ne sera pas le cas. Sa seule conséquence est donc de montrer que le gouvernement n’est pas si minoritaire que ça. Et le Premier ministre en sortira plus fort. » Curieux comme stratégie.

Une motion de censure n’aurait d’intérêt que si elle avait la possibilité de l’adopter. Ce ne sera pas le cas. Sa seule conséquence est donc de montrer que le gouvernement n’est pas si minoritaire que ça. Et le premier ministre en sortira renforcé. Curieux comme stratégie.

Faire confiance ou ne pas faire confiance ? A la suite d’une déclaration de politique générale, conformément à l’article 49-1 de la Constitution, demander aux députés de voter la confiance n’est pas obligatoire. A droite, Maurice Couve de Murville 1968 et à gauche, Michel Rocard (1988), Edith Cresson (1991) et Pierre Bérégovoy (1992), par exemple, n’ont pas engagé devant l’Assemblée la responsabilité de leur gouvernement pour leur politique générale. . Elisabeth Borne ne le fera pas non plus mercredi.

Porté par des macronistes menacés ? Interrogé sur le Sénat Public, le chef de file des Sénateurs LR, Bruno Retailleau, le Premier ministre n’est pas forcément en danger du fait d’une alliance des oppositions contre eux. « Peut-être que la menace vient plus de l’intérieur que de l’extérieur. Elle a déjà été affaiblie par certains ministres royaux qui ont quitté leur branche, espérant sans doute la remplacer dans un avenir proche », a déclaré le sénateur. Qu’attend-il de la déclaration de politique générale d’Elisabeth Borne ? « Je lui demanderai de mettre de l’ordre dans nos finances publiques. Quoi qu’il en coûte, cela coûte encore plus cher à la mentalité, les Français estimant que leur sort dépend de l’État.

Avec #NUPES, nous venons de déposer une loi majeure face aux urgences sociales. Cela comprend l’augmentation du salaire minimum, des revalorisations bien au-delà de l’inflation, l’octroi d’une autonomie aux jeunes, etc. Macrones s’oppose-t-il à ces propositions ? #les4V pic.twitter.com/KcJYOjfLe6

Bompard dans le « milieu démocratique » de Borne. « Il me semble que le moins que l’on puisse faire d’un point de vue démocratique, c’est que lorsque nous avons présenté cette feuille de route à l’Assemblée nationale, nous avons demandé à l’Assemblée nationale de la voter et de l’envoyer. Un vote qu’on appelle communément. La confiance, développée par le député La France insoumise (LFI) Manuel Bompard, à France Inter. Dans ces conditions, estime le député rebelle, la délégation de la motion commune de censure de la gauche est « le seul moyen institutionnel » de respecter la tradition politique et pour obtenir le vote des parlementaires. Les rassemblements nationaux, qui ont annoncé qu’ils ne voteraient pas le texte du Nupes, ne semblent pas poser de problème à Manuel Bompard : « Cela va aussi éclairer le paysage politique celui qui est majoritaire. qui est dans l’opposition ».

Pradié ne veut pas confondre les votes LR avec ceux du RN ou de la Gauche. Avant la déclaration de politique générale et le vote de la motion de censure, qui a été déposée par les Nupes, le député LR du Lot, Aurélien Pradié a mis les choses au clair sur France Info : « Il n’y a pas une seule seconde envisageable, j’ai mon voix avec celles de personnes dont je ne partage pas le projet. Dans notre démocratie, on ne peut être ni Nupes, ni Rassemblement national, ni Emmanuel Macron.

Woerth défend le choix de Borne. Ne pas engager la responsabilité de son gouvernement après la déclaration de politique générale « n’est pas un signe de faiblesse », assure l’ancien député LR, qui a rejoint la Macronie avant la présidentielle. A ses yeux, « Elle ne tient compte que de la réalité de l’Assemblée nationale. Peu importe le courage si vous savez que cela ne fonctionnera pas. Comment cela fonctionnera-t-il dans les mois à venir à l’hémicycle ? » Aucune opposition ne souhaitait une quelconque forme de coalition, [alors] on regarde texte pour texte, ce qui s’applique également à la déclaration politique générale », a déclaré Eric Woerth à CNews.

A l’Assemblée, Nupes cherche la meilleure façon de s’asseoir. Comment être contre le gouvernement sans passer pour le mal ? La question trotte dans la tête de nombreux députés du Palais Bourbon. On peut trouver un colis au cœur de la Nouvelle Union Écologique et Sociale Populaire (Nupes). Elle cherche sa voie pour éviter la division. Alors, comment faire ? Pour le savoir, cliquez ici.

Chaban, Mauroy, Cresson… Bref historique des déclarations politiques générales. Tout nouveau Premier ministre, tant par usage que par obligation, doit se prêter à l’exercice du discours de politique générale devant la Chambre. De la « nouvelle société » de Jacques Chaban-Delmas aux critiques d’Edith Cresson, en passant par la « France du bon sens » de Jean Castex, retour sur les temps forts de ce rite de la Ve République. Lire l’article.

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Qui a le dernier mot l’assemblée ou le Sénat ?

Qui a le dernier mot l'assemblée ou le Sénat ?

En dernière lecture, et à la demande du Gouvernement, l’Assemblée nationale peut soit adopter le texte de la Commission paritaire paritaire, soit le dernier texte qu’elle a voté, le cas échéant modifié par un amendement du Sénat : c’est le dernier. Mot.

Qui a le dernier mot entre le Sénat et l’Assemblée nationale ? Dans ces différents cas, le gouvernement a la possibilité de laisser le dernier mot à l’Assemblée nationale. Cette procédure comporte trois étapes, qui se déroulent dans l’ordre suivant : la nouvelle lecture de l’Assemblée, la nouvelle lecture du Sénat et la dernière lecture de l’Assemblée.

Qui a le dernier mot Assemblée nationale ?

Si cette conciliation fait défaut, le gouvernement donnera le dernier mot à l’Assemblée nationale. Le Président de la République dispose de 15 jours pour promulguer la loi. Pendant cette période, le Conseil constitutionnel peut être saisi notamment par 60 députés ou 60 sénateurs.

Qui a le dernier mot sur un projet de loi ?

Pour voter un projet de loi ou un projet de loi, le texte doit être voté dans les mêmes termes par les deux assemblées, l’Assemblée nationale et le Sénat, sauf si le gouvernement donne à l’Assemblée nationale le « dernier mot » après l’assemblée. Échec de la commission paritaire.

Où est le siège de l’Assemblée nationale ?

Où est le siège de l'Assemblée nationale ?

Le Parlement français de la Ve République est bicaméral : il est composé de l’Assemblée nationale et du Sénat. Les deux assemblées sont situées dans des salles séparées (le Palais Bourbon est affecté à l’Assemblée nationale et le Palais du Luxembourg au Sénat).

Où se réunit l’Assemblée nationale ? Convoqué par le président de la République, le Congrès du Parlement siège au château de Versailles, dans l’hémicycle de l’Aile du Midi. Elle est régie par son propre règlement, mais son bureau est celui de l’Assemblée nationale.

Qui est l’actuel Président de l’Assemblé National ?

Le président de l’Assemblée nationale est un député élu par ses collègues lors de la séance inaugurale de la nouvelle Assemblée, pour la durée de la législature (cinq ans, sauf en cas de dissolution de l’Assemblée nationale). En principe, il est issu du groupe majoritaire à l’Assemblée.

Qui est le Président de l’Assemblée nationale 2021 ?

La présidence de l’Assemblée nationale Mardi 28 juin 2022, Yaël Braun-Pivet a été élue présidente de l’Assemblée nationale.

Quel est le pouvoir d’un député ?

Le député vote les lois. Il peut déposer des projets de loi et des amendements. Tous les députés ont le droit de poser des questions au gouvernement. Il évalue les politiques publiques et peut publier des recommandations à leur sujet.

Comment sont payés les députés ? Le salaire net du député est de 5 679,71 euros. L’indemnité se compose de l’indemnité parlementaire de base (5.623,23 euros), de l’indemnité de résidence (168,70 euros) et de l’indemnité d’obligation (1.447,98 euros), selon les informations du site de l’Assemblée.

Quelle est la différence entre un député et un sénateur ?

Les députés travaillent à l’Assemblée nationale et les sénateurs au Sénat. L’Assemblée nationale et le Sénat forment le Parlement. Il étudie les lois, les approuve et fait des suggestions. Il contrôle également l’action du gouvernement.

Qui représentent les députés ?

La description. Chaque député, bien qu’élu dans un cadre géographique spécifique, est un représentant de la nation tout entière.

Quelles sont les 3 fonctions principales des assemblées ?

Quelles sont les 3 fonctions principales des assemblées ?

Délégation de factures. Achèvement des modifications. Adoption de la loi.

Comment fonctionne l’assemblage ? Le Bureau est composé de 22 membres – le président de l’Assemblée nationale, 6 vice-présidents, 3 questeurs et 12 secrétaires -. Les membres du Bureau sont nommés au début de la législature, juste après l’élection du Président, puis renouvelés chaque année, en octobre, pendant les heures d’ouverture de la session ordinaire.

Quelles sont les principales fonctions de l’Assemblée nationale ?

Née le 17 juin 1789, l’Assemblée nationale est au cœur de notre démocratie. Il forme avec le Sénat le pouvoir législatif dont la mission est de faire la loi et de contrôler le gouvernement.

Quel est le rôle de l’Assemblée nationale et du Sénat Qu’est-ce qui les distingue ?

Ces deux assemblées sont chargées de voter la loi, de contrôler l’action du gouvernement et d’évaluer les politiques publiques (art. 24, al. 1, de la Constitution). Ils garantissent également la représentation des Français résidant hors de France (art.