Les expositions à ne pas manquer en 2023

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Written By Sophie Ledont

Rédactrice passionnée qui a vécu dans plus de 25 pays toujours à la recherche de la dernière information.

Germaine Richier, sculpteur moderne Centre Pompidou, Paris. « Germaine Richier ». Du 1er mars au 12 juin.

L’œuvre de Germaine Richier (1904-1959), dont la place dans l’histoire de la sculpture est incontestée, est rarement exposée dans son ensemble. La rétrospective, qui rassemble près de deux cents œuvres, tente de montrer que Richier est un trait d’union entre Auguste Rodin et le premier César. Cette production plastique originale tend à abolir les frontières entre les espèces : l’animal se confond avec le végétal, l’humain avec l’insecte et des éléments de la nature éloignés de l’homme viennent s’incarner dans des formes anthropomorphes.

Elliot Erwitt du BildMusée Maillol, Paris. « Elliot Erwitt ». Du 23 mars au 15 août.

Le Musée Maillol aime la photographie. Après avoir animé la scène parisienne du « Show » Steve McCurry du producteur belge Tempora, il fait à nouveau appel à ce prestataire pour un retour sur le photographe américain, né à Paris en 1928 et qui a longtemps travaillé pour Magnum. L’agence a également participé à la production de l’exposition). Erwitt a presque tout photographié (sauf les guerres), surtout les chiens qu’il adore, avec un point commun entre tous ces clichés : l’humour.

Musée de la Haine et de la Religion de l’Armée, Paris. « La haine des clans. Guerres de religion, 1559-1610. Du 5 avril au 30 juillet.

C’est l’une des pages les plus sanglantes et les moins glorieuses du roman national français. Les guerres de religion du XVIe siècle feront l’objet d’un long parcours aux Invalides. Le Musée de l’Armée retracera les mécanismes qui ont conduit à cette guerre civile et présentera les protagonistes majeurs du drame, avec des objets à l’appui. L’exposition sera aussi l’occasion de découvrir que fake news, pamphlets et images sensationnelles ne sont pas un nouvel outil de propagande dans les conflits : les guerres de religion en offrent un bon exemple.

Intervenants : Warhol et BasquiatFondation Louis Vuitton, Paris. « Basquiat x Warhol, quatre mains ». Du 5 avril au 28 août.

Après l’importante exposition de Jean-Michel Basquiat (1960-1988) en 2018, la fondation présentera une partie moins connue de son œuvre, réalisée entre 1984 et 1985 avec Andy Warhol (1928-1987) à quatre mains. Si les quelques clichés déjà présentés en 2018 n’ont pas vraiment convaincu, on attend que les cent soixante oeuvres viennent se faire un avis sur cette collaboration. L’autre intérêt de l’exposition, ce sont toutes les œuvres de Keith Haring, Jenny Holzer, Kenny Scharf, qui permettent de restituer la scène artistique new-yorkaise des années 1980.

Le Choc des TitansMusée d’Orsay, Paris. « Manet/Degas ». Du 28 mars au 23 juillet.

On connaît l’histoire du tableau d’Edgar Degas (1834-1917), d’Édouard Manet et de sa femme (vers 1865) : la figure de Suzanne Manet au piano déplut au couple et d’Édouard Manet (1832-1883) Partie de la toile où nous l’avons vu. Furieux, Degas reprend le tableau. Les deux peintres eurent d’autres occasions de se fâcher et de se réconcilier. L’exposition montrera leurs profondes différences artistiques, mais aussi l’admiration que Degas portait à Manet. Organisée avec le Metropolitan Museum of Art de New York, qui la présentera ensuite, elle permettra pour la première fois de confronter différentes œuvres.

Sarah Bernhardt, Saint Monstre Petit Palais, Paris. « Sarah Bernhardt. Et la femme a créé la star. Du 14 avril au 27 août.

Le portrait de l’actrice Sarah Bernhardt (1844-1923), peint en 1876 par Georges Clairin, est l’un des joyaux du Petit Palais. Le musée conserve également le buste sculpté par son amie peintre vers 1875, car elle fut aussi une artiste plasticienne reconnue par ses pairs, comme Gustave Doré, Louise Abbéma ou Alfons Mucha parmi tous ceux qui la représentaient. A travers quatre cents oeuvres, photographies, objets, documents ou vêtements, l’exposition fait inventer cette star internationale, qui fut le premier « monstre sacré », selon les termes que Jean Cocteau leur avait inventés.

Rétrospective Anna-Eva BergmanMusée d’art moderne de Paris, Paris. « Anna-Eva Bergman. Voyage vers l’intérieur. » Du 31 mars au 16 juillet.

Anna-Eva Bergman (1909-1987) est plus que la femme de Hans Hartung. Malgré plusieurs expositions et un cercle d’admirateurs grandissant, l’artiste norvégien reste relativement méconnu en France. La grande rétrospective de toutes les œuvres plastiques (tableaux, photographies, dessins), essentiellement les paysages du nord, qui doivent plus à l’imaginaire qu’à la topographie, devrait changer cette donne. Aussi les archives de la Fondation Hartung-Bergman, parfois inédites, contribuent à l’intérêt de cette présentation.

Art préhistorique, Musée de l’Homme, Paris. « Art et Préhistoire ». Jusqu’au 22 mai.

Dans « Picasso et la Préhistoire ». Du 8 février au 12 juin.

Les créations artistiques d’Homo Sapiens comme source d’inspiration pour l’art contemporain ? Face aux chefs-d’œuvre de l’art préhistorique du monde entier, avec l’étoile incontestée Vénus de Lespugue [voir ill.], découverte en Haute-Garonne en 1922, des œuvres de Jean Arp ou de Brassaï présentées, ou encore un voyage dans le temps où des installations audiovisuelles divertira les visiteurs dans la salle des grottes. Le parcours se prolonge avec une quarantaine d’œuvres de Pablo Picasso, qui possède un moulage de la Vénus de Lespugue.

Bellini et l’autre Musée Jacquemart-André, Paris. « Giovanni Bellini, Influences Croisées ». Du 3 mars au 17 juillet.

Dans la lignée de ses récentes expositions Renaissance, le musée Jacquemart-André explore l’influence et la logique des ateliers derrière l’une des figures fondatrices de la Renaissance vénitienne : Giovanni Bellini (1430-1516). La pureté de la touche picturale et les compositions du peintre inspirent certes l’intemporalité, mais Bellini appartient assurément à son époque. C’est ce que tente de démontrer le musée parisien en comparant ses œuvres à celles de ses inspirations et de ses contemporains – Andrea Mantegna, Antonello da Messina -, en retraçant le fil de ses influences sur Byzance et la peinture des Flandres.

Senghor et les artsMusée du Quai Branly-Jacques Chirac, Paris. « Senghor et l’Art ». Du 7 février au 12 novembre.

Le Musée du Quai Branly passe progressivement des expositions d’art aux expositions sociales. Il franchit ainsi un pas supplémentaire en s’intéressant à la politique et à la diplomatie culturelle du premier président de la République du Sénégal. Léopold Sédar Senghor (1906-2001) était un homme politique éclairé. Il est élu à l’Académie française en 1983 pour ses poèmes et essais sur la négritude. C’est aussi une manière, en cette année d’ouverture de la Cité internationale de la langue française de Villers-Cotterêts, de rendre hommage à l’un des pères fondateurs de la Francophonie.

Comment le monde va (mal) Bourse de commerce, Paris. « Avant la tempête ». Du 8 février au 11 septembre.

Le changement climatique sert de toile de fond à ce nouveau cycle d’expositions qui investira toute la Bourse de commerce en réunissant les œuvres, en partie inédites, d’une quinzaine d’artistes. Ce sera l’occasion de voir ou revoir des pièces phares de Pierre Huyghe, comme (Untilled) Human Mask (une mise en scène de la vie au travail dans un compost). Des installations (d’Hicham Berrada, Diana Thater, Robert Gober), mais aussi des peintures de Thu Van Tran, des cocons végétaux d’Anicka Yi, des hybridations d’Alina Szapocznikow résonneront avec l’urgence d’une question d’actualité.

Gertrude Stein vue par PicassoMusée du Luxembourg, Paris. « Gertrude Stein et Picasso, l’invention d’un langage ». Du 13 septembre 2023 au 21 janvier 2024.

Personnage mythique, Gertrude Stein, riche immigrée américaine, poétesse, écrivain et mécène, est surtout connue pour sa relation avec l’avant-garde parisienne du début du XXe siècle et surtout pour sa rencontre avec Pablo Picasso. Son portrait, réalisé par le peintre espagnol en 1905, ouvre déjà la période cubiste. À l’aide d’une trentaine d’œuvres et de documents, l’exposition reconstitue cette période qui aboutit aux Demoiselles d’Avignon (1907). Par la suite, elle présentera des œuvres d’artistes inspirés par l’esprit libre de cette femme extraordinaire – Robert Rauschenberg, Fluxus ou Bruce Nauman.

Le Ramses Tour fait escale à la VilletteGrande Halle de la Villette, Paris. « Ramsès et l’or des pharaons ». Du 7 avril au 6 septembre.

En 2019, l’Egypte a attiré l’enthousiasme de 1,4 million de visiteurs qui ont admiré les artefacts associés à Toutankhamon sous la Grande Halle de la Villette. Cette fréquentation record sera peut-être égalée par un autre pharaon, Ramsès, qui prend ses quartiers d’été au même endroit. Produite par la société privée World Heritage Exhibition, avec le soutien du Conseil suprême des antiquités égyptiennes, l’exposition présentera des objets originaux et fera neuf étapes à travers le monde. Une formule qui a plutôt réussi à l’exposition « Toutankhamon », spectaculaire mais sérieuse.

Chana Orloff au Musée Ossip Zadkine Zadkine, Paris. « Chana Orloff ». Du 15 novembre 2023 au 31 mars 2024.

Encore peu connue en France, Chana Orloff (1888-1968) s’installe à Paris en 1910. Elle fréquente l’Académie Marie Vassilieff, où elle rencontre de nombreux artistes de Montparnasse et notamment Amedeo Modigliani, qui peint son portrait. Sans être une véritable rétrospective, l’exposition proposera, de manière chrono-thématique, un dialogue entre l’œuvre de Chana Orloff et celle d’Ossip Zadkine. Les deux sculpteurs, l’un comme l’autre, ont exploré le portrait, le corps féminin ou le bestiaire. L’exposition est organisée en collaboration avec les Ateliers-Musée Chana Orloff, dans le 14ème arrondissement de Paris.

Nicolas de Staël connu et inconnuMusée d’art moderne de Paris, Paris. « Nicolas de Staël ». Du 15 septembre 2023 au 21 janvier 2024.

Trop souvent exposé, Nicolas de Staël (1915-1955) ? Outre les symphonies de couleurs éblouissantes qui séduisent le spectateur, l’homme jouit d’une aura mythique à travers sa biographie romantique. La rétrospective parisienne, chronologiquement, mettra en scène non seulement ses œuvres phares, mais aussi des peintures et des dessins moins connus. Contre le paysage, dans son atelier ou encore fasciné par un match de foot, Nicolas de Staël reste un artiste inclassable. L’exposition devrait révéler des aspects encore méconnus d’un artiste qui a toujours travaillé dans la précipitation.

Le testament de Van GoghMusée d’Orsay, Paris. « Van Gogh à Auvers-sur-Oise. Les derniers mois ». Du 3 octobre 2023 au 24 janvier 2024.

Vingt-trois tableaux, trente-trois dessins : la réalisation de Vincent Van Gogh (1853-1890) dans les deux derniers mois de sa vie, à Auvers-sur-Oise, constitue un témoignage. L’exposition, co-organisée par le musée d’Orsay et le musée Van Gogh d’Amsterdam, qui sera présentée à l’été 2023, suivra le parcours du peintre, arrivé dans le village plein d’enthousiasme jusqu’à la crise finale. et le suicide… Cet aboutissement du travail s’analyse à travers des emprunts publics et privés exceptionnels. Ce sera aussi l’occasion de ramener l’artiste dans son époque et de comprendre comment sa postérité s’est construite.

Gilles Aillaud du Zoo de l’Afrique Centre Pompidou, Paris. « Gilles Aillaud ». Du 4 octobre 2023 au 26 février 2024.

Gilles Aillaud (1928-2005), membre de la Figuration Narrative, avait pour sujets de prédilection la représentation des zoos et des paysages. Si son travail est de prime abord peu chargé politiquement, le regard qu’il porte sur le monde animal est une dénonciation de la manière dont les humains traitent les animaux en captivité. Ses toiles, qui semblent froides et lointaines, ne manquent pas de poésie. L’exposition sera centrée sur les photos de zoos et celles réalisées en Afrique, où Gilles Aillaud, grand voyageur, a souvent vécu.

Paris se met à table La Conciergerie, Paris. « Paris, Capitale de la Gastronomie, du Moyen Âge à nos jours ». Du 13 avril au 16 juillet.

Au pied du sapin, le livre On goûte Paris de François-Régis Gaudry était une valeur sûre pour Noël 2022. Jusqu’en avril 2023 pour découvrir l’exposition concoctée par le critique gastronomique, accompagné de l’historien Loïc Bienassis et du chercheur et culinaire CultureStéphane Solier. Sous-titrée « du Moyen Âge à nos jours », cette exposition gastronomique se tiendra dans l’enceinte de la Conciergerie et bénéficiera de nombreux prêts d’institutions françaises pour développer l’histoire gourmande de la capitale.

Modigliani à travers le prisme de son marchand Musée de l’Orangerie, Paris. « Modigliani et son marchand, Paul Guillaume ». Du 19 septembre 2023 au 14 janvier 2024.

L’œuvre d’Amedeo Modigliani (1884-1920) séduit. Ses cariatides, figures féminines proches de statues antiques, et surtout ses visages ovoïdes aux mandelas séduisent le grand public. Le choix de l’Orangerie est d’interroger la relation de l’artiste au galeriste et collectionneur Paul Guillaume (1891-1934). Ce dernier, qui partage avec Modigliani un intérêt pour l’art et la poésie africaine, s’investit dans la promotion de son œuvre. Ce ne sont pas moins d’une centaine de toiles et une dizaine de sculptures de Modigliani qui sont passées entre les mains du marchand, dont certaines sont exposées au musée.

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Voir Matisse par lui-mêmeMusée Matisse, Nice. « Matisse. Les livres d’art. Le tournant des années 1930 ». Du 24 juin au 24 septembre.

Quel est le message de Frida Kahlo ?

Fidèle à sa vocation, le musée Matisse de Nice continue d’explorer l’œuvre du maître en se concentrant cette fois sur les années 1930. C’est à cette époque que la revue Cahiers d’art schaf de Christian Zervos publie une importante monographie sur l’artiste (1936). C’est aussi l’époque où Henri Matisse (1869-1954) commence à photographier les états successifs de ses tableaux, comme c’est le cas des vingt-quatre états photographiés du Grand Nu Rose [voir ill.] qui montre la stylisation progressive du chiffre. Conçue avec le Philadelphia Museum of Fine Arts et le Centre Pompidou, l’exposition bénéficiera d’importants prêts.

A Repetita Centre Pompidou-Metz, Metz. « Répétition ». Du 4 février 2023 au 27 janvier 2025.

Pourquoi Frida Kahlo est un symbole ?

A priori, le terme de répétition cadre mal avec la volonté souvent manifestée par les artistes de réaliser un chef-d’œuvre, unique et unique. Partant d’un tableau de Marie Laurencin, La Répétition (1936), le parcours mettra en scène le travail d’artistes contemporains qui exploitent les petites variations d’un même thème ou motif. Persister, multiplier, accumuler, répéter, recommencer, sont autant de gestes utilisés par des artistes dont les pratiques sont pourtant profondes, comme Bernd et Hilla Becher, Aurélie Nemours, Jean-Pierre Pincemin ou Djamel Tatah.

Toutes les teintes de MaillolLa Piscine, Roubaix. « Aristide Maillol : la recherche de l’harmonie ». Du 25 février au 28 mai.

Pourquoi Frida Kahlo est un symbole féministe ?

La monographie d’Aristide Maillol (1861-1944), qui était conservée au musée d’Orsay, déménagera à La Piscine, qui conservera son Île-de-France (1925) dans sa belle galerie de sculptures. Outre des statues du musée d’Orsay, des jardins du Carrousel et de la Fondation Dina Vierny, le parcours proposera des prêts exceptionnels de la Fondation Oskar Reinhart à Winterthour (Suisse) et des dessins inédits. Il mettra également en lumière des aspects moins connus de son travail comme la peinture et les arts décoratifs. L’occasion de réfléchir sur un artiste qui a fait du retour au classicisme un nouveau modernisme.

Alexandrie, Mucem ancien et moderne, Marseille. « Alexandrie: Futurs Antérieurs ». Du 8 février au 8 mai.

Quels sont les engagements de Frida Kahlo ?

Cette coproduction franco-belge, qui sera présentée à l’automne au Musée des Beaux-Arts de Bruxelles, viendra au Mucem en février. Prenant pour thème une ville, cette exposition vise à défier les visions stéréotypées de la ville fondée par Alexandre le Grand dans le delta du Nil. Pour la méthode, elle confrontera le très ancien – les vestiges archéologiques – aux créations très contemporaines de dix-sept artistes actuels. Un parcours qui résonne avec « Connectivités », l’une des expositions permanentes du Muséum de Marseille, consacrée aux grandes villes portuaires de la Méditerranée.

Œuvres miroirs Musée d’Art de Nantes, Nantes. « Hypersensible, un regard sur la sculpture hyperréaliste ». Du 7 avril au 3 septembre.

Outre le visible et l’effet de similitude troublant, cette exposition s’intéressera à la dimension sensible des représentations hyperréalistes. En réunissant une trentaine de sculptures des pionniers du mouvement américain nés dans les années 1960 et d’artistes contemporains comme Gilles Barbier (né en 1965) ou Berlinde De Bruyckere (née en 1964), il soulignera également le renouveau de cet art figuratif. centrée sur l’homme. Seule collection publique française à détenir une œuvre de Duane Hanson (1925-1996, cf. ill.), le musée bénéficie à cette occasion d’importants prêts étrangers.

Quelle est le combat de Frida Kahlo ?

L’art comme économie de moyens Musée d’art de Rouen, Rouen. « Martin Barré, les oeuvres de la Fondation Gandur pour l’art ». Du 11 février au 18 septembre.

Cette exposition porte sur la décennie, entre 1956 et 1967, au cours de laquelle Martin Barré (1924-1993) systématise sa recherche d’un minimalisme pictural radical. Palette réduite à quelques nuances de noir et de brun, formes concentrées, utilisation parcimonieuse de la matière, application directe des tubes de couleur, utilisation innovante de la bombe aérosol… Parmi les quatorze œuvres présentées – offertes par la Fondation Gandur pour les arts – montrent pour la première fois depuis 1967 la maquette du rideau de scène de la grande salle de la Maison de la culture à Grenobel.

Dans les yeux de MedusaMusée des beaux-arts, Caen. « Sous le regard de Méduse. » De la Grèce archaïque aux arts numériques. Du 13 mai au 17 septembre. « Un condensé d’histoire de l’art »,

Quel est le message de Frida Kahlo ?

c’est ce que propose le Musée des Beaux-Arts de Caen autour de la figure de la Méduse. De Botticelli à Damien Hirst, de Rubens à Anish Kapoor, la figure mythologique est présentée sous ses formes anciennes et modernes. En réunissant ces œuvres, le Musée normand veut écrire une histoire de l’iconographie de Méduse, la Gorgone mythologique qui a fasciné l’art occidental. À travers les époques et les supports (peinture, sculpture, photographie, cinéma, jeux vidéo), Strauss 90 réunira des œuvres très différentes pour tenter de pétrifier le visiteur.

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Où sortir à Paris exposition ?

Découvrez ValadonCentre Pompidou-Metz, Metz. « Suzanne Valadon. Un monde à elle ». Du 15 avril au 11 septembre.

Si elle n’a jamais cessé d’exposer, Suzanne Valadon (1865-1938) n’a pas fait l’objet d’une grande rétrospective depuis 1967 au Musée national d’art moderne en France. C’est dire qu’en 1996 la présentation de près de cent cinquante peintures et papiers à la Fondation Pierre Gianadda (Suisse) a marqué un tournant. Chiara Parisi, directrice du Centre Pompidou-Metz, met en avant la richesse des collections nationales de ses oeuvres, l’épopée romanesque et la modernité d’une peintre qui a su mettre en valeur l’art de ses grands contemporains. style personnel puissant.

  • Voyage aux RuinesMusée des Beaux-Arts, Lyon. « Les formes de la ruine ». novembre 2023.
  • Publié en 2020, Une histoire universelle des ruines : des origines aux Lumières de l’historien Alain Schnapp a initié une véritable réflexion sur nos vestiges. Au Musée des Beaux-Arts de Lyon, cette réflexion se poursuit sous la forme d’une exposition conçue comme un « voyage dans les ruines ». Réunissant les différentes civilisations du globe, le parcours évoquera la mémoire, l’oubli, l’aspect politique des ruines et la contradiction entre matériel et immatériel.
  • Hockney, un peintre toujours de son temps Musée Granet, Aix-en-Provence. « David Hockney, Collection Tate ». Du 28 janvier au 28 mai.
  • En collaboration avec la Tate Gallery, qui prête la plupart des œuvres, le Musée Granet présentera la dernière étape – après Bruxelles, Vienne et Lucerne – d’une rétrospective de voyage consacrée à David Hockney (né en 1937). Cela inclut toute sa carrière, des années 1950 à nos jours et souligne la recherche de l’artiste britannique sur la perspective et la représentation, une constante qui traverse ses oeuvres peintes, mais aussi ses gravures, ses dessins et que l’on retrouve dans ses photographies et ses collages. . ou dans ses compositions plus récentes avec les technologies numériques.

Albert Marquet pose sa palette en Normandie, Musée d’Art Moderne André-Malraux, Le Havre. « Albert Marquet en Normandie ». Du 22 avril au 24 septembre.

Comment peignait Rothko ?

Qu’il s’agisse d’un important Le Havre, le bassin (1906, voir ill.) ou de 18 autres oeuvres d’Albert Marquet (1875-1947), dont est propriétaire le musée, l’exposition de cette « bête timide » se justifie, qui vient d’être achetée Le Havre, le bassin (1906). La particularité de cette présentation portera sur la Normandie, une région qui a inspiré à l’artiste de nombreux paysages ou vues urbaines. Toujours quelque peu détaché des divers courants artistiques qui se sont succédés, Marquet, sans le théoriser, a inventé une forme de réalisme discret mais têtu.

Man Ray dans tous ses états Palais Lumière, Évian « Man Ray (1890-1976), un Américain à Paris ». Du 1er juillet au 5 novembre.

Le public connaît Man Ray (1890-1976) avant tout pour ses photographies dont certaines sont très célèbres (Le Violon d’Ingres), sa participation au mouvement surréaliste et ses nombreuses muses. Mais cet Américain amoureux de la France – il est enterré au cimetière de Montparnasse – était aussi peintre, graveur, réalisateur… Le Palais Lumière d’Evian, qui s’est fait une spécialité d’organiser des expositions grand public l’été saison, entend montrer toutes les facettes d’une belle artiste.

Quelle est la différence entre un musée et une exposition temporaire ?

Gengis Khan, sans la ChineChâteau des Ducs de Bretagne, Musée d’Histoire, Nantes. « Gengis Khan. Le Grand Échange Mongol ». Du 14 octobre 2023 au 5 mai 2024.

L’exposition sur le maître des steppes devait se tenir en 2020 au château des ducs de Bretagne. Mais le partenariat avec certains musées chinois permet à Pékin d’interférer avec la censure dans le programme. Pour l’institution nantaise, il était impensable de continuer dans ces conditions. Trois ans plus tard, ce projet prend forme avec un autre partenaire, la Mongolie, qui prête de nombreux objets jamais vus en Europe. La prémisse est restée la même : marquer la Pax Mongolica, qui a suivi les conquêtes sanglantes, a ouvert la voie au développement du commerce, de l’art et de la science.

L’art de la grisaille Musée des Flandres, Cassel. « Quand l’art de Hans Op de Beeck rencontre les maîtres flamands ». Du 31 mars au 3 septembre.

Quelle expo au Louvre ?

Nouvelle piste permanente, importants gisements de Valenciennes, Versailles et Dunkerque, trois nouvelles salles : en 2022 le Musée des Flandres à Cassel (Nord) subit une petite transformation. Pour donner vie à cette toute nouvelle exposition, le musée départemental a fait appel à Hans Op de Beeck (né en 1969). La palette colorée des maîtres flamands contrastera donc avec les nuances grises du plasticien belge. Une confrontation pas si surprenante : l’art de la grisaille appartient aussi à la Renaissance flamande.

Abstraction et Mysticisme, Tate Modern, Londres. « Hilma Af Klint & Piet Mondrian: Life Forms. Du 20 avril au 3 septembre.

Où se trouve l’exposition Frida Kahlo à Paris ?

D’un côté, Piet Mondrian (1872-1944), reconnu comme l’un des pères de l’abstraction. D’autre part, Hilma Af Klint (1862-1944), une artiste suédoise dont l’œuvre, faite de formes florales, géométriques et biomorphiques, est restée confidentielle jusqu’en 1986, date de la grande exposition de Los Angeles. Les deux artistes partageaient un intérêt commun pour les nouvelles idées sur la spiritualité et sa relation avec l’art. Bénéficiant de prêts exceptionnels du Kunstmuseum de La Haye, cette approche unique offre une vision originale des sources de l’abstraction.

Généreux VermeerRijksmuseum, Amsterdam. « Vermer ». Du 10 février au 4 juin.

A quelques mois du vernissage de l’exposition événement, trois nouvelles toiles viendront s’ajouter au catalogue raisonné très limité (une trentaine d’oeuvres) du peintre de Delft. Le Rijksmuseum a une promesse à tenir, tout comme le Louvre, en 2019 avec Léonard de Vinci : réunir le plus grand nombre d’œuvres de Johannes Vermeer (1632-1675) en un même lieu. Avec ce corpus élargi, la tâche est facilitée. Dans le cadre de la préparation de l’exposition, le Mauritshuis de La Haye a accepté de se séparer de Girl with a Pearl Earring pendant quelques mois. Washington, Francfort, Dublin : rares sont les toiles de Vermeer en dehors des Pays-Bas qui manquent.