Les fonctionnaires face à des problèmes de santé publique | Miroir social

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Written By Sophie Ledont

Rédactrice passionnée qui a vécu dans plus de 25 pays toujours à la recherche de la dernière information.

4ème Edition du Baromètre Santé Publique : Santé Mentale, Vaccination, Covid, Addictions…

Depuis 2011, l’Urops (anciennement MFP Services) interroge par questionnaire les fonctionnaires de son cadre sur leur état de santé*. Perceptions, ressentis, attentes et besoins des responsables en matière de prévention pour améliorer leur santé et identification des principaux déterminants qui leur paraissent importants à prioriser.

Lors du colloque national organisé le 20 septembre 2022, l’Urops, partenaire prévention de la CNAM, a présenté les résultats de la quatrième édition de son Baromètre Santé de la Fonction Publique.

Interrogés sur les sujets de la caisse publique de santé – l’impact du Covid 19, le bien-être mental, les vaccins, les addictions, l’alimentation et l’activité physique,… Les responsables dévoilent les problèmes de santé qu’ils rencontrent dans leur vie personnelle et professionnelle.

Des fonctionnaires en bonne santé malgré une forte hausse des maladies chroniques

83% des 6 000 personnes interrogées ont une perception satisfaisante de leur état de santé – 14% une perception très satisfaisante – un taux relativement stable par rapport à leur ressenti en 2018 (- 1 point).

Mais de nets changements se dessinent : 40 % déclarent souffrir d’une maladie chronique (diabète, asthme, etc.), d’un handicap ou d’un problème de santé qui les préoccupe depuis au moins six mois et nécessite des soins ou des traitements réguliers. points de plus qu’en 2018. Cette augmentation s’observe aussi bien chez les hommes que chez les femmes.

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L’impact de la covid 19

Cette tendance se retrouve au niveau des soins en ALD, où 29% des répondants déclarent

bénéficie du régime longue maladie (+3 points par rapport à 2018), une proportion nettement plus élevée

supérieure à la population nationale (18 % pour le régime général, source : CNAM, DSES).

Depuis le début de l’épidémie de Covid-19, 58% des personnes interrogées ont déjà fait un test (22% après avoir eu des symptômes, 36% sans symptômes) et 9% ont eu un résultat positif. La pratique du dépistage est corrélée à l’âge : les plus jeunes ont été les plus nombreux à réaliser un test (71 % des 18-39 ans) et les plus âgés les moins nombreux (49 % des 70 ans et plus).

11% des répondants ont consulté un médecin après ces symptômes, principalement en

consultation physique (8%). 1% ont été hospitalisés et 0,1% des répondants admis aux soins intensifs.

Alimentation, soins, activité physique… un quotidien bouleversé

Cette épidémie a eu un impact sur le recours aux soins des répondants ; 1/3 a renoncé à consulter un professionnel de santé, à se faire examiner ou à se faire soigner pendant cette période. 15% des répondants ont reporté la consultation, jugeant que leurs besoins n’étaient pas urgents, et 14% parce qu’ils ont rencontré des difficultés pour obtenir un rendez-vous.

Au moment de l’enquête, du 7 juin au 6 juillet 2021, 8 répondants sur 10 (taux standardisé de 74%) ont déclaré être totalement ou partiellement vaccinés, c’est-à-dire il y avait 50% de débutants D’après le déroulement de la campagne de vaccination, les personnes âgées de 60 ans et plus et les répondants avec comorbidités sont les plus vaccinés. 8% des répondants avaient l’intention de se faire vacciner et 18% des personnes âgées de 18 à 49 ans.

12 % ne souhaitaient pas se faire vacciner, une proportion qui montait à 23 % chez les 18-39 ans. Les principaux motifs de refus de vaccination sont : le manque de confiance dans le vaccin, la peur des effets secondaires, la préférence pour d’autres moyens de prévention que la vaccination, l’inefficacité du vaccin, la peur des adjuvants, etc.

Des addictions qui explosent…

Le cabinet médical est le lieu privilégié des fonctionnaires de l’Urop pour se faire vacciner (40%), bien que les vaccinodromes et les lieux de travail soient stratégiques dans la campagne de vaccination, valorisés en priorité par respectivement 30% et 17% des répondants.

Le Covid 19 a eu un impact mitigé sur les habitudes alimentaires, mais a entraîné une forte réduction de l’activité physique des répondants. Par rapport à février 2022 (avant la mise en place des mesures de confinement), 16% des personnes interrogées déclarent cuisiner plus de plats « faits maison » qu’avant, 14% mangent plus de fruits et légumes, mais 11% mangent plus entre les repas, 11% mangent moins. régime équilibré.

A noter que contrairement aux autres tranches d’âge, les moins de 40 ans sont plus susceptibles d’avoir augmenté leur consommation de produits gras, sucrés ou salés (23% contre 18% qui mangent moins).

L’activité physique a été fortement réduite durant cette période. 39% déclarent faire moins d’activité physique qu’avant les mesures de confinement contre 37% des Français (source : IRDES, enquête CoviPrev).

L’addiction est aussi particulièrement présente chez nos répondants.

Parmi les sondés, 19% estiment que leur usage des écrans (jeux vidéo, paris en ligne, réseaux sociaux, usage d’internet) pose un problème pour leur santé, notamment les jeunes de 18 à 39 ans (35%). C’est la dépendance la plus reconnue.

…Une santé mentale fortement dégradée

Actuellement, 11 % des répondants sont fumeurs, soit une proportion qui reste nettement inférieure à celle observée dans la population française et qui tend à diminuer (contre 32 % pour l’ensemble des Français âgés de 18 à 75 ans). Cette proportion atteint 18 % chez les personnes souffrant d’anxiété, de dépression ou de troubles du sommeil. Parmi les fumeurs, 31 % envisagent d’arrêter d’ici 1 an. Les fumeurs sont particulièrement conscients des problèmes de santé qu’ils encourent (57% des fumeurs estiment que leur consommation de tabac leur pose un problème de santé contre 16% pour l’ensemble des répondants).

La grande majorité des répondants boivent de l’alcool au moins occasionnellement (83 %) et 12 % présentent des comportements à risque en buvant presque tous les jours. 16% des fonctionnaires du panel Urops estiment que leur consommation d’alcool pose un problème pour leur santé, et seulement 29% de ceux qui boivent tous les jours ou presque.

11 % des répondants déclarent prendre régulièrement des anxiolytiques ou des somnifères. Cette proportion atteint 53 % pour les répondants souffrant de troubles anxieux, de dépression ou de troubles du sommeil.

Au total, une faible proportion de répondants souhaiteraient être informés ou aidés sur les risques d’addiction que ces substances ou écrans peuvent engendrer (10%). Pourtant, 29 % des utilisateurs d’anxiolytiques ou de somnifères sont intéressés, tout comme 20 % des fumeurs.

Très suivie pendant la crise sanitaire, la santé mentale des Français a été particulièrement touchée, tout comme les responsables européens. Au moment de l’enquête, 44 % des répondants sont en situation de mauvaise santé mentale. Plus les répondants sont jeunes, plus leur santé mentale se dégrade (72% des 18-39 ans), les femmes sont également plus touchées (53%), de même que les personnes ayant un enfant à la maison (63%) et les célibataires (53 %). %).

Dans le détail, 33% des répondants se sentent souvent stressés, 32% épuisés et 19% tristes. A l’inverse, 54% se sentent souvent heureux et 49% dynamiques.

Les troubles du sommeil sont fréquents chez les répondants, 2/3 d’entre eux déclarant en avoir eu au cours des 8 derniers jours, soit une proportion légèrement supérieure à ce qui est enregistré dans la population générale (69 % en taux standardisé contre 66 % pour les Français) ). Les jeunes de 18 à 39 ans sont ceux qui souffrent le plus (79%, dont 27% beaucoup).

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1/4 des personnes interrogées avouent avoir eu plus de difficulté à se concentrer dans le passé 4

Un fort besoin en opérations de prévention santé

semaines.

La crise sanitaire a intensifié les sentiments d’ennui pour 41% des personnes interrogées et d’isolement pour 35% d’entre elles. 1/3 avait peur de sortir et de rencontrer d’autres personnes, et 1 répondant sur 5 a mentionné des problèmes relationnels avec ses proches.

En revanche, les fonctionnaires, compte tenu de leur statut, ne sont que peu touchés financièrement par la crise.

Urops, partenaire de la cnam pour construire des opérations de prévention sur mesure…

puisque seulement 7 % avaient des difficultés financières majeures.

Les personnes interrogées ont également dû faire face à plus de restrictions liées à leur activité professionnelle qu’avant la crise sanitaire : près de la moitié des travailleurs avaient une activité accrue, et tout autant craignaient la pollution sur leur lieu de travail ou dans les transports. Alors que 2/3 des actifs interrogés ont eu recours au télétravail depuis le début de l’épidémie de Covid-19, ce mode de travail a créé des difficultés pour 40% d’entre eux.

Les femmes étaient plus touchées par toutes les difficultés professionnelles mentionnées et les

le télétravail était considéré comme plus contraignant pour les 18-39 ans et les personnes ayant des enfants au foyer.

Les répondants du baromètre sont conscients de la nécessité de trouver des méthodes alternatives pour lutter contre leur addiction et souhaitent être accompagnés d’opérations de prévention et d’information adaptées :

9% déclarent vouloir être accompagnés face à l’alcool, tout comme 29% des usagers d’anxiolytiques et 20% des fumeurs…

Quant à la santé mentale, qui – comme celle des Français – s’est fortement dégradée, la mise en place de solutions de soutien psychologique et d’information sur l’anxiété, la dépression ou les troubles du sommeil est une nécessité absolue.

L’Urops, pour l’Union Régime Obligatoire en Prévention Santé, gère 1,2 million d’allocataires (assurés sociaux et ayants droit) sous la tutelle de la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM), avec laquelle elle opère dans le cadre d’une convention de gestion pluriannuelle.

Son activité exclusive est de créer et d’organiser des actions de prévention dans le domaine de la santé publique, où les populations de fonctionnaires appartiennent aux ministères de l’Union européenne.

Forte de sa connaissance approfondie de l’environnement gouvernemental étatique, l’Urops s’appuie sur un réseau de fonctionnaires formés à la réalisation d’actions aussi diverses que la vaccination antigrippale, le dépistage du diabète, la santé bucco-dentaire, l’insuffisance rénale et le soutien et l’assistance psychologique. .

Les actions sont menées en collaboration avec les services administratifs avec l’aide de médecins de prévention éventuellement présents sur les sites.

Quelles sont les 3 composantes de la promotion de la santé ?

Depuis 2019 : Près de 1 200 actions menées dans les administrations.

  • > Près de 40 000 agents couverts pour la prévention de l’Urops,
  • > Taux de satisfaction de plus de 98%.
  • Urops est aussi un vecteur scientifique de prévention et de gestion des risques.

Dotée d’un conseil scientifique pluridisciplinaire composé de professeurs de santé publique, de médecine, d’épidémiologie ou de mathématiques appliquées, l’Urops, par l’accès aux données de santé de ses assurés et l’analyse des résultats de son baromètre santé, crée des actions adaptées aux populations et développe un programme de gestion des risques, de prévention et d’innovation (GDRPI), développant un concept innovant de « Santé Publique au Travail », dans le cadre exclusif de ses missions d’intérêt général (régime obligatoire – assurance maladie).

(*) « Baromètre de la santé des fonctionnaires », enquête en ligne réalisée du 7 juin au 6 juillet 2021 auprès des répondants officiels des mutuelles de l’Union Europe âgés de 18 ans et plus. 6 000 questionnaires ont été utilisés.

L’échantillon est représentatif après application d’un ajustement sur les critères suivants : sexe, âge, assurance maladie et activité professionnelle.

Quels sont les 3 types de prévention ?

Ministère de l’Environnement Urops : Ministère de l’Economie, des Finances et de la Souveraineté Industrielle et Numérique, Ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté Alimentaire, Ministère de l’Intérieur et des Affaires Etrangères, Ministère de la Santé et de la Prévention, Ministère de la Justice, Ministre de la Défense, Ministère du Travail, plein emploi et intégration, Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, Caisse des dépôts et consignations.

Pour en savoir plus sur les activités de l’Urop

Concepts clés en promotion de la santé

Quels sont les enjeux de la promotion de la santé ?

Individuel : pour améliorer les compétences, les connaissances et les capacités des personnes.

Changement de comportement interpersonnel : famille, amis et réseaux de voisinage.

Organisations : changer les aspects d’une organisation et augmenter les compétences.

Quelles sont les stratégies de la promotion de la santé ?

Quelles sont les différentes composantes de la santé publique ? La santé publique fait appel à plusieurs disciplines différentes et complémentaires : médecine épidémiologique, sociale et économique et intègre différents concepts tels que l’environnement, l’histoire et la culture. Elle concerne toutes les dimensions des soins : préventif, curatif, éducatif et rééducatif.

Quels sont les principes de la promotion de la santé ? Les efforts de promotion de la santé visent l’égalité en santé. L’objectif est de réduire les écarts actuels en matière d’état de santé et de donner à tous les moyens et opportunités d’atteindre leur plein potentiel de santé.

Quelles sont les stratégies de la santé publique ?

Quelles sont les trois composantes de la santé selon la définition de l’OMS ? Comment l’OMS définit-elle la santé ? « La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et pas seulement l’absence de maladie ou d’infirmité. »

Traditionnellement, on distingue la prévention primaire, qui agit en amont de la maladie (ex : vaccination et action sur les facteurs de risque), la prévention secondaire, qui agit à un stade précoce de son développement (dépistage), et la prévention tertiaire, qui agit sur les complications. et risque de rechute. .

Quels sont les objectifs majeurs de notre système de santé ?

Quelle est la méthode de prévention ? Les moyens de prévention sont définis dans le règlement à l’article L4121-1 du Code du travail et comprennent : Les actions de prévention des risques et difficultés professionnelles au travail. Actions d’information et de formation. Mise en place d’une organisation et de fonds appropriés.

Quels sont les 3 niveaux de prévention ? Les trois niveaux de prévention sont primaire, secondaire et tertiaire.

La promotion de la santé est le processus qui permet aux gens de mieux contrôler les déterminants de la santé et ainsi d’améliorer leur santé. La participation de la population est cruciale dans tout effort de promotion de la santé. »

Quels sont les problèmes de santé ? Le secteur de la santé présente aujourd’hui de nombreux défis : risques pandémiques, vieillissement de la population, inégalité d’accès aux soins pour tous, décalage entre l’offre et la demande, enjeux humanitaires et eau potable. Les attentes des gens sont élevées.

Quelles sont les trois principales dimensions de la notion de santé ?

Quels sont les enjeux de santé publique ? La santé mentale : un problème majeur de santé publique L’Organisation mondiale de la santé estime que les maladies mentales se classent au troisième rang des maladies en termes de prévalence après le cancer et les maladies cardiovasculaires.

Quels sont les 4 déterminants de santé ?

a) Renforcer les environnements critiques sains. b) Permettre la participation et le renforcement des communautés locales et la mobilisation de la société civile. c) Consolider la gouvernance et les efforts intersectoriels pour améliorer la santé et le bien-être et agir sur les déterminants sociaux de la santé.

Quels sont les 3 types de prévention ? Traditionnellement, on distingue la prévention primaire, qui agit en amont de la maladie (ex : vaccination et action sur les facteurs de risque), la prévention secondaire, qui agit à un stade précoce de son développement (dépistage), et la prévention tertiaire, qui agit sur les complications. et risque de rechute. .