Lot-et-Garonne : « Il faut continuer à maîtriser les urgences »

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Le Lot-et-Garonne est l’un des seuls départements de France à réglementer ses urgences sur l’ensemble du département. Publique et privée. L’hôpital d’Agen-Nérac, la clinique Esquirol-Saint-Hilaire, le Chic Marmande-Tonneins et le centre de santé de Villeneuvois sont tous dans la boucle. « Nous sommes le département avec la plus faible démographie médicale de Nouvelle-Aquitaine, mais le département est à taille humaine et nous arrivons à travailler ensemble. « Le docteur Mailard reste positif.

Et surtout, « les médecins libéraux ont joué le jeu à fond, toute la journée, pas seulement après 18 heures ». A Marmande et Villeneuve, par exemple, il existe des centres médicaux de garde rattachés aux services hospitaliers.

« Nous devons continuer à réglementer les urgences. Je plaide même pour étendre cette réglementation au week-end », souligne le docteur Laurent Maillard, chef des urgences à Agen et Marmande. Car les résultats sont là. « A Nérac, l’année dernière, les urgences ont été fermées de mi-juin à mi-juillet et en août. Cette année, la fermeture était de trois semaines. Idem à Marmande où les caisses d’urgence ont été fermées pendant trois semaines. Cette année : une nuit. « Nous, à Marmande, avons reconstitué une équipe de titulaires et ce dispositif réglementaire apporte une satisfaction générale », annonce Laurent Maillard.

« Beaucoup de pédagogie »

Et, de fait, en cette période de régulation, personne n’est encore sans réponse. « Mais attention, 15 n’est pas un chiffre magique. Vous devez préparer votre appel. On fait beaucoup d’éducation, en incitant les gens à avoir une trousse de premiers secours a minima, avec du paracétamol et un thermomètre », insiste le docteur Michel Durenque. Ancien président du Conseil des médecins du Lot-et-Garonne, il assure régulièrement des gardes au centre 15. « Les gens veulent une réponse immédiate, parfois quand le médecin tarde à les rappeler, ils vont quand même aux urgences. « Mais, en général, la population est plutôt satisfaite, on a même un ‘merci' », tempère le chef du service.

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A quelques pas de l’ARM, dans un bureau tout en verre, il explique, rassure, aussi les personnes que lui transmettent les assistants. « Le fait que nous soyons tous dans la même pièce, y compris le centre d’appel des pompiers en face, donne un confort de travail supplémentaire », précise Laurent Maillard.

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Une réponse pour chacun

Confort relatif, surtout après 18h. En face des ARM, il y a un panneau lumineux. Il montre, en vert, que les appels sont liquides. En ce week-end, en milieu d’après-midi, les appels s’enchaînent, mais il n’y a quasiment pas d’attente. Lorsqu’il y a un double appel, le tableau passe à l’orange. Il est visible de partout, y compris de la salle de repos. « Et quand on voit que ça chauffe, on raccourcit nos temps de pause, on ne sait jamais quelle urgence est en jeu », explique Mickaël.

Signe que la pédagogie autour du leitmotiv estival « appeler le 15 avant d’aller aux urgences » commence à rentrer dans nos habitudes. « Surtout parce qu’avec ce système, nous offrons des réponses à 100 %. Certes côté urgence, la situation est encore tendue, « mais les professionnels ont l’impression de revenir davantage à leur cœur de métier », assure le docteur Maillard.