Mael Mbaye : « Repenser ensemble les fondements du partenariat qui lie nos économies »

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Rédactrice passionnée qui a vécu dans plus de 25 pays toujours à la recherche de la dernière information.

La conversation était modérée par Mouhamet Ndiongue

Table des matières

Lorsqu’on parle d’investissement, les gens affirment souvent que les principes de base éprouvés en matière d’investissement n’ont pas changé depuis des décennies : tant que nous nous en tenons à ces principes, nous avons de bonnes chances de réussir. Bien que cela puisse être vrai dans quelques cas, par exemple, acheter à bas prix et vendre à prix élevé, le paysage de l’investissement a été considérablement transformé à bien d’autres égards. Les investisseurs modernes sont confrontés à de nombreux défis uniques.

Chez Bpifrance, la mission est « d’offrir aux entrepreneurs les meilleures conditions, tant financières qu’accompagnantes », afin qu’ils puissent accélérer et développer leur projet entrepreneurial.

Pour y parvenir, Bpifrance a développé un continuum de solutions en termes d’accompagnement, de financement, de garanties et d’investissements pour faire face aux nombreux défis rencontrés par l’entrepreneur au cours de son aventure.

Ce filet de sécurité, dont le but est d’encourager et d’encourager l’entrepreneur, a été expliqué par M. Mael Mbaye, responsable régional Afrique du Nord chez Bpifrance, invité pour ce numéro.

Dans un contexte géopolitique très complexe, M. Mbaye reste convaincu que « les nouvelles réalités qui se dessinent doivent nous amener à repenser ensemble les bases du partenariat qui lie nos économies ». « Nous vivons à une époque de changement global. « , se souvient-il.

l Qui est Maël Mbaye ? Quel a été votre parcours qui vous a amené à être aujourd’hui directeur régional Afrique du Nord de Bpifrance ?

– Diplômée de Sciences Po Paris, après une enfance passée au Maroc, j’ai eu l’opportunité de travailler dans différents secteurs au Liban et en Turquie (investissements, conseil et relations publiques) avant de rejoindre la Banque Publique d’Investissement – Bpifrance.

J’ai commencé ma mission à la direction de l’innovation de Bpifrance. En tant que responsable de programmes d’innovation à l’international, j’ai accompagné la mise en place de dispositifs de financement et d’accompagnement destinés aux start-up qui souhaitent accélérer le développement de leurs produits à usage commercial international. Cette mission a offert un panorama global des principales tendances d’affaires dans les secteurs stratégiques régionaux. Ce sont plus de 100 startups et PME en contact avec les grands fonds d’investissement, les grandes banques, les grands comptes et les collectivités publiques, que mon équipe et moi-même accompagnons chaque année dans leur croissance à l’international.

En plus de me concentrer sur l’Asie (Singapour, Taïwan, Corée du Sud, Chine), l’Amérique du Nord et l’Europe, j’ai également initié le renforcement des liens entre les écosystèmes tech français et africains, notamment maghrébins.

Après 6 ans de travail sur des sujets liés à l’innovation, je suis donc heureux de me lancer dans cette nouvelle aventure : déployer et coordonner les activités de Bpifrance au Maghreb, en lien étroit avec le plan Afrique porté par le groupe (outre le lien personnel avec la région) .

l Quels sont les objectifs et la mission de Bpifrance ?

– Banque publique d’investissement, nous sommes une banque d’entrepreneurs. Notre objectif est simple : offrir aux entrepreneurs les meilleures conditions, tant financières qu’accompagnatrices, pour qu’ils puissent accélérer et développer leur projet entrepreneurial.

Pour ce faire, nous avons développé un continuum de solutions en termes d’accompagnement, de financement, de garanties et d’investissements pour faire face aux nombreux défis auxquels un entrepreneur est confronté au cours de son aventure. Le but de ce filet de sécurité est de pouvoir inciter et inciter l’entrepreneur à s’inscrire dans une logique durable avec tous les risques associés.

Se décharger de la lecture des marchés, trouver de nouvelles opportunités, concrétiser le projet d’investissement et fondateur, redéfinir son positionnement, anticiper les ajustements nécessaires en fonction de la dynamique de l’entreprise : l’entrepreneuriat est une école de plusieurs années. Ce faisant, nous nous engageons à être aux côtés des porteurs de projets, de la start-up au grand groupe, afin de sécuriser au mieux chaque étape. La proximité est une valeur clé de notre mission.

Vous l’avez compris, nous souhaitons simplifier les flux commerciaux avec nos systèmes. Une démarche que nous soutenons avec tous les partenaires économiques marocains, régionaux et européens.

Par exemple, notre partenariat que nous avons initié en 2014 avec Attijariwafa bank est une parfaite illustration de la volonté commune de rapprocher les PME et ETI marocaines et françaises. Un autre exemple est notre coopération avec des fonds d’investissement régionaux comme Africinvest et Amethis. Nous sommes convaincus que le cofinancement et le co-investissement sont les piliers du récit ambitieux partagé par les écosystèmes marocain et français sur le long terme.

l Sur quelles zones les investissements de Bpifrance se concentrent-ils en Afrique du Nord ? Quels sont les canaux de financement ?

– Les dynamiques sectorielles en Afrique du Nord sont extrêmement dynamiques, même si elles varient selon les pays, certains se positionnant plus que d’autres sur des secteurs stratégiques.

Cela offre désormais aux entrepreneurs des projections solides concernant certains marchés clés en Europe, en Afrique ou au Moyen-Orient. Par exemple, je pense au secteur automobile au Maroc : premier secteur d’exportation du Royaume, le secteur automobile marocain est aujourd’hui le standard de l’industrie, pleinement intégré dans les chaînes de valeur, attirant ainsi de plus en plus d’investissements (notamment dans l’innovation). avec un effet domino efficace sur d’autres secteurs tels que le maritime, l’énergie, la santé, etc.

Notre démarche d’investissements et de financements vise donc d’une part à favoriser la complémentarité des écosystèmes français et marocain, et d’autre part à participer à la création de champions régionaux.

Pour les entrepreneurs français intéressés par le marché marocain, nous insistons sur l’adoption d’une approche à long terme qui fonctionne bien avec les acteurs établis. L’objectif ne doit pas être de se substituer à l’entreprise marocaine, mais de favoriser une approche partenariale et de co-développement.

Mobiliser vos investissements au Maroc, démarrer le processus d’implantation avec un partenaire marocain, comprendre le marché et les ouvertures que la place marocaine offre vers l’Afrique subsaharienne, autant de réflexes que nous invitons chaque entrepreneur français à avoir avant de faire le premier pas. Ainsi, nous leur apportons le carburant financier pour promouvoir leur projet : recherche et financement de trésorerie, garantie des prises de participation, solutions de financement pour leurs clients (crédit export), etc.

En miroir, notre activité de fonds de fonds en collaboration avec des investisseurs régionaux et internationaux nous permet de contribuer au développement international et à l’exportation des entreprises marocaines dans divers secteurs : tourisme, santé, énergie verte, industrie culturelle et créativité, agroalimentaire et bien plus encore. Aujourd’hui, notre exposition aux investissements indirects au Maroc est estimée à plus de 300 millions d’euros dans plus de 50 entreprises marocaines. Dans la même logique et avec des partenaires publics et privés, nous souhaitons accompagner davantage les entreprises marocaines dans leur développement international, notamment en adressant les marchés français et européens.

l Les relations diplomatiques entre pays peuvent-elles affecter les projets de Bpifrance ? Quelle valeur ajoutée la diplomatie peut-elle apporter à la politique de Bpifrance ?

– Les nouvelles réalités qui se dessinent doivent nous amener à repenser ensemble les fondements du partenariat qui lie nos économies. Nous vivons à une époque de changement global. S’inscrire davantage dans la logique de co-entrepreneuriat, de co-innovation, de co-investissement et de co-industrialisation entre acteurs économiques pour un partenariat équilibré et inclusif : c’est ce qui guide nos actions et notre philosophie à travers le continent depuis plusieurs années.

Cela s’illustre concrètement au quotidien par nos actions de mise en relation des acteurs et de financement des flux d’affaires entre les entreprises françaises et leurs partenaires, en coopération et complémentarité avec l’ensemble des acteurs institutionnels et privés marocains, français et européens.

En juillet dernier, par exemple, nous avons organisé une grande rencontre d’entrepreneurs méditerranéens, européens et africains à Casablanca. Cet événement, intitulé Inspire&Connect Méditerranée, a réuni plus de 800 entrepreneurs, investisseurs et acteurs économiques de 12 pays des deux côtes qui souhaitent promouvoir, partager et développer de nouvelles collaborations pragmatiques et audacieuses. Au total, 800 ambassadeurs de l’entrepreneuriat se sont réunis le 4 juillet avec le même objectif : repousser les frontières économiques et financières pour un partenariat économique renouvelé entre les deux côtes. La journée a également permis plus de 1 000 rendez-vous B2B, ce qui illustre notre volonté de pouvoir allier une démarche concrète à une réflexion partagée.

De telles manifestations permettent d’établir un dialogue constructif basé sur des constats communs et des problématiques communes identifiées et peuvent contribuer à une nouvelle perspective sur l’importance de la plateforme euro-méditerranéenne et des interrégions, notamment du point de vue de la diplomatie économique.

l En termes de compétitivité, quelle est l’attractivité des entreprises africaines, notamment maghrébines ?

– Il est indéniable de reconnaître l’essor des entreprises africaines, malgré les dynamiques différentes qui dépendent des marchés africains (54 pays avec des conditions d’affaires différentes). La crise sanitaire a clairement porté un coup plus ou moins sévère à toutes les économies du continent, poussant de nombreux gouvernements à lancer des plans de relance ambitieux pour rediriger les investissements vers les systèmes de production vitaux des économies africaines. L’augmentation du nombre de zones économiques spéciales (ZES) à travers le continent démontre une tendance soutenue par de nombreux pays qui veulent encourager le développement de secteurs industriels compétitifs en attirant les investissements des acteurs nationaux et internationaux.

La dynamique mondiale continue de conduire les entreprises africaines vers de nouvelles opportunités de développement et de croissance. Cela est prouvé par les excellents résultats des écosystèmes de startups à travers le continent. Le dernier rapport de Partech Fund l’illustre parfaitement : le montant levé a triplé pour atteindre plus de 5 milliards de dollars en 2021 ! Des pays comme le Nigeria, le Kenya ou l’Egypte se démarquent davantage, mais cela crée une dynamique globale pour toutes les startups du continent, notamment celles d’Afrique du Nord. Des startups comme Chari, Dabadoc ou Instadeep en sont de bons exemples !

l Comment évaluez-vous l’écosystème entrepreneurial marocain par rapport aux autres de la région MENA ? Et ses freins ?

– Il est intéressant de noter la maturité de l’écosystème d’affaires marocain et surtout sa trajectoire de croissance.

Premièrement, le marché bancaire marocain est aujourd’hui l’un des plus structurés de la région MENA avec la présence de grandes banques marocaines au Maroc et à l’étranger. La forte liquidité du marché marocain offre aujourd’hui une stabilité à tout investisseur ou entrepreneur qui s’intéresse au Maroc et/ou souhaite renforcer sa présence pour une adresse sur le marché national ou international (notamment ouest africain et sud européen). Pour un acteur comme Bpifrance, cela permet d’envisager des cofinancements et des schémas de garantie avec certains partenaires bancaires pour les entreprises que nous accompagnons.

D’autre part, cette stabilité est un élément fondamental pour les compagnies d’assurance privées comme publiques. Notre exposition de plus de 500  M€ en assurance-crédit (destiné à garantir les contrats commerciaux contre les risques de non-paiement ou de résiliation du contrat) confirme la confiance des marchés et des acteurs économiques internationaux.

De plus, cela se justifie également par les différentes initiatives publiques qui ont été mises en place pour structurer les différentes briques de l’économie marocaine. A titre d’exemple, l’organisation des Journées Maroco-Françaises d’Affaires par l’AMDIE, la CFCIM et l’Ambassade du Maroc en France est une initiative décisive dans ce nouveau paradigme du partenariat souhaité : une dynamique qui pousse les entreprises marocaines à renforcer leurs stratégies d’investissement et commerciales de déploiement sur les marchés européens et français avec un accompagnement personnalisé et avec les partenaires les plus importants.

Cependant, l’écosystème entrepreneurial marocain fait encore face à certains défis. Parmi les constats, on peut citer surtout les difficultés des jeunes start-up à lever des fonds au stade de l’amorçage et au-delà, ainsi que l’accès difficile au financement par emprunt. Cela s’explique à la fois par l’appétit pour le risque encore élevé des business angels et des fonds de capital-risque (et une réglementation complexe), ainsi que par le système de garantie exigé par les banques, qui ne correspond plus au profil des jeunes entrepreneurs (surtout si la garantie est pour la terre obligatoire). Un sujet bien connu que les opérateurs privés et publics marocains tentent d’aborder afin d’offrir un cadre plus stable aux jeunes entreprises innovantes.

Quelle est la vraie richesse du Maroc dans la dynamique de son attractivité en investissements directs avec des IDE estimés à 250 milliards de dirhams ?

– En raison du contexte mondial actuel et des incertitudes qui y sont liées, de nombreuses entreprises considèrent le Maroc comme une plate-forme stable pour maintenir des actifs en Afrique du Nord et donc une opportunité de se lancer sur certains marchés européens ou ouest-africains. On l’observe principalement en raison de la demande accrue de garanties pour des projets internationaux (destinés à assurer les prises de participation d’une entreprise française dans sa filiale étrangère) par les clients, soit pour une croissance externe, soit pour la constitution d’une joint-venture avec un partenaire marocain.

A cela s’ajoute la structuration des appuis destinés aux investisseurs étrangers, tels que les centres régionaux d’investissement, les chambres de commerce et autres acteurs privés. Aujourd’hui, Casablanca rassemble de grandes structures de conseil et un groupe de professionnels dédiés et qualifiés pour accélérer le déploiement de projets d’investissement à court et à long terme.

D’autre part, bien que le Maroc soit intéressant pour son marché national (bien que les entreprises marocaines aient déjà bien investi), l’écosystème offre aujourd’hui des connexions intéressantes avec certains marchés à fort potentiel en Afrique de l’Ouest (notamment la Côte d’Ivoire et le Sénégal), ainsi qu’en Europe du Sud et USA. Le port de Tanger Med en est un bon exemple : connecté à plus de 180 ports dans le monde, il ouvre de nouvelles possibilités aux industriels et sociétés de services qui repensent l’organisation de leurs chaînes de valeur en fonction des enjeux de modèles. production avant la crise sanitaire.

Enfin, il est important de mentionner la présence de pôles universitaires marocains et internationaux (UM6P, ESSEC, 1337, etc.), qui attirent également de nombreuses entreprises qui souhaitent constituer des équipes expérimentées, non seulement pour le marché marocain, mais aussi pour l’international. marché, il révèle donc un autre aspect de ces nouveaux paradigmes évoqués plus haut.

Le Maroc semble donc s’orienter de plus en plus vers un modèle d’attractivité de fabrication à haute valeur ajoutée, qui nécessite tout un écosystème adapté à des investissements ciblés.

l Quel est le niveau du portefeuille de Bpifrance au Maroc ? Quelle est votre stratégie pour développer le portefeuille dans le contexte géopolitique tendu de la région du Maghreb ?

– Aujourd’hui nous accompagnons plus de 2000 entreprises en Afrique du Nord, avec la majorité des entreprises au Maroc. Ce portefeuille est composé majoritairement de PME et ETI des secteurs de l’outillage industriel, du BTP et des services informatiques. Néanmoins, il est intéressant d’observer l’intérêt croissant des entreprises pour le domaine de l’efficacité énergétique (notamment les unités mobiles et les réseaux intelligents) et de la santé (la dimension numérique s’est accélérée après la crise sanitaire).

Les préoccupations macroéconomiques nous obligent d’autant plus à assumer notre rôle premier : en tant qu’acteur contracyclique, nos dispositifs visent également à fournir le filet de sécurité nécessaire aux entreprises dans les moments plus difficiles.

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En ce sens, nous suivons de près l’évolution des marchés dans la région et plus largement en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique. La hausse des prix des matières premières et de l’énergie pourrait en persuader certains de réduire leurs opérations en Afrique du Nord, voire de restituer leurs actifs à la France. Il est donc crucial que nous puissions, notamment avec nos partenaires financiers, mieux assurer les activités de ces entreprises et ainsi les aider à faire face aux maux de tête à venir. C’est ce qui déterminera nos actions dans les mois à venir, sans continuer à explorer de nouvelles voies de coopération dans les secteurs d’avenir, comme l’hydrogène vert, l’énergie solaire, la e-santé, etc.

l Quelle est la relation client entre Bpifrance et les entrepreneurs marocains ?

– Depuis notre arrivée au Maroc, nous avons été bien accueillis par les entrepreneurs et opérateurs marocains. Notre position d’intermédiaire avec notre écosystème français et européen nous permet de faciliter de nouveaux flux commerciaux.

Nous nous efforçons également de mettre l’accent sur notre approche, qui doit être complémentaire à la dynamique du marché marocain. Cela se manifeste aussi bien en collaboration avec des acteurs économiques marocains (comme notre excellente collaboration avec Attijariwafa Bank ou la CGEM lors d’Inspire&Connect Méditerranée) qu’avec des opérateurs français comme la Chambre de commerce et d’industrie franco-marocaine, Proparco, l’AFD ou Business France Invest .

Quelle que soit la nationalité de l’entrepreneur, nous nous efforçons d’accompagner et d’accompagner au mieux les porteurs de projets que nous rencontrons. La plateforme Euroquity, lancée par Bpifrance il y a quelques années, nous permet de faciliter les contacts entre les investisseurs de notre réseau et les entrepreneurs marocains. Elle fédère aujourd’hui plus de 18 000 entrepreneurs et investisseurs à travers le monde, soit une grande partie d’acteurs marocains et tunisiens (banques, investisseurs, entreprises).

Enfin, notre connaissance approfondie des entreprises françaises (nous accompagnons plus de 80 000 entreprises françaises par an) nous permet d’identifier directement des partenaires potentiels pour les entreprises marocaines ayant exprimé des besoins spécifiques. Nous ne ferons pas de fausse promesse si nous ne pouvons pas donner suite au projet. Le temps est précieux pour tout entrepreneur. Cependant, avec la modestie qui s’impose, nous essaierons d’apporter les solutions les plus adaptées.

Simplicité, optimisme, volonté et proximité : 4 valeurs qui guident nos actions au quotidien pour contribuer au nouvel horizon entrepreneurial et aux ambitions partagées par les deux banques.

Seine et Marne. Bonne chance pour le Café de la Création au télécentre E-Lab
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Quels sont les problèmes économiques dans les pays Africains ?

Dans le même temps, environ 30 millions de personnes en Afrique sont tombées dans l’extrême pauvreté en 2021 et environ 22 millions d’emplois ont été perdus en raison de la pandémie la même année. Cette tendance pourrait se poursuivre au second semestre 2022 et en 2023.

Quels sont les problèmes économiques de l’Afrique de l’Ouest ? Elle fait encore face à de nombreux problèmes : la fragilité des sols, les aléas climatiques comme la sécheresse, les inondations, l’érosion côtière et hydraulique fragilisent les produits agricoles.

Quelles sont les causes du manque de dynamisme économique de l’Afrique ?

Cela est dû à plusieurs facteurs : leur marché financier a été affecté par la crise financière mondiale, leur secteur bancaire est intégré au niveau national, ils sont dépendants des capitaux étrangers et ont un compte courant déficitaire.

Qu’est-ce qui empêche le développement de l’Afrique ?

La pauvreté, les faibles niveaux de santé et le manque d’éducation sont des obstacles au développement en Afrique. Cependant, cette situation est très mitigée. En plus des lacunes de développement, il y a aussi une situation politique instable. L’Afrique est un continent à la périphérie des grands échanges internationaux.

Quelles sont les causes de Sous-développement en Afrique ?

Parmi eux se trouvent :

  • Persistance des conflits armés. …
  • Mauvaise gouvernance. …
  • Croissance démographique élevée. …
  • éducation. …
  • santé…
  • Qualité d’investissement. …
  • Coûts de communication trop élevés…
  • Faible implication dans le commerce mondial.

Quelles sont les causes du ralentissement de la croissance économique des pays Africains ?

La croissance économique de l’Afrique ralentit en raison de la chute des prix mondiaux des matières premières, des pénuries d’électricité et de l’incertitude

Quel est le principal obstacle à la croissance économique de l’Afrique ?

un approvisionnement énergétique peu fiable, un mauvais réseau routier urbain-rural et des ports inefficaces figurent parmi les principaux obstacles à la croissance.

Pourquoi la croissance économique ralentit ?

Ce ralentissement s’explique par la stagnation de la croissance des trois principales économies mondiales, les États-Unis, la Chine et la zone euro, qui a des implications importantes pour les perspectives mondiales.

Quel est la situation économique de l’Afrique ?

Selon les dernières estimations disponibles, la croissance économique en Afrique subsaharienne atteindra 4 % en 2021, après avoir reculé de 2 % l’année précédente.

Quel est le pays le plus puissant économique en Afrique ?

Le Nigeria est redevenu le pays africain le plus riche du monde avec un PIB de 555 milliards de dollars en 2022, selon le Fonds monétaire international.

Quels sont les problèmes économiques dans les pays africains ?

Néanmoins, l’Afrique est le seul continent qui a connu une baisse de la production agricole par habitant au cours des 25 dernières années. Cela a entraîné l’insécurité alimentaire, la faim et la malnutrition, qui, selon la FAO en 2010, ont touché près de 300 millions d’Africains.

Qui a découvert l’Afrique en premier ?

Au début du XVe siècle, l’Afrique était une terra incognita au sud des îles Canaries. Encouragés par l’Infante Henri Pomorščak, les Portugais furent les premiers Européens à franchir le mythique Cap Bojador (1434) et à atteindre l’Afrique noire.

Comment s’appelait l’Afrique avant ? Alkebulan ou Alkebu-lan est une appellation, probablement arabe, désignant l’Afrique — parfois donnée par des écrivains européens de la période moderne.

Quel est le peuple le plus ancien de l’Afrique ?

Les Pygmées, l’un des peuples les plus anciens d’Afrique, restent fidèles à leur ancien mode de vie.

Qui sont arrivés en premier en Afrique ?

L’exploration européenne de l’Afrique a commencé avec les anciens Grecs et Romains qui ont exploré et établi des colonies en Afrique du Nord. Au XVe siècle, les Portugais, notamment sous les ordres du prince Henri le Navigateur, découvrent les côtes de l’Afrique de l’Ouest.

Quel est le premier peuple d’Afrique ?

Enfin, au sommet, le peuple Songhaï, vivant le long du Niger entre le Mali et les villes haoussa, a réussi à remodeler l’empire le long du fleuve à la fin du XVe siècle par des conquêtes militaires.

Qui est le premier à découvrir l’Afrique ?

L’explorateur portugais Henri le Navigateur (en fait un prince de sang royal qui n’a jamais vraiment navigué) fut le premier Européen à explorer méthodiquement l’Afrique et la route océanique vers l’Inde.

Qui est premier en Afrique ?

pos. ClassementÉquipageN Nombre de tirages
1Cameroun1
2Burkina Faso1
3casquette verte1
4Ethiopie1

Qui est le père fondateur de l’Afrique ?

Les fonctions
Président de la République du Ghana
enfantsSamia Nkrumah
Professionun enseignant
Foicatholicisme

Qui est le père de l’histoire africaine ?

Cheikh Anta Diop a été un pionnier dans sa volonté d’écrire l’histoire de l’Afrique avant la colonisation. Il est aussi l’un des premiers scientifiques africains à réaliser l’utilisation archéologique du carbone 14 en laboratoire en 1963. Cependant, certaines de ses thèses sont controversées.

Qui a créé l’Afrique ?

Au cours de la période historique, la civilisation de l’Égypte ancienne s’est développée le long du Nil, tandis que l’Afrique du Nord et la côte sud de la mer Méditerranée ont été influencées par les Phéniciens, les Grecs et les Romains, et dans une moindre mesure par les Perses et les Assyriens. quand leurs empires ont envahi…

Quelles stratégies Faut-il aux Africains pour une mondialisation équilibrée ?

Face à la mondialisation, l’Afrique doit prendre en compte ses objectifs les plus urgents : accélérer la croissance et le développement et éradiquer la pauvreté, qui est non seulement répandue mais aussi extrême dans certains pays.

Quels sont les enjeux de la mondialisation en Afrique ? -Problèmes créés par l’économie des rentes. – Manque de diversité des activités économiques : l’agriculture (de subsistance) emploie encore 70% de la population active. – Déficit d’infrastructures : manque de connexions internes et internationales. 3) Problèmes démographiques et sociaux.

Quel place occupe l’Afrique dans la mondialisation ?

L’Afrique subsaharienne devient un acteur clé de la géopolitique énergétique mondiale. Avec 12 % des ressources pétrolières prouvées, c’est la deuxième région exportatrice après le Moyen-Orient.

Quelles sont les solutions pour le développement de l’Afrique ?

La bonne gouvernance est la solution aux problèmes du continent africain. Les défis en termes de paix et de sécurité reflètent principalement des problèmes de gouvernance, comme le déroulement des élections. Même les problèmes liés au terrorisme, à la gestion de la diversité, au développement sont liés à la gouvernance.

Quels sont les facteurs du développement de l’Afrique ?

35 En outre, la croissance économique lente, l’instabilité, le sous-emploi, les inégalités, la monoproduction, la dépendance économique et politique sont des facteurs qui caractérisent le sous-développement africain ; mais ce ne sont pas des déviations du modèle idéal, le modèle des pays industrialisés.

Quels sont les deux facteurs les plus importants pour son développement durable ?

Les trois piliers du développement durable, qui sont traditionnellement utilisés pour le définir, sont donc : économique, social et environnemental.

Comment l’Afrique s’insère dans la mondialisation ?

Forte croissance économique. L’Afrique connaît une forte croissance économique : son produit intérieur brut (PIB) a augmenté en moyenne de 5,4 % par an depuis 2000. Après les années 1990, marquées par de nombreuses guerres et génocides (Rwanda), une relative stabilité a permis au continent de décoller économiquement.

Comment l’Afrique s Insere dans la mondialisation ?

Un continent au bord de la mondialisation Il n’est à l’origine que de 1 % de la production mondiale et de 4 % des échanges. De plus, 80% des exportations de l’Afrique sont des matières premières. L’Afrique exporte une part très négligeable de services et de produits.

Quel est l’impact de la mondialisation sur l’Afrique ?

En conséquence, cette mesure pourrait gravement nuire à la croissance économique et rendre presque impossibles les efforts visant à éradiquer l’extrême pauvreté. Selon la CEA, le COVID-19 pourrait faire chuter les recettes d’exportation de carburant de l’Afrique à environ 101 milliards de dollars en 2020.

Pourquoi l’Afrique est le continent de l’avenir ?

Les raisons sont connues : des terres arables, des richesses minérales inexploitées, une transition démographique qui fera passer la population de 1,3 milliard en 2019 à 2,5 milliards en 2050. Ce sont autant de richesses, mais on peut à juste titre penser que tout cela pose de nombreux problèmes.

Quel avenir pour l’Afrique ? D’ici un siècle, la population africaine pourrait plus que quadrupler, passant de 15 % de la population mondiale en 2010 à 39 % en 2100. Aujourd’hui, une personne sur sept vit en Afrique, une proportion qui devrait devenir une sur quatre d’ici 2050 et un sur trois en l’an 2100.

Pourquoi l’Afrique ne développe pas ?

L’infrastructure routière est dégradée. Les pays africains ne se modernisent pas. Ils n’ont pas les compétences nécessaires pour répondre à la mondialisation. Ils n’ont pas les compétences nécessaires pour répondre aux problèmes environnementaux et sociaux.

Pourquoi l’Afrique est moins développé ?

Une pauvreté considérable et un retard économique entravent son développement. L’Afrique du Nord et l’Afrique du Sud connaissent une croissance plus rapide que l’Afrique tropicale. Pourtant, ce continent a des atouts et, avec l’aide internationale, il peut espérer améliorer le niveau de vie de ses habitants.

Qu’est-ce qui empêche l’Afrique de se développer ?

Population De nombreux pays stagnent ou déclinent. Ils ne pourront pas offrir à leurs jeunes le logement, la santé, l’éducation et le travail dont ils ont besoin. L’Afrique compte 400 à 500 millions de pauvres qui n’ont même pas l’électricité.

Pourquoi l’Afrique est important ?

L’Afrique est très importante pour une raison fondamentale : parce que nos intérêts politiques, économiques et sécuritaires sont en jeu. L’instabilité en Libye, au Sahel ou en Somalie affecte notre sécurité.

Pourquoi l’Afrique est considéré comme le berceau de l’humanité ?

L’Afrique est le berceau de l’humanité pour deux raisons. La première est que les plus proches cousins ​​vivants de l’homme sont les grands singes africains, comme l’affirmait déjà Charles Darwin en 1871. La deuxième raison est que les plus anciens fossiles d’hominidés ont été découverts en Afrique.

Qu’est-ce que l’Afrique a apporté au monde ?

Les Italiens servent du café fort et épais, les Américains le filtrent puis y ajoutent une tonne de calories sous forme de sirops, crème fouettée et autres extraits de citrouille, mais notre stimulant préféré vient d’Éthiopie, où il pousse à l’état sauvage.

Quel est le continent de l’avenir ?

L’Afrique sera le continent le plus peuplé en 2050 avec 2,4 milliards d’habitants.

Quel est le pays le plus développé de l’Afrique en 2021 ?

1) Nigéria Le Nigéria est le pays africain le plus développé avec un PIB de 432 293 776,26 milliers de dollars américains.

Quel est le continent le plus propre du monde ?

L’Afrique, bientôt le continent le plus propre du monde – Cours sur les énergies renouvelables.

Qu’est-ce qui favorise le développement d’un pays ?

Le développement économique du pays ne peut se faire qu’avec la disponibilité de certains facteurs de production, principalement le travail et le capital. Ici, le travail est lié à une augmentation de la population active, qui joue un rôle important dans l’évolution de la quantité de biens et services produits.

Comment stimuler le développement du pays ? Le transfert de technologie des pays riches vers les pays à revenu faible ou intermédiaire doit également être considéré comme une aide au développement durable. La technologie est importante parce qu’elle améliore la productivité des gens, stimulant ainsi la croissance économique globale.

Qu’est-ce qui fait le développement d’un pays ?

Le concept de développement désigne l’ensemble des transformations techniques, sociales, territoriales, démographiques et culturelles qui accompagnent la croissance de la production. Elle traduit l’aspect structurel et qualitatif de la croissance et peut être liée à l’idée de progrès économique et social.

Quels sont les facteurs de développement ?

2. Facteurs impliqués dans le développement

  • les facteurs internes (ou endogènes) désignent des caractéristiques inhérentes à l’individu, comme les changements hormonaux observés au cours de l’adolescence. …
  • les facteurs externes (ou exogènes) font référence aux variables environnementales.

Comment faire pour développer un pays ?

Tous les pays émergents ont connu une transition d’un modèle étatique de développement économique autocentré vers un autre modèle, privilégiant le marché, la propriété privée et une grande ouverture au commerce extérieur et aux investissements étrangers [2]

Quels sont les facteurs qui contribuent au développement ?

Facteurs de croissance

  • La croissance dépend de la mobilisation et de l’efficacité avec laquelle sont combinés les facteurs de production : travail et capital (bâtiments, machines, matériaux…). …
  • Le capital est défini comme un bien produit dans le passé et utilisé pour produire d’autres biens dans le futur.

Quels sont les deux facteurs principaux qui favorisent le développement économique ?

1/ Le travail et le capital sont les principaux facteurs de production qui permettront la croissance économique.

Quels sont les facteurs du développement de l’Afrique ?

35 En outre, la croissance économique lente, l’instabilité, le sous-emploi, les inégalités, la monoproduction, la dépendance économique et politique sont des facteurs qui caractérisent le sous-développement africain ; mais ce ne sont pas des déviations du modèle idéal, le modèle des pays industrialisés.

Quel est le premier pays africain à être indépendant ?

L’année de l’émancipation Dans les années 40 et 50 du XXe siècle, plusieurs territoires du Maghreb à l’Asie du Sud-Est deviennent indépendants. Le 1er janvier 1960, en Afrique, le Cameroun est le premier à accéder à la souveraineté cette année-là.

Quel est le premier pays indépendant ? Comment ajouter mes ressources ? Le premier pays à être décolonisé fut les États-Unis en 1776 ; Haïti en 1804 L’Afrique du Sud est devenue indépendante de l’Angleterre en 1910. En Afrique de l’Ouest, le Libéria est devenu une république indépendante en 1847, le premier pays indépendant du continent africain.

Quel est le seul pays encore indépendant en Afrique ?

Alors que la plupart des décolonisations se produisent après la Seconde Guerre mondiale, un certain nombre de pays peuvent avoir obtenu leur indépendance plus tôt. Le dernier pays africain à avoir accédé à l’indépendance est la Namibie.

Quel est le dernier pays africain indépendant ?

L’accord de paix prévoyait la mise en place d’un référendum, qui fut organisé en janvier 2011 et rassembla 98,83% des voix pour l’indépendance du Soudan du Sud. Le 9 juillet 2011, le Soudan du Sud est le pays le plus récent du monde.

Quels sont les pays indépendant ?

PaysDate d’acquisition de la souveraineté
La dateÉvénement
République centrafricaine13 août 1960Indépendance de la France
Comores6 juillet 1975Indépendance déclarée de la France
République du Congo15 août 1960Indépendance de la France

Quel est le plus ancien pays indépendants du continent africain ?

Dans la riche décoration de ses églises et son imagerie populaire, l’Ethiopie célèbre des traditions qui ont une origine lointaine dans le royaume de Saba.

Quel est le dernier pays indépendant d’Afrique ?

Soudan du Sud, le plus jeune pays du monde : le rôle de l’ONU et le sort des enfants. Le Soudan du Sud est devenu indépendant du Soudan après un long processus de paix qui a commencé avec la signature de l’Accord de paix global.

Quels sont les pays africains indépendant avant 1960 ?

PaysDate de décolonisation
Cameroun1er janvier 1960 (pour le Cameroun français) 1er octobre 1961 (pour le Southern Cameroons britannique)
Aller27 avril 1960
Sénégal20 juin 1960 (indépendance mais au sein de la Fédération du Mali, mais sortie de la Fédération du Mali le 20 août 1960)

Quel est le premier pays qui a pris son indépendance ?

La République des Philippines est née en même temps que l’Organisation des Nations Unies et pour la même raison ; ce double fondement témoigne de la suprématie des notions de paix et de liberté dans le monde d’après-guerre.

Quel est le dernier pays qui a pris son indépendance ?

Soudan du Sud, le plus jeune pays du monde : le rôle de l’ONU et le sort des enfants. Le Soudan du Sud est devenu indépendant du Soudan après un long processus de paix qui a commencé avec la signature de l’Accord de paix global.

Quel est le dernier pays indépendant du monde ?

La création la plus récente en date : le Soudan du Sud, déclaré indépendant en 2011 après des années de guerre civile.