Marmande : le CSA Creuzet, placé en redressement judiciaire, cherche à apurer ses dettes fiscales et sociales

Photo of author

Rédactrice passionnée qui a vécu dans plus de 25 pays toujours à la recherche de la dernière information.

Par Jean-Christophe Wasner – jc.wasner@sudouest.fr Publié le 10/11/2022 sur 18h56. Mis à jour le 10.11.2022 à 19h03.

L’entreprise, qui emploie une trentaine de personnes, durement touchée par les effets de la crise aérienne pendant le Covid, était jusque-là sous le régime d’un plan de secours

La situation est-elle toujours précaire au CSA Creuzet ? C’est ce que fait le jugement, en date du 28 septembre, du tribunal de commerce d’Agen, qui a placé l’entreprise Marmandaise, qui emploie 31 personnes, en faillite. La veille, le président, Jérôme Creuzet, avait déclaré l’entreprise en faillite…

La situation est-elle toujours précaire au CSA Creuzet ? C’est ce que fait le jugement, en date du 28 septembre, du tribunal de commerce d’Agen, qui a placé l’entreprise Marmandaise, qui emploie 31 personnes, en faillite. La veille, le président, Jérôme Creuzet, avait déclaré l’entreprise en faillite. Mais du côté de la mairie de Marmande, où l’entrepreneur a été reçu à sa demande lundi 10 octobre, en compagnie du vice-président de l’économie de l’Agglomération Val de Garonne, René Zaros, et d’un représentant de Conseil départemental, l’heure n’est pas à l’alarmisme, mais à l’« inquiétude raisonnable ».

Contacté mardi 11 octobre, le responsable s’est montré rassurant sur l’état de santé du sous-traitant d’ingénierie aéronautique. « Nous avons réussi notre redressement commercial : en 2019 nous avions cinq clients dans un seul secteur [l’aéronautique, ndlr] ; nous avons aujourd’hui 36 clients dans huit secteurs, dont l’aviation, la défense, l’énergie… Et nous avons plusieurs contrats à long terme. Preuve de ce succès, selon Jérôme Creuzet, le chiffre d’affaires de l’entreprise de 1,5 million d’euros en 2021 et devrait atteindre 2,89 millions cette année, avec un solde d’exploitation positif et un « bon carnet de commandes ».

Quatre avanies en trois ans

Un revirement remarquable pour une entreprise qui a essuyé quatre revers majeurs depuis 2019 : l’interdiction de vol du Boeing 737 Max, la crise du Covid, la perte d’un client britannique pendant treize mois lors de l’entrée en vigueur du Brexit et l’annulation du contrat de vente de sous-marins français à Australie dont CSA Creuzet était sous-traitant. Pour survivre, l’entreprise qui avait perdu « 90 % du marché » était passée de 57 à 32 salariés, avait réduit drastiquement les salaires (de 17 à 40 %), sollicité des prêts garantis par l’État (PGE) et reçu des rapports d’expertise et des délais de paiement. .

À Lire  Ils veulent produire huit tonnes de fraises par an

Mais pourquoi cet accueil si les indicateurs sont à nouveau au vert ? Car, explique Jérôme Creuzet, le plan d’apurement des dettes sociales et fiscales (« 30% des sommes qui auraient dû être versées au cours des trois dernières années ») que le dirigeant a proposé au fisc et à l’Urssaf du Lot-et -Garonne « n’a pas pu être traitée dans les délais habituels ». « Le remboursement de deux PGE […] et une inscription privilégiée par le fisc ne nous ont donné qu’une issue à l’impasse et ont sauvé l’entreprise : demander la copropriété », précise le chef d’entreprise.

Voir l’article :
Le FMI a levé le voile sur les desseins louches derrière la…

Confiance

« Nous voulons traiter le plan d’agrément pour aller de l’avant », a ajouté Jérôme Creuzet, confiant de sortir de la copropriété « d’ici trois à six mois », grâce à la nomination par le tribunal de commerce d’un administrateur et d’un mandataire qui « connaît le métier ». nous le ferons ». Le président en aura besoin s’il veut conclure un partenariat avec un nouvel investisseur pour assurer le développement de CSA Creuzet.