« Mon métier est de faire parler la partie invisible du monde…

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Le Collège des Bernardins à Paris accueille actuellement l’exposition « Anima » de l’artiste français Laurent Grasso, invité par l’historien de l’environnement Grégory Quenet dans le cadre de la chaire Laudato Si. Fondée par le sociologue et anthropologue Bruno Latour, cette chaire vise à réfléchir sur l’importante question des changements environnementaux et sociaux.

Laurent Grasso, né en 1972 à Mulhouse, a étudié les Beaux-Arts à Paris, Cooper Union à New York, Central Saint Martins à Londres et le Fresnoy à Tourcoing. Au cours de ces différentes études et voyages, l’artiste a pu s’essayer à toutes sortes d’art : peinture, sculpture, photographie, informatique, graphisme ou encore vidéo. Tous ces supports font partie de l’œuvre protéiforme qui entoure toujours le film. Les émissions de Laurent Grasso tournent autour de la vidéo, comme Otto ou Élysée. L’artiste crée ses projets en s’inspirant de découvertes scientifiques ou technologiques, des sciences humaines mais aussi de croyances liées à certains événements ou lieux. L’artiste contemporain a créé ce principe avec Anima, un film et une exposition, présentés au Collège des Bernardins à Paris jusqu’au 18 mars 2023.

L’esprit du lieu

Anima a été tourné au Mont Sainte-Odile, que Laurent Grasso connaissait déjà. Ce site se concentre sur toutes les sources sur lesquelles l’artiste aime s’appuyer : un lieu de pèlerinage lié au miracle de Sainte Odile qui l’y vit, et un site scientifique car c’est un site critique qui est beaucoup discuté dans les études. Il y a aussi un mur païen de 11 kilomètres dans la région sur lequel de nombreuses théories sont basées. Ce mur est une construction cyclopéenne rappelant l’œil, fréquente dans l’univers de l’artiste. Cette vidéo combine les pensées et les sentiments de différents protagonistes, un homme, un renard, un nuage, des pierres. Les mouvements de caméra, l’éclairage, les images LIDAR et la musique de Warren Ellis contribuent à l’immersion du spectateur dans l’expérience Anima.

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Vue de l’exposition « Laurent Grasso. Anima », au Collège des Bernardins à Paris en 2022 ©Collège des Bernardins

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Une expérience sensorielle

C’est proche de ce film qui est projeté dans la première sacristie du Collège des Bernardins où se déroule l’exposition « Anima » qui se rend à l’emplacement de l’édifice du XIIIe siècle. Il y a des œuvres qui reprennent des sujets communs avec Laurent Grasso : yeux, cercles, nuage. Les colonnes de la nef, qui forment une véritable forêt de colonnes, accrochent des peintures inspirées du XVIIe siècle hollandais, qui font partie de la série Studies Into the Past et capturent l’architecture de la région en les combinant avec des motifs fréquemment répétés. le travail de l’artiste. Enfin, c’est l’ambiance que Laurent Grasso veut donner au spectateur qui vivra une expérience émotionnelle dans l’exposition.

Laurent Grasso, Études dans le passé, 2022, huile sur bois, 70,5 x 70,5 cm. Avec l’aimable autorisation de l’artiste et de Perrotin ©Laurent Grasso

« Laurent Grasso. Anima » Collège des Bernardins, 20, rue de Poissy, 75005 Paris du 14 octobre 2022 au 18 février 2023