Naviguer sans expérience : Conseils pratiques pour en profiter sans crainte

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Written By Sophie Ledont

Rédactrice passionnée qui a vécu dans plus de 25 pays toujours à la recherche de la dernière information.

Avant que ses filles ne deviennent trop âgées, Laurent rêve de partir en voyage en famille. Il rêve d’une balade à la voile, mais son expérience du vent se limite à des stages de parapente… Après quelques stages, l’achat d’un bateau, une préparation rapide, la famille se jette quand même dans le grand bain.

Des blogs de voyageurs pour se motiver

Des blogs de voyageurs pour se motiver

Pour oser franchir le pas, Laurent s’inspire des aventures des voyageurs, notamment de la famille Dacaluf ou du blog Voilier Les Copains.

« Ce sont des gens qui ont fait de grandes choses ! Ça a été le déclic pour sauter le pas. Dacalufs est basé en Guadeloupe et on a pu les rencontrer. Voiliers les Copains ce sont deux jeunes qui sortent en monopole, et qui voyagent depuis 3  » ou 4 ans. Ils ont rénové leur bateau, l’ont changé. Leur blog est très riche, avec de belles photos et des retours sur le bon comme le mauvais. Tout n’est jamais bon sur un bateau et ils sont sans tabou. »

En plus des blogs de voyage, Laurent consulte également divers sites internet et annonces de bateaux pour trouver celui qui les accompagnera dans leur périple.

« Après il faut y aller. C’est aussi une histoire de tempérament, d’envie, une vue d’ensemble des choses. Si on veut en profiter, il faut se lancer et se donner. »

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 Des appréhensions à gérer

 Des appréhensions à gérer

Avant le départ, la peur qui hante toute la famille est de se retrouver à bord avec 5 000 m de profondeur sous les pieds.

« Nous étions très inquiets pour Transat. Alors finalement nous avons mis nos peurs de côté. Au début, une de nos filles ne voulait pas venir, mais elle a finalement changé d’avis. Nous sommes au milieu de nulle part et seuls avec des profondeurs étonnantes. Mais une fois que nous sommes à bord, on vit, on mange, on discute… »

Les autres préoccupations concernent les dégâts importants. Mais un bon contrôle quotidien permet – sinon de tout éviter – du moins d’anticiper.

« Un mât cassé ou une fuite à bord nous faisait peur. Mais chaque jour nous vérifiions l’état général du bateau, les cales à cargaison, nous préparions en amont de quoi dégager le mât s’il venait à casser, à quoi boucher un trou dans le en cas de fuite.

Prendre le temps de se préparer

Prendre le temps de se préparer

Cependant, si Laurent ne tire finalement que du positif de ce voyage familial en voilier, il regrette une préparation un peu précipitée.

« On aurait aimé plus de temps entre la vente de la maison et l’achat du bateau. Deux mois de plus auraient été mieux pour se préparer. L’idéal est de préparer le bateau un an avant le départ. Préparé au minimum et tout s’est passé en l’occurrence, sachant que notre bateau était prêt à 95 %.

Finalement, nous étions dans l’élan et juste à temps, mais c’est aussi ce qui nous a aidés à démarrer. Nous avons rencontré des gens qui attendent toujours le bon moment pour partir, mais il y a toujours quelque chose qui ne va pas. Le temps passe et à la fin ils ne partent jamais. »

Être bien accompagné

Être bien accompagné

Si Laurent a suivi deux stages de voile, ses filles et sa femme ont également passé le permis côtier, ce sont leurs seules expériences de navigation. Heureusement, ils peuvent compter sur le soutien de bons amis et équipiers, qui leur sont recommandés pour le début de leur périple et surtout la grande transatlantique. En envisageant de passer par une bourse pour les membres de l’équipe, ils bénéficieront éventuellement de leur carnet d’adresses et du bouche à oreille. Depuis leur arrivée aux Antilles, ils bénéficient désormais en toute autonomie de l’expérience acquise lors de leur première partie de voyage et de leur traversée de 22 jours, guidés par de bons équipiers.

Ils ont également pu compter sur le soutien des anciens propriétaires, très présents lors du transfert et de la manutention de leur bateau. Mais aussi tout au long de leur parcours.

« Je suis resté en contact avec les anciens propriétaires pour des questions auxquelles je ne trouvais pas de solutions. C’est vraiment rassurant car il connaît son bateau sur le bout des doigts. Quand l’hélice du moteur a cassé, il a fallu sortir le bateau de l’eau Il aurait pu le réparer sous l’eau. Il m’aide encore aujourd’hui. Je lui ai beaucoup demandé les 3 premiers mois car je n’ai pas tout compris. C’est l’avantage d’acheter à un particulier plutôt qu’à un courtier. Nous avons passé un mois ensemble à nous occuper du bateau. Pour des gens comme nous, ça pesait dans la balance. »

User d’applications et d’équipements

User d'applications et d'équipements

Pour leur voyage, Laurent et sa famille ont pu compter sur de nombreuses candidatures, mais aussi sur des groupes de voyage qui leur ont permis de recueillir de bonnes informations.

« Nous avons rencontré un bateau au Portugal, que nous avons trouvé à Madère, aux Canaries puis en Martinique, qui nous a conseillé sur le groupe WhatsApp » Transat et un peu plus. « Il y a régulièrement des nouveautés et beaucoup d’informations utiles. »

Pour la cartographie, Laurent a signé un abonnement à l’année à Navionics pour l’Europe et la Zone Antilles. « Nous n’avons jamais rencontré de problèmes. C’est très fidèle à ce que l’on peut trouver sur le terrain. »

Navily leur a permis de trouver de bons plans d’amarrage accompagnés de nombreux commentaires et informations utiles. Pour la météo, la version gratuite de Windy était assez bonne pour ceux qui courent librement. La famille a néanmoins téléchargé la version payante de SquidX, qui leur a été très utile pour transat.

Enfin, l’Iridium GO est crucial pour que les bancs solaires puissent télécharger des fichiers météo et transférer sa position à la famille grâce à la connexion par satellite.

« C’est un peu fastidieux à mettre en place, mais ça marche bien. On envoie des informations à des adresses déjà pré-enregistrées, surtout pour s’assurer qu’on avance. »