Noël : cinq conseils pour des vacances vertes

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Neuf créneaux sont déjà ouverts dans le calendrier de l’avent. Tic-tac tic-tac J-16 avant Noël. Cadeaux, sapin, nourriture, vacances… vous êtes peut-être encore en pleins préparatifs et si vous en profitiez pour essayer de passer au vert cette édition 2021 ? Selon l’enquête OpinionWay de Greenweez, 69% des Français pensent qu’ils mettront de côté leurs bonnes décisions vertes pour les vacances. Cependant, il est possible d’allier magie de Noël et durabilité. Par exemple, 31% des personnes interrogées par YouGov dans une enquête AlixPartners ont déclaré vouloir acheter plus de produits fabriqués en France cette année. Un tiers déclare être également acheteur ou intéressé par des objets de seconde main. Si le prix reste l’un des principaux critères (51%), l’éco-responsabilité arrive en deuxième position (31%). La tendance est-elle à un Noël plus responsable ?

Selon Pierre Galio, responsable du service consommation responsable de l’Ademe, à cette période de l’année trois postes pèsent lourd dans l’empreinte carbone : les cadeaux, la mobilité et l’alimentation. Du sapin au papier d’emballage en passant par la nourriture, cinq conseils pour un Noël un peu plus vert.

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Sapin naturel ou synthétique? 

L’esprit de Noël commence souvent par l’installation du sapin. Et chaque année un débat surgit : vaut-il mieux choisir un arbre coupé qui sera jeté ou acheter un faux sapin en plastique ? Tout dépend de l’usage, répond l’Ademe. « L’épicéa naturel absorbe du CO2 pour sa croissance, ce qui est positif, souligne Pierre Galio. Ensuite, il faut se poser les bonnes questions : vient-il de loin, est-ce que je vais l’amener en voiture ? Est-ce que ça arrivera après les vacances ? » ? Est-ce composté ? » De plus, 80% des épicéas achetés sont cultivés en France, ce qui crée des emplois. Et il existe des labels pour orienter votre choix plus responsable : Blue Plant, MPS ou encore bio… Attention cependant à ne pas choisir un sapin coloré ou recouvert de fausse neige, il ne peut plus être composté ou broyé pour le paillage. dans les jardins.

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Si vous optez pour l’épicéa synthétique, l’Ademe recommande de le conserver au moins 20 ans pour amortir les coûts environnementaux de sa fabrication. Sinon, pourquoi ne pas opter pour un sapin de Noël plus original fabriqué à partir de matériaux recyclés ?

Pour la décoration, comme pour tout type d’objet, mieux vaut recycler vos anciennes boules et guirlandes et si possible acheter d’occasion ou du moins local.

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Moins de cadeaux, mieux choisis et plus circulaires

Pour une consommation plus responsable, il est recommandé de toujours demander en cas de besoin ou à Noël : aimez-vous vraiment ce cadeau ? « L’idée n’est pas de refouler l’effet de surprise, mais de mieux cibler les cadeaux en sollicitant par exemple les proches », conseille Pierre Galio. Le but : ne pas multiplier les cadeaux pour maximiser vos chances de « bien faire les choses » et éviter les retours de cadeaux qui viennent grossir les rangs des invendus.

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Si vous avez une bonne idée, investissez dans des produits responsables, en faisant attention à l’origine, aux matériaux et à la durabilité. Et pour cela, les marketplaces responsables se multiplient, en ligne ou en magasin : DreamAct, Altermundi, Greenweez… Cette option risque également d’être à la mode cette année. « Il y a quelques années, il était impensable d’offrir à Noël un cadeau qui n’était pas nouveau. Aujourd’hui, c’est quelque chose que beaucoup de jeunes peuvent imaginer », note Romain Roy, fondateur de Greenweez, une marketplace de consommation responsable qui envisage de lancer une deuxième emplacement. – jouets à main d’ici début 2022. Un sentiment confirmé par les chiffres de l’Ademe. Selon l’Agence pour l’environnement, 72 % des personnes de moins de 15 ans accepteraient des jouets usagés à Noël. Le geste d’éducation aussi pour les enfants souligne le patron de Greenweez : « Pour éduquer vos enfants très tôt, sans les effrayer, à l’importance du climat, il faut leur mettre entre les mains des jouets responsables.

Pour les parents, la remise à neuf est toujours une bonne idée lorsqu’il s’agit de fournir des appareils électroniques. Et si la nouveauté s’impose cette année, pensez à parcourir l’Annuaire des Labels Responsables, compilé étiquette par étiquette et par catégorie de produits.

Enfin, il n’y a aucune obligation de fournir des biens de consommation. « On n’est pas toujours obligé de proposer des avantages matériels. Des expériences, des places de spectacles, un restaurant, un massage… peuvent aussi être de bonnes idées », argumente Pierre Galio.

Des emballages réutilisables

Il ne reste plus qu’à emballer vos découvertes. Si le papier est un incontournable pour vous, privilégiez le papier kraft non imprimé et évitez les papiers métallisés et brillants, difficiles à recycler. Sinon, des sacs en coton bio ou de jolies boites réutilisables en toute occasion peuvent être un bon choix. « Qu’est-ce qui compte quand on offre un cadeau ? La brillance de l’emballage ? Le produit dessous ? Le geste, l’intention ? Revenons à l’essentiel », demande Pierre Galio.

Privilégier les vacances en France et les retrouvailles en famille par le train

Parmi ces fondamentaux : la famille ou les amis. Assez traditionnellement, l’Ademe propose ici de privilégier le train, quitte à adapter sa logistique cadeaux. En France, le TGV émet en moyenne 50 fois moins d’équivalent CO2 par passager qu’une voiture. Pierre Galio souligne les atouts de la France pour des vacances locales adaptées à la saison. Même pour profiter des pistes, il y a « la SNCF propose d’aller partout, puis des navettes qui vous emmènent au pied des pistes. Vous louez du matériel sur place et c’est bien moins fatiguant qu’une voiture », résume « l’expert ». .

Un menu équilibré et en quantité raisonnable

Enfin, Noël n’est rien sans les fêtes, le troisième post qui a le plus marqué cette saison. « Prendre de la bonne nourriture est une tradition louable en France, mais cela ne veut pas dire en faire trop et en jeter. La France produit 10 millions de tonnes de déchets alimentaires par an et il y a un boom en fin d’année », note Pierre Galion. qui recommande de bien gérer ses quantités et conseille aux convives de repartir avec les restes. Et si la tradition est de servir un plat de viande le 25 décembre, « on sait qu’une alimentation riche en viande a un très gros impact, donc il faut essayer de l’équilibrer », rappelle Pierre Galio. Pensez à manger de saison, et si possible local. » Et là aussi, il existe des alternatives, comme du faux gras à la place du foie gras, des protéines végétales qui satisferont tout le monde, y compris votre cousin végétalien, ou encore du chocolat équitable et responsable.

Tout est donc une question de sobriété, là où Noël rime le plus souvent avec abondance, conclut Pierre Galio : « Il faut revoir notre imaginaire. Être raisonnable en termes de quantités, ce qui permet de concilier une consommation festive, agréable, mais aussi équitable et durable. « . Moins est plus. Vous vous réappropriez la magie de Noël responsable ?

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