Noël : plein de beaux livres pour jardiner, banquets, voyages, recharger les batteries…

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Rédactrice passionnée qui a vécu dans plus de 25 pays toujours à la recherche de la dernière information.

Table des matières

Et si, pour les fêtes, on offrait un peu d’évasion ? Balades bucoliques à Paris, voyage gourmand dans les Alpes ou à Marseille, surf en Californie… Une sélection de livres hors des sentiers battus.

JARDINS

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Le Salon toutes collections de Saint-Renan a attiré plus de vingt collectionneurs…

“L’Angleterre des jardins”, de Francis Peeters et Guy Vandersande

« Jardin d’Angleterre », Francis Peeters et Guy Vandersande.

Et si faire éclore un jardin paysager à l’anglaise était une question d’argent ? En effet, pourquoi diable niveler une colline à grands frais alors qu’elle peut servir de point de vue ? Avec mille anecdotes terre à terre et une belle approche des us et coutumes des citoyens de Sa Majesté, les auteurs – belges – découvrent une cinquantaine de jardins outre-Manche. Du XVIe siècle à nos jours, ils parlent de pluie, de douceur, de ciel gris, mais aussi de mode, de tendances, d’affinités, de jardins et de jalousies botaniques, qui éclairent à leur manière le contexte social et politique de chacun d’eux. ère. Formels, paysagers, victoriens, Arts and Crafts ou conceptuels d’aujourd’hui, ces jardins étonnants montrent que les Anglais ont des raisons de se considérer comme les meilleurs. • Ulmer, 256 pages, 30 €.

“Le Grand Traité du jardin punk”, d’Éric Lenoir

Lâcher prise, travailler minimalement, s’appuyer sur la nature… Cette discussion sur le moindre (mais prudent) effort et coût est une véritable mine d’excellentes idées pour d’étonnants jardins en désordre. Ses principes : une observation attentive du lieu, du terrain, de ce qui y pousse et y fourmille. Alors, ne le gâchez pas. Alors plantez, semez par petits pas et gardez le sens de l’humour. • Terre vivante, 256 pages. 25 euros.

“Le Musée des Jardins”

Chaque jardin raconte une histoire. Le climat, la topographie, le sol, et aussi leurs concepteurs. Cette belle réédition du Musée des Jardins (publiée en 2000) rend hommage, sur plusieurs millénaires, à six continents, cinquante pays, cinq cents créateurs de paradis, paysagistes, mécènes, mécènes ou simples jardiniers. • Phaidon, 518 p. 39,95 €.

“Planter un arbre et créer une forêt”, d’Ernst Zürcher

Ernst Zürcher, ingénieur forestier suisse et véritable lutin des forêts, nous propose une version scientifique mais facile à mettre en œuvre de L’Homme qui plantait des arbres de Jean Gion. Les amoureux de la biodiversité, du climat, de l’ombre vous en seront reconnaissants… dans cent ans. • Actes Sud, Agir, 64 pages, 10 €.

“Guide Paris nature”, de Nathalie Lévy et Camille Martin

Au lieu de faire du shopping, vous pouvez utiliser votre temps libre à Paris de façon saine en vous promenant sous les feuillages, en découvrant des rangées d’arbres sous les glycines, en caressant plusieurs arbres centenaires, en observant la flore spontanée de nos trottoirs, en décryptant l’histoire urbaine. et paysage de la capitale, à travers sept itinéraires d’une à trois heures de balades bucoliques. • Alternative, 144 pages, 13,50 €.

“Jardiner avec la lune en biodynamie”, Mouvement d’agriculture biodynamique

Un petit guide, mais difficile. Ce journal du jardinier pour 2022 traite, en plusieurs articles denses et de nombreux exemples illustrés, des grands principes de la biodynamie : rythme sidéral, nœuds lunaires, déjections de la corne… Il ne doit être mis qu’entre les mains de jardiniers précis et méthodiques, patiente et convaincue. • Ulmer/MABD, 128 pages, 12,90 €.

CUISINE

“Marseille cuisine le monde”, de Vérane Frédiani

Pizza, poiscaille, pâtes… Des trucs à la mode que l’inquiétante cité phocéenne voudrait réduire à une poignée de clichés. Avec l’amour d’une enfant du pays, Vérane Frédiani croque ce pot de saveurs des valises du monde entier. Chargé et énergique comme la ville qu’il dépeint, ce livre aux allures de magazine XXL, mêlant recettes, portraits et interviews de chefs amateurs ou célèbres, se grignote avec autant de plaisir qu’un cornet de panis face à la Grande Bleue. • La Martinière, 224 pages, 29,90 €.

“Voyage gourmand dans les Alpes”, de Meredith Erickson

Avec ses photographies aux tons sépia, ses auberges d’altitude aux nappes à carreaux et sa vaisselle robuste loin du minimalisme instagrammable, ce carnet de voyage des sommets d’Europe est une bouffée d’air frais qui ravira les amateurs de poudre et de fromage fondu. Pendant six ans, des Dolomites italiennes au Tyrol autrichien, la Canadienne Meredith Erickson a sillonné l’arc alpin à la recherche de ses meilleurs refuges, de son « folklore » pastoral et des classiques de sa gastronomie. Cela prouve bien que cette cuisine vue du dessus a plus d’un tour dans son sac. • Glénat, 368 pages, 39 €.

“Comme on dîne chez nous. Le grand livre des mots et des recettes de nos régions”

Où est la limite entre pain au chocolat et chocolatine ? Où commence le royaume de la galette et où finit celui du gâteau royal ? Et pourquoi « chard » devient « chard » quand on passe du nord au sud du pays ? Des mots aux plats, des menus au terroir, un guide pour arrêter de manger bêtement, qui décortique les spécialités régionales des six régions de France à travers la carte et fait de la langue française un plat délicieux. • Le Robert, 240 pages, 24,90 €.

“Basque”, de Pascal Arcé

Aubergiste amoureux du « Grand Sud-Ouest », cet éden vert entre Pyrénées et Atlantique, Pascal Arcé chante les trésors de son pays basque, garde-manger prodigue de la mer et de la montagne, où le cochon Kintoa côtoie la rivière la truite, le canard kriaxer, le maïs ancien « grand roux » ou encore l’incontournable piment d’Espelette. Un carnet de voyage généreux avec de belles photographies évocatrices. • La Martinière, 408 pages, 45 €.

“BMK. Cuisines d’Afrique de Paris à Bamako”, d’Abdoulaye et Fousseyni Djikine, Marie-Liesse Cabaret

Tarte tatin à la mangue, à déguster tiède avec une chantilly coco. (« BMK. Cuisine africaine de Paris à Bamako. »)

Zoé Armbruster et Blaise Gargadennec

A la tête des cantines parisiennes BMK, Abdoulaye et Fousseyni Djikine défendent une cuisine familiale et festive, empreinte de racines maliennes, mais aussi de voyages sur le continent africain. Un répertoire sans frontières, entre plats traditionnels et cuisine de rue, comme en témoigne ce livre joyeux, dans lequel on fait connaissance avec le fonio, le gombo, le manioc, l’igname ou encore le mil. Un coup de projecteur bienvenu sur une gastronomie riche dont on parle encore trop peu. • Hachette, 222 pages, 29,95 €.

“Pasta Grannies”, de Vicky Bennison

Leurs mains sont comme du parchemin comme une pâte farinée, qu’ils façonnent magistralement. Vénérables religieuses italiennes, expertes dans l’art de la fettuccine, de la cappelletta ou du maccheron, ces « pasta grandmothers » sont les vedettes d’une chaîne YouTube créée par l’Anglaise Vicky Bennison qui recueille leurs témoignages pour construire une « Arche de Noé » de techniques de fabrication de pâtes maison. Elle prolonge l’aventure dans cette œuvre vivante, joyeuse ode à la cuisine familiale. • Premières éditions, 256 pages, 29,95 €.

“Le Goût de Paris… et de la région Île-de-France”, de Nathalie Helal et Sandrine Audegond

Le flan parisien, le vrai. (« Un avant-goût de Paris… et de la région Île-de-France. »)

Photos de recettes par Frédéric et Sonia Lucano. Illustré par Callen Chapelin. Extraits du livre « Un avant-goût de Paris… et de la région Île-de-France », de Nathalie Helal et Sandrine Audegond.

À Lire  Pour la Saint Valentin, offrez lui de quoi immortaliser votre amour avec cet album photo

Si la capitale redécouvre l’agriculture urbaine au XXIe siècle, l’Île-de-France a longtemps été une terre fertile, jardinière, vigneronne, inspirant un large répertoire de spécialités gastronomiques souvent désaffectées aujourd’hui. Récupérant de l’oubli les pois de Clamart, le beurre de Vanves ou les poulets de Houdan, réveillant la mémoire des abattoirs, des « vacheries » ou des « chasse-marées », cet ouvrage richement documenté rappelle à quel point Paris a longtemps été dans le ventre. • Hachette, 336 pages, 39,95 €.

“Dans ma cuisine”, d’Elvira Masson

Chronique de l’émission On goûtera, sur France Inter, Elvira Masson a le goût des voyages et le goût du bricolage malin avec le fond de l’armoire. Dans sa cuisine de poche, aux équipements minimalistes et à l’inspiration « ouverte à tous vents », elle improvise des plats simples et efficaces, vifs et métissés, où se rejoignent ses souvenirs d’ailleurs, ses conseils anti-gaspillage et son goût pour la comfort food. De quoi réenchanter les gens ordinaires et libérer les cuisiniers moins expérimentés. • Marabout, 352 pages, 29 €.

“Atlas des épices”, de Beena Paradin Migotto

Bouillon Rasam, du sud de l’Inde. (« Atlas des épices. »)

De Stockholm à Kigali, de Bahia à Delhi, un tour du monde des mille et une poudres, feuilles, écorces ou racines magiques qui ont sublimé les plats d’ici et d’ailleurs depuis la nuit des temps. Placé sous le patronage de l’alchimiste Olivier Roellinger, cet érudit et guide de voyage mêle histoire et géographie, botanique et parfumerie. L’atlas et le livre d’initiation sont enrichis d’un livre de recettes qui traverse les frontières, où le yassa est frotté de biryani, taupe ou strudel. • Flammarion, 240 pages, 29,90 €.

“Les Plats chauds de la guerre froide”, de Guélia Pevzner

Le seul ouvrage de propagande culinaire de l’URSS de Staline, Le Livre de la nourriture délicieuse et saine, s’est vendu à 8 millions d’exemplaires. Mêlant souvenirs teintés d’humour noir et recettes de famille, la journaliste Guélia Pevzner suit trente ans de ce régime amer (à la) soviétique. • L’Epure, 326 pages, 20 €.

“L’Heptaméron des gourmets”, d’Édouard Nignon

A la fois manuel de cuisine et œuvre de fiction, ce classique de la littérature gastronomique, auquel Apollinaire lui-même a contribué, imagine « un pays de cocagne où l’on vacille entre cardons à la Rossini et canapés d’huîtres ». Le summum de la belle poésie réédité un siècle après sa parution. • Menu Fretin, 368 pages, 24 €.

“Retourner chez Jojo”, de Johanna Kaufmann

Un petit opus de poche, coloré et espiègle, qui fait l’éloge de la débrouillardise, de la paresse et de l’improvisation en cuisine cuisiné par une artisane émérite, cuisinière « restaurant, traiteur et appartement », qui ne manque pas d’entrain. • Livre autoédité, en vente en ligne sur johannakaufmann.fr, 204 pages, 17 €.

“Encyclopédie de l’alimentation durable pour une cuisine vivante”, de Marie-Laure Fréchet, Bérengère Abraham et Valérie Lhomme

Du choix des plats à la manière de cuisiner, du respect des produits aux saisons, ce vade-mecum « pour bien manger » s’accompagne de préparations à la sauce verte pour ceux qui veulent vivre et manger, avec leur temps. • Flammarion, 448 pages, 35 €.

“Petits Secrets de grands chefs”, de Véronique André

Stars, médias, avant-gardistes ou « traditionnels », soixante-huit sont au fond de cette galerie de portraits, qui compile des petites confidences et des plats simples à reproduire chez soi, pour que vous vous considériez (gentiment) comme un grand chef. • Hachette, 288 pages, 25,95 €.

“Le Goût de la famille. Mon carnet de recettes”, de Mauro Colagreco

Loin des plats raffinés du Mirazur, son restaurant trois étoiles à Menton, Mauro Colagreco puise dans ses racines argentines et italiennes pour des recettes ensoleillées qui ont l’agréable parfum des grandes tables familiales. • Hachette, 224 pages, 45 €.

“Petits Hasards, grandes recettes”, de Richard Louis

Tarte Tatin ou bêtises de Cambrai, l’histoire de la gastronomie est faite d’erreurs qui ont fait le succès du goût. Du roquefort aux cookies, du champagne au Nutella, un inventaire de plusieurs créations accidentelles, accompagné de réinterprétations de ces « échecs » devenus des classiques. • Éditions du Loir, 168 pages, 14,90 €.

ICI ET AILLEURS

“Les Matriarches”, de Nadia Ferroukhi

Judith Lopez, fondatrice de l’association de lutte contre le sida. (« Matriarches. »)

Moso en Chine, Touareg en Algérie, Zapotèque au Mexique, Navajo aux Etats-Unis, Ouessantin en France ou Minangkabau en Indonésie… Dans ces communautés, situées sous toutes les latitudes, ce sont les femmes qui organisent la société : « Leur rôle central, féminin , est respecté en tant que tel. Dédié à la mémoire de Françoise Héritier et présenté par Laura Adler, ce beau livre relate dix années d’errances colorées de la photographe Nadia Ferroukhi. • Albin Michel, 176 pages, 35 €.

“Notre colère sur vos murs”, Collages Féminicides Paris

Réinvestir la rue pour afficher un message politique : voilà comment se passe cette nouvelle manière d’agir féministe, un collage peint lettre par lettre, qui secoue les murs de nos villes depuis 2019 – et qui dans un premier temps condamnait les féminicides. Documenté et analysé de l’intérieur par les membres du collectif Collages Féminicides Paris, ce volume illustré donne les clés pour comprendre ce mouvement militant. En 1925, des affiches avec l’inscription « Les femmes veulent voter » étaient déjà accrochées dans les lieux publics… • Denoël, 224 pp., 24,90 €.

“Paris typographie”, de Marguerite Chaillou

L’histoire de la ville s’écrit aussi dans ses enseignes : pignons, enseignes, affiches, plaques, plaques, vitrines ou graffitis. De quoi faire une superbe promenade dans Paris. Hiéroglyphes d’obélisques, lettres Empire, monogrammes en fer forgé, Art Nouveau et Art Déco, plaques émaillées… • Les Arènes, 320 pages, 45 €.

“Yoga. L’encyclopédie”, d’Ysé Tardan-Masquelier (dir.)

Salutations au soleil à Ahmedabad, Gujarat, Inde, juin 2019 (« Yoga. L’Encyclopédie. »)

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Du Yoga-sutra, un texte fondamental écrit autour du IIe-IVe siècle. siècles de notre ère, au yoga postural moderne et globalisé ; des pancaratras, les ascètes errants, à Ram Dass, le premier gourou américain ; des mantras au contrôle de la respiration… cette encyclopédie propose un fantastique voyage à travers les siècles et les continents pour mieux comprendre les mille et un aspects, conceptions, pratiques embrassées par le yoga, l’expression sanskrite qui vient du fond des âges et du « passé immaculé en le vocabulaire commun à toutes les langues du monde • Albin Michel, 736 pages, 39 €.

“Une histoire des luttes pour l’environnement”, d’Anne-Claude Ambroise-Rendu, Steve Hagimont, Charles-François Mathis et Alexis Vrignon

Non, les luttes environnementales ne datent pas des années 1970, que l’imaginaire militant a souvent mythifiées. A l’heure où les alarmes environnementales et les batailles font rage, ce livre magnifiquement illustré les réécrit dans l’histoire riche de trois siècles et de « voies et voix différentes ». Où l’on apprend que dès 1888, les agriculteurs japonais se sont mobilisés contre les fumées toxiques des mines de cuivre ou encore que les premières recherches sur le changement climatique ont été menées en France il y a deux cents ans. • Textuel, 304 pages, 45 €.

“Cartographie radicale. Explorations”, de Nepthys Zwer et Philippe Rekacewicz

La cartographie comme arme de lutte, destinée à représenter ce que les cartes traditionnelles ont laissé sous silence. Cette histoire de la « géographie radicale », aussi instructive qu’illustrée, explique comment les géographes ont pris conscience du pouvoir de frappe des cartes qui parlent du monde, des discriminations, des crimes, des transformations de l’espace. • Découverte, 296 pages, 42 €.

“Raconter la guerre”, d’Adrien Jaulmes

Grand reporter du Figaro, lauréat entre autres du prix Bayeux des reporters de guerre, Adrien Jaulmes rend hommage à « l’intéressant métier » qu’est le sien en suivant, en textes et en images, l’histoire des reporters de guerre. , des pionniers américains du milieu du XIXe siècle à nos jours. Précis, très illustré et passionnant. • Éditions Équateurs, 288 pages, 25 €.

“Jours barbares”, de William Finnegan

Journaliste new-yorkais pendant plus de trente ans, William Finnegan a raconté sa « seconde vie », son « obsession », dans la très belle histoire Barbarian Days : Surfing, dont il est accro depuis l’enfance. Cette nouvelle édition est enrichie d’illustrations d’AJ Dungo, à la fois surfeur lui-même et auteur acclamé du roman graphique In Waves. • Traduit de l’anglais (États-Unis) par Frank Reichert, Éditions du sous-sol, 530 pp., 23,50 €.

“La Belle Histoire des maths”, de Michel Rousselet

Même les mathématiques ont une histoire ! Cette histoire, aussi claire qu’érudite, et soigneusement illustrée, parvient à la couvrir, depuis l’invention des premiers systèmes de numérotation, au 4e millénaire avant notre ère, à Sumer (Mésopotamie) et en Égypte, jusqu’à notre monde. contemporain, où les nombres sont omnipotents. • De Boeck, 368 pages, 31,90 €.

“Bouddha”, de Fabrice Midal

Sous-titré L’histoire de l’homme, à la rencontre de la présence, ce bel ouvrage très documenté s’articule autour de multiples représentations du Bouddha, partant du principe que « le bouddhisme n’est pas basé sur une seule histoire – comme le christianisme sur Jésus […] – mais sur la image de son fondateur ». • Seuil, 216 pages, 25 €.