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Written By Sophie Ledont

Rédactrice passionnée qui a vécu dans plus de 25 pays toujours à la recherche de la dernière information.

Vous entamez un voyage aux Antilles et en Guyane, quels sont les objectifs de ce voyage à l’étranger ?

Lorsque j’ai été élu président de CCI France, j’ai entrepris de rendre visite à des collègues à l’étranger. Les départements et régions étrangers sont partout au bureau de la CCI. Au sein du bureau restreint, Carine Sinaï-Bossou, Présidente de CCI Guyane et Philippe Jock, Président de CCI Martinique, siègent à la commission des finances de CCI France. Le plan est de passer du temps, de discuter avec mes collègues et de prendre la température, le pouls de l’entreprise et de l’économie. Je pense qu’il est important d’écouter les agents économiques de ces territoires. Bref, j’y vais pour discuter, écouter et agir. Pour ce dernier point, « agir », c’est identifier les bonnes idées, en s’appuyant sur les atouts de ces territoires pour donner à ces territoires la capacité de mieux se développer.

A l’issue de ce voyage aux Antilles, nous élaborerons un plan d’action pour contribuer au développement économique et commercial des territoires que nous visiterons.

Outremers 360 : Quels enjeux pour les PME/PME à l’international ?

Les enjeux sont sensiblement les mêmes que pour les entreprises françaises. Cependant, s’il faut parler d’un enjeu majeur propre à ces territoires, on peut citer celui de l’accélération de l’entreprise privée, c’est-à-dire l’entrepreneuriat et la création d’emplois qui en découle. L’emploi public occupe toujours une place importante dans ces territoires d’outre-mer.

L’autre plan vise à renforcer l’accès à la formation et aux compétences pour lutter contre le taux de chômage élevé dans les territoires d’outre-mer. Cependant, je ne considère pas ce taux de chômage élevé comme une fatalité. Au contraire, pour moi c’est synonyme de réserve des travailleurs. Ainsi, si nous parvenons à former cette population sans emploi avec de bonnes méthodes, de bonnes pratiques, nous aurons un bassin de travailleurs exceptionnel.

Dans ces territoires marqués par les activités touristiques, je souhaite que le secteur industriel s’y développe. À mon avis, l’industrie est fondamentale pour la production de biens et de produits. L’économie industrielle est essentielle car elle crée une dynamique en termes d’innovation et d’exportation.

Outremers 360 : Quel regard portez-vous sur le secteur du commerce et de l’industrie dans les territoires d’outre-mer ? Quel domaine de manœuvre doit être amélioré ?

Les territoires d’outre-mer sont encore les territoires d’où nous importons beaucoup. Espaces interconnectés, ces territoires importent une énergie non stockable. Ces territoires ne peuvent pas dépendre des importations. Avec la crise en Ukraine, on voit que les importations deviennent de plus en plus chères.

Je pense qu’il est nécessaire d’identifier les atouts de chaque île ou territoire, de déterminer la capacité à produire de nouveaux objets, de se faire une ambition avec des objectifs atteignables. Je ne dis pas que c’est facile, mais dans un pays comme la France rien n’est impossible ! Nous avons de belles terres avec de nombreux talents. Nos compatriotes n’ont jamais eu autant envie d’avancer depuis l’ère Covid pour consommer plus de produits locaux.

Comme toutes les entreprises, elles ont besoin d’être accompagnées dans la création et la transmission d’entreprises. Réincarner une entreprise, c’est extraordinaire ! Ceci s’applique aux départements et régions étrangers. Ainsi, des travaux sont menés dans la transmission d’entreprises, dans la transition numérique (numérisation des entreprises, du commerce, du tourisme), dans l’environnement (produire plus en utilisant moins de matières premières, ou sans nuire aux ressources naturelles de la planète), dans le social ( l’attraction de nouveaux talents, le phénomène des jeunes partant à l’étranger).

Je suis également favorable à l’internationalisation. On dit souvent que l’export DROM n’est pas possible, je ne suis pas de cet avis ! Je pense que nous savons également comment exporter vers ces territoires. L’exportation va selon moi de pair avec la production de produits fabriqués sur un territoire. Vous devez également l’exporter.

Enfin, la formation est également un axe important. En effet, le côté technologique, social, social, ou encore la diversification, l’internationalisation, la formation est derrière tous ces aspects dès que l’on veut sauter le pas.

Les besoins des entreprises DROM sont les mêmes que pour les entreprises en France et dans le monde, avec des points en plus : accélérer le développement de l’entreprise privée, accélérer la croissance.

Outremers 360 : vous avez fait de la formation et de l’emploi le chantier principal de votre présidence. Comment les CCI étrangères peuvent-elles participer à ces enjeux et ambitions ?

Trois mots clés me viennent à l’esprit : prévoir, guider, accélérer. Aujourd’hui, nous sommes formés aux besoins du présent mais nous devons aussi projeter les besoins du futur. Il est donc essentiel d’anticiper les métiers qui sont sous pression mais aussi d’anticiper les métiers qui ne le sont pas pour le moment.

Le point suivant est de guider les jeunes. Dans les territoires où le chômage est plus élevé qu’ailleurs, la majorité des entreprises des DROM nous disent avoir des difficultés à embaucher et à trouver des travailleurs. Les jeunes doivent être orientés au plus vite, par des stages en entreprises, par des soirées d’orientation, vers des métiers rémunérés et pourvoyeurs d’emplois au plus vite.

Le troisième point est d’accélérer la formation. Il s’agit de s’assurer que nous accélérons à la fois la qualité et le volume de notre formation selon les besoins.

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Avec la hausse des prix après la pandémie et la guerre en Ukraine, la situation financière des entreprises vous inquiète-t-elle ? Quel message souhaitez-vous adresser aux entreprises étrangères ?

Nous vivons aujourd’hui une crise difficile, une crise sans précédent, qui touche beaucoup les PME. Nous vivons des crises multiples, une crise d’approvisionnement (sur l’énergie, dans les composants électroniques), une crise de hausse des prix, accompagnée d’inflation. Nous traversons ce que j’appelle une crise de dépendance. Nous sommes dans une situation très préoccupante. Cela peut être négatif mais cela peut aussi être une opportunité. Cette crise peut cependant nous donner l’impulsion pour travailler sur notre réindustrialisation, sur l’indépendance de la production. Ce sont des moments difficiles mais nous en sortirons plus forts. Cette crise laissera des traces car nous ne sommes plus dans la politique du « quoi qu’il en coûte » liée à la crise du Covid. Il faudra donc atténuer ce choc.

Nous devons donc tirer les leçons de cette crise que nous vivons et nous devons faire en sorte que cette sortie de crise soit la plus facile possible pour nos entreprises. Et c’est aussi le travail que nous faisons pour aider les chambres de commerce, afin que toutes les initiatives ou mesures de l’État soient au plus près des entreprises. C’est le cas des entreprises des DROM et des entreprises de France.

Je choisis d’être optimiste. Nous devons apprendre à maîtriser cette crise pour ne pas répéter les mêmes erreurs. Quand on sort d’une crise on s’en sort toujours mieux.

Tous les hommes d’affaires étrangers doivent garder le moral, car un monde sans business n’existe pas ! Nous avons besoin d’affaires! C’est le message que nous voulons faire passer. Nous voulons développer un plan stratégique dans chaque île, dans chaque territoire, mettant en valeur les marchandises, montrant qu’elles savent créer de la valeur. Ils ont des ressources à exploiter. C’est notre objectif pour ces cinq années.

Les territoires d’outre-mer font partie de la République française, mais ils ont des statuts différents de ceux des départements d’outre-mer (Dom) ou des collectivités d’outre-mer (Com). Il s’agit notamment : des Terres australes et antarctiques françaises (TAAF) ; Îles éparses de l’océan Indien.

Quels sont les TOM et les DOM ?

DOM-TOM français

  • DOM (gardant l’abréviation DROM) : Guadeloupe, Martinique, Guyane et Réunion. …
  • ROM : Guadeloupe et Réunion.
  • POM : Polynésie française et Nouvelle-Calédonie.

Que sont DOM et COM ? En effet, une réforme constitutionnelle de 2003 a remplacé le nom des départements et territoires d’outre-mer (DOM-TOM) par départements ou régions d’outre-mer (DROM) et collectivités d’outre-mer (COM).

Est-ce que La Réunion fait partie des DOM ?

La Guadeloupe et la Réunion sont des départements et des régions d’outre-mer.

Qui fait partie des DOM ?

Chacun de ces départements forme une région départementale unique, appelée « région d’outre-mer » depuis la révision de la Constitution en 2003. Les cinq départements d’outre-mer sont : la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane, la Réunion et Mayotte (état avril 2011).

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Quels sont les 5 TOM ?

En mars 1946, la loi de départementalisation donne aux colonies les plus anciennes (Guadeloupe, Martinique, Réunion et Guyane) le statut de départements d’outre-mer, où s’appliquent les lois et décrets déjà en vigueur en France métropolitaine.

Quels sont les TOM en France ? Ainsi, il existe 4 départements d’outre-mer, à savoir la Martinique, la Guyane, la Réunion et la Guadeloupe. Les communautés comprennent Saint-Martin, la Nouvelle-Calédonie, Mayotte, Saint-Pierre-et-Miquelon, Wallis et Futuna et Saint-Barthélemy.

Qui fait partie des TOM ?

La Guadeloupe et la Réunion sont des départements et des régions d’outre-mer. La Guyane, la Martinique et Mayotte (qui exerce les compétences des départements et régions d’outre-mer et prend le nom de « Département de Mayotte ») sont trois collectivités particulières.

Quels sont les Dom-COM ?

Quels sont les Dom-COM ?

Il en existe désormais cinq : la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane, la Réunion et, depuis 2011, Mayotte. On peut aussi l’appeler « Drom » (département étranger et région) car ils sont les deux à la fois.

Quels sont les pays Dom?

Qui fait partie des DOM ?

Chacun de ces départements forme une région départementale unique, appelée « région d’outre-mer » depuis la révision de la Constitution en 2003. Les cinq départements d’outre-mer sont : la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane, la Réunion et Mayotte (état avril 2011).

Qui sont les DOM et qui sont les TOM ?

La Guadeloupe et la Réunion sont des départements et des régions d’outre-mer. La Guyane, la Martinique et Mayotte (qui exerce les compétences des départements et régions d’outre-mer et prend le nom de « Département de Mayotte ») sont trois collectivités particulières.