Pollution maritime et croisière : les clés pour comprendre le débat

Photo of author
Written By Sophie Ledont

Rédactrice passionnée qui a vécu dans plus de 25 pays toujours à la recherche de la dernière information.

Cet été, la présence d’énormes queues à Marseille cristallise à nouveau les tensions. Electrification à quai, mesure de la pollution maritime, dialogue avec les habitants : Marsactu vous propose, et en accès libre, de vous replonger dans nos explications sur le sujet.

« Marseille étouffe ». Dans la vidéo sur les réseaux sociaux, le maire Benoît Payan déclame son discours d’un ton grave pour promouvoir la pétition lancée il y a une semaine par la ville de Marseille. Elle vise à lutter contre les navires polluants et demande leur interdiction en cas de pic de pollution à l’ozone, comme le département vient de le vivre depuis près de deux semaines. Si vous avez raté cette annonce, Marsactu l’a décryptée pour vous.

Cette pétition aurait suffi à rouvrir le débat sur l’accueil des navires de croisière dans le port de Marseille. Alors que le constat de la pollution par les navires fait l’unanimité parmi les acteurs maritimes, la question de la réglementation suscite des tensions. A l’heure où le changement climatique fait craindre des conditions de vie étouffantes, le modèle croisière est pointé du doigt pour sa consommation énergétique excessive. Un collectif a récemment bloqué l’arrivée d’un des plus gros navires, le Wonder of the Seas.

A l’occasion de ce débat d’actualité, Marsactu vous propose un accès gratuit à une sélection de ses conclusions sur les grands enjeux de l’évolution du secteur portuaire et maritime. Des articles pour aider à comprendre la complexité des mesures antipollution, les règles en vigueur en mer ou encore les nouvelles technologies pour équiper les navires.

L’inquiétante pollution de l’air

Depuis plus de cinq ans, des voix s’alarment de la pollution de l’air causée par le trafic maritime. Dès 2017, les collectifs d’habitants et de militants se réunissaient dans les quartiers nord en mai 2017. Déjà, les données publiques ne niaient pas le rôle important du trafic portuaire dans les émissions.

En matière de pollution de l’air, la France peine à sortir de la zone rouge à Marseille comme dans les autres métropoles. Une sanction de l’Union européenne est tombée en 2019 pour cette atteinte à la santé des habitants. Selon certaines études scientifiques, la pollution de l’air serait responsable de 100 000 décès par an en France.

Localement, le débat s’est amplifié alors que le secteur de la croisière connaissait une expansion rapide : 18 500 passagers ont été accueillis en 1995, le million a été dépassé en 2013 et le second a été quasiment atteint en 2019. L’association Atmosud, agréée par l’Etat pour la qualité de l’air dans la région, donc accepté le sujet. Dans les bassins à l’est de Marseille, elle estime que 38 % des émissions d’oxyde d’azote proviennent des navires, soit presque l’équivalent du transport routier (42 %). Sa dernière étude a également montré que le blocus qui accoste les navires augmente ces émissions.

Ces chiffres sont encore contestés, ce qui conduit l’organisme à multiplier les moyens de mesure pour affiner ses estimations. L’an dernier, Marsactu a lancé un projet de recherche pour développer des drones permettant d’analyser avec précision la fumée des bateaux et in fine, pour les autorités, de cibler les plus polluants.

A voir aussi :
Le Costa Diadema fera escale pour la première fois à Cherbourg-en-Cotentin (Manche),…

De nouvelles technologies pour polluer moins

Sentant la marée, les entreprises ont décidé de communiquer. En 2018, Costa s’est vanté de la future mise en service de son premier bateau propulsé au gaz naturel liquéfié (GNL), qui rend quasi nulles les émissions de certains gaz polluants.

Aujourd’hui, cette question des carburants reste centrale. L’Organisation maritime internationale, organe des Nations Unies, réglemente le trafic maritime. Le 10 juin, elle a approuvé la mise en place d’une zone dite SECA sur l’ensemble de la mer Méditerranée : à partir de 2025, les navires doivent utiliser du carburant dont la teneur en soufre ne dépasse pas 0,1 %.

Du côté du port et des communes, on essaie d’aborder un autre aspect. Pour réduire leurs émissions polluantes, les navires équipés peuvent également allumer et éteindre leurs moteurs. Après avoir procédé par étapes, le port a présenté en 2019 un plan global, financé par la région et d’autres partenaires publics.

Mais le travail est encore long. Il y a quelques mois, Marsactu constatait que si certains bateaux étaient équipés pour l’électrification, le port avait encore besoin de prises supplémentaires. Quatre ferries peuvent désormais être accueillis en même temps. La conception de la nouvelle gare maritime de Cap Janet, qui abrite les lignes desservant le Maghreb, intègre des liaisons à quai. Quant à la croisière, ils pourraient théoriquement se connecter à partir de 2025.

Le port veut faire perdurer l’activité des croisières

Face à des inquiétudes et interrogations de plus en plus récurrentes, le Grand Port Maritime de Marseille Fos a tenté de casser son image d’institution fermée et a ouvert depuis 2019 des ateliers « Dialogue Ville-Port ».

Mais la direction reste la même. Dans une longue interview accordée à Marsactu, Hervé Martel, président du directoire, a estimé que « le port pollue beaucoup moins qu’il y a vingt ans. Il y a un niveau d’acceptation par la société qui est moins important, de cet acte. Mais il estime que les nouveaux carburants et la liaison à terre permettent de répondre aux questions.

« La raison d’être d’un port est de créer de la richesse autour de l’activité maritime », conclut Hervé Martel. Avec parmi ses axes de travail la volonté d’ancrer un peu plus le modèle économique et touristique de la croisière à Marseille. Illustrant cette vision, un projet de terminal de ferry de luxe sur l’esplanade du J4 est en cours de développement.

Cet article vous est proposé par Marsactu

L’équipe Marsactu vous propose cet article afin que vous puissiez explorer notre contenu. Si vous souhaitez nous soutenir, abonnez-vous pour ne rien manquer de l’actualité de Marseille et de la région.

Si vous avez déjà un compte, connectez-vous.

Qui pollue le plus l’avion ou le bateau ?

Là où ça se corse, ce sont les ferries qui émettent 267 grammes d’équivalent CO2 par kilomètre, contre 209 grammes pour un avion long-courrier. Et c’est sans compter les quantités colossales de particules fines qui sont rejetées près des villes où elles aboutissent.

Quels transports polluent le moins ? La bicyclette. Comme la marche, qui est le moyen de transport le plus écologique, le vélo fait partie de ceux qui ne produisent pas de gaz carbonique. En effet, le vélo ne provoque pas d’émissions de gaz polluants nocifs pour l’environnement et l’humanité.

À Lire  Charente-Maritime : le port de La Rochelle accueillera plusieurs ...

Qu’est-ce qui pollue le plus le bateau ? Les déversements d’hydrocarbures sont principalement associés à la pollution par les navires. Bien que moins fréquentes que les pollutions liées aux activités quotidiennes, les marées noires ont des effets dévastateurs.

Quel est le transport qui pollue le plus ?

La voiture est le moyen de transport le plus polluant. À une distance de 2 kilomètres, la voiture émet 221 kg de dioxyde de carbone par an. Il est suivi par le bus et la moto. Le tram émet 2,66 de dioxyde de carbone, le métro 3,6 et le RER 3,35.

Qui pollue le plus entre l’avion et le train ? Bien que prendre le train reste bien moins polluant que l’avion, le jury de déontologie publicitaire a pointé du doigt la SNCF pour une publicité un peu trop simpliste. Elle a expliqué que voyager en TGV permet d’émettre 80 fois moins de gaz carbonique que voyager en avion.

Qui pollue le plus l’avion ou la voiture ? Selon l’ADEME, un avion peut émettre jusqu’à 241 kg de CO2 par passager sur un trajet de 500 km. En revanche, sur la même distance, une voiture génère environ 170 kg de dioxyde de carbone. Pour un trajet donné, voyager en voiture est moins polluant que voyager en avion.

Pourquoi les bateaux polluent ?

Arrêtons d’utiliser du fioul lourd, un carburant extrêmement polluant. La principale raison pour laquelle les navires polluent autant est l’utilisation de fioul lourd comme combustible. Même à quai, le transport maritime brûle ces déchets bruts, particulièrement pollués, afin d’alimenter les navires en énergie.

Bateau de croisière anti-pollution ? 1,8 million de passagers par an En 2018, dans la deuxième ville de France, les émissions d’oxydes d’azote d’origine maritime â dont 20 % sont dues aux navires de croisière â ont dépassé pour la première fois les émissions routières, selon l’observatoire régional de la qualité de l’air AtmoSud .

Les bateaux polluent l’eau ? Les navires inondent la mer d’environ 1,8 milliard de kilos de produits toxiques, soit plus de 57 kilos de produits toxiques par seconde. Les 97,5% restants proviennent d’un scandale silencieux : le déballastage illégal et volontaire.

Comment les navires polluent-ils l’air ? La plus fréquente est causée par l’émission de particules fines (dioxyde de carbone, soufre, etc.) après l’utilisation de carburants de très mauvaise qualité, tandis que la plus médiatisée apparaît lors de marées noires et autres dégazages par certains navires.

Qu’est-ce qui pollue le plus avion ou bateau ?

De plus, selon l’Agence européenne pour l’environnement, les ferries émettent près de trois fois moins de COâ que les avions : environ 60 g de COâ par km et par passager, contre 160 g par avion.

Qui pollue le plus entre l’avion et la voiture ? Selon l’ADEME, un avion peut émettre jusqu’à 241 kg de CO2 par passager sur un trajet de 500 km. En revanche, sur la même distance, une voiture génère environ 170 kg de dioxyde de carbone. Pour un trajet donné, voyager en voiture est moins polluant que voyager en avion.

Quelles sont les conséquences négatives du transport maritime ?

Comme tous les autres modes de transport qui brûlent des hydrocarbures pour produire de l’énergie, les navires génèrent une pollution atmosphérique qui nuit à la qualité de l’air, affecte la santé humaine et contribue aux effets majeurs du changement climatique.

Pourquoi le transport maritime est-il une source de risque pour les océans ? En plus des gaz à effet de serre, les navires rejettent dans l’atmosphère des particules de soufre, dangereuses pour la santé et l’environnement. Avec les particules fines et les oxydes d’azote, ces polluants atmosphériques affectent particulièrement les populations vivant à proximité des ports et des côtes.

Quels sont les inconvénients du bateau ? Le principal inconvénient du voyage en bateau ou de l’expédition est la durée. Pour parcourir la même distance, le bateau met généralement plus de temps qu’un avion ou qu’une voiture. Pour les personnes qui aiment les longues croisières et expédier des denrées non périssables, ce n’est pas un problème.

Quelles sont les conséquences des transports ?

Le secteur des transports est le premier émetteur de gaz à effet de serre et ses effets sur l’environnement sont nombreux : pollution de l’air et de l’eau, nuisances sonores, modifications des paysages ou encore contribution au changement climatique.

Quelles sont les conséquences environnementales de l’utilisation des véhicules ? Les deux principaux avantages de la voiture sont la pollution de l’air et l’émission de gaz à effet de serre. Là où la loi sur l’air est d’avis que l’émission de gaz à effet de serre fait partie de la pollution atmosphérique 14(*), les deux notions seront distinguées ici.

Quels sont les aspects négatifs du moyen de transport ? Les points faibles du transport routier Le coût du transport est relativement élevé pour les longues distances. Le transport routier est fait pour transporter des denrées périssables qui nécessitent une livraison rapide. Les risques de la route (accidents, insécurité sur le trajet,…)

Quels sont les inconvénients du transport maritime ?

Les inconvénients du transport maritime

  • Très lent ce qui rend parfois impossible le respect des délais de livraison.
  • Difficile de contrôler l’emplacement exact des marchandises en transit.
  • Douanes et Accises.
  • Nécessite un transport domestique de porte à porte.

Quels sont les avantages de l’expédition? Le transport maritime est un moyen de transport bon marché (il coûte trente fois moins cher que le transport terrestre). S’il permet le transport de marchandises en grande quantité, le transport maritime est aussi un moyen de transport adapté aux petits lots et aux courtes distances.

Quel est l’impact des moyens de transports maritime et aérien sur l’environnement ?

Les émissions de dioxyde de carbone de ces secteurs représentent 5 % des émissions mondiales et, selon une étude du Parlement européen, le transport aérien et le transport maritime seront respectivement responsables de jusqu’à 22 % et 17 % des émissions mondiales de CO2 en 2050.

Quel est l’impact du transport maritime sur l’environnement ? En 2018, le transport maritime a produit 13,5 % des émissions totales de gaz à effet de serre de l’Union européenne (UE), loin derrière le transport routier et le transport aérien. Que ce soit pour le transport de marchandises ou pour le tourisme, le secteur joue un rôle essentiel dans l’économie mondiale.

Est-ce qu’un bateau de croisière pollue plus qu’un avion ?

De plus, selon l’Agence européenne pour l’environnement, les ferries émettent près de trois fois moins de COâ que les avions : environ 60 g de COâ par km et par passager, contre 160 g par avion.

Quel est le mode de transport le plus pollué ? L’avion : Enfin, l’avion est le moyen de transport le plus polluant et celui qui génère le plus d’émissions de gaz à effet de serre.