Qui veut acheter une part du bistrot du Pellerin ?

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Le Trois Francs Six Sous est en vente. Et tout le monde peut acheter une part et devenir copropriétaire.

Écrit par Marion Vallée

Publié le 28 oct. 22 à 16:02

mis à jour le 28 oct. 22 à 16:04

A prix d’ami

« Midi ! C’est la chanson de… midi ! Accompagnés d’une guitare, les clients de Trois francs six sous, paroles sous les yeux, chantent ensemble devant le bar associatif, rue du Dr Sourdille.

C’est samedi après-midi à Pellerin.

Panier en main, jour de marché obligatoire, on passe devant ce bar aux tons orangés, la sortie des pistes et les portes ouvertes.

On s’arrête là pour dire bonjour.

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 » Accélérateur de vie sociale « 

On s’y installe pour manger les acras achetés sous les halles.

On y va pour lire un livre, écouter un concert, boire un verre de zinc ou faire une expo un moment… Le tout à prix d’ami !

En trois ans et demi, trois Francs Six Sous ont changé le visage du village de Pellerin.

Pour certains, c’est un « accélérateur de vie sociale », pour d’autres, un « bistrot généraliste »…

« Un bistrot familial »

Géré par des bénévoles, ce bar est devenu un véritable lieu de vie, où naissent rencontres, projets et projets.

L’insigne est remporté par le couple de Pellerin, Bernard Bellot et Yveline Pallard, quand, en 2018, ils retrouvent la Tabula, face à la mairie.

Un autre lieu de séjour peut-il être proche du Pellerin ? Je ne peux pas laisser passer ça. Pas un ou deux, achetez les murs et la licence de ce café.

« Pas pour posséder un bar, explique Bernard Bellot. Mais pour en faire un bistrot familial où tout le monde est le bienvenu, géré ensemble. »

Chacun peut prendre sa part

Et cela a fonctionné. « Quand nous avons créé l’association Trois francs six sous, la barre était pleine. »

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Dès la première rencontre, « nous avons ressenti un vrai besoin, une vraie envie ! »

Petit à petit, « d’autres personnes ont voulu se joindre à l’action et faire vivre ce lieu, ouvert à toutes les générations. »

Résultat : 70 bénévoles, répartis en comités, s’y investissent régulièrement. Des organismes aussi, comme Pell’Mêle pour les commerces, ou Expo Essen’ciel pour les salons.

« On a récolté plus de 91 000 € sur les 210 000 espérés.  » 

Maintenant que la machine est lancée, les propriétaires veulent aller au bout du projet : vers la « propriété collective ».

Car si Bernard et Yveline veulent vendre, ils veulent aussi que l’endroit continue à vivre.

Et chacun peut faire sa part ! Pour ce faire, l’organisation Yasissou a été créée uniquement pour réunir l’argent nécessaire à l’achat du terrain.

Une personne = une voix

« Nous avons déjà 190 vendeurs », déclare Jean-Marc Pascual, bénévole et sociétaire de Yasissou. « 

« Nous avons levé plus de 91 000 € sur les 210 000 € attendus. »

Le formulaire sélectionné se connecte. « La valeur de la part minimum est de 50 €, puisqu’il s’agit de créer une société commune d’intérêt (Scic). Une personne équivaut à une voix, que vous mettiez 50 € ou 20 000 € ! »

Pas de plus-value

Et chaque investisseur devient copropriétaire.

« Les dons restent confidentiels. Si le programme est abandonné, cet argent est restitué. »

Ici, il n’y a pas de valeur ajoutée pour les propriétaires et le but est que l’espace social continue à vivre !

« On a mis l’échéance à la fin de l’année, parce qu’on doit être à jour sur le montant des apports, explique Bernard Bellot, mais on peut toujours investir après le 31 décembre 2022. »

Alors participerez-vous à Trois Francs Six Sous ?