Réforme des retraites : vendeur, agriculteur… Ils se rapprochent…

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Catherine Spelle, 61 ans, ancienne infirmière et conseillère en produits écologiques

« Dans la vie j’avance selon mes objectifs. J’ai donc besoin de subvenir aux besoins de ma famille et j’ai plus d’activités et j’aime cette variété. Pour tout vous dire, je pensais que l’âge de la retraite était de 65 ans, alors j’ai évolué avec toujours beaucoup de projets en tête. Catherine Spelle a 61 ans. Elle est retraitée du Service de Santé des Armées où elle travaillait comme infirmière. Après avoir changé sa vie pour s’occuper de sa fille qui souffrait de problèmes de santé, elle est devenue conseillère commerciale pour cosmétiques et produits ménagers bio chez H2O at Home. Elle habite à Talence (33) et est également famille d’accueil pour étrangers en cours de langues à Bordeaux et loue une chambre sur Airbnb. « Ma fille n’est pas encore indépendante financièrement, même si elle m’aide . Je l’élève seule, donc j’ai besoin de revenus », explique-t-elle.

Il faut dire qu’elle a une personnalité très active. Elle a travaillé pendant trente ans comme infirmière et cadre infirmière dans les services des brûlés, de réanimation, de cardiologie et de chirurgie. Elle a effectué deux missions sur des fronts de guerre à Sarajevo et en Croatie. « Quand j’avais 53 ans, j’avais besoin de temps pour m’occuper des problèmes de santé de ma fille. Mais à cet âge tu es trop jeune pour prendre ta retraite et trop vieux pour être dans la vie active. Et puis je me suis senti usé par le système de santé que j’étais travailler dans. »

Aujourd’hui, la jeune sexagénaire active développe son entreprise, fait partie du réseau Business Women Décalées de femmes chefs d’entreprise et compte bien ne pas raccrocher le tablier de sitôt. « Non seulement parce que j’ai besoin d’argent pour ma famille et mes plaisirs, on ne va pas se mentir, sourit-elle, mais aussi parce que j’aime être active, mener à bien des projets et les voir porter leurs fruits. Honnêtement, je ne me vois pas faire quoi que ce soit. »

Jusqu’à ses 64 ans, Catherine Spelle a le temps, trois ans, de monter de nouveaux projets.

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Tailleurs de pierre, Laurent et Thierry, 58 ans, sont sur les chantiers par tous les temps

Un matin gris de janvier. Il pleut et un petit vent désagréable vient rafraîchir une atmosphère déjà hivernale. Accroupis sur le trottoir, les doigts rouges de froid, Laurent Blanchard et son collègue Thierry ajustent la pose d’un nouveau seuil sur un immeuble en rénovation à Bordeaux. Les deux tailleurs de pierre ont le même âge, 58 ans, mais ils ne voient pas leur retraite de la même manière.

« Si tout va bien, je peux partir à 63 ans et trois mois, a déjà calculé Thierry, un peu fataliste. Je ne rentre pas dans le système des carrières longues. Je suis resté trop longtemps à l’école. Laurent. J’ai rejoint l’armée, j’y suis resté cinq ans. Et après j’ai toujours travaillé dans le bâtiment. J’ai toutes mes cotisations, 167 trimestres. J’ai dû prendre rendez-vous pour voir où j’en suis, mais tant que je suis en bonne santé, je continue. »

« Si vous pouvez prendre votre retraite, prenez votre retraite, essayez de persuader son collègue. » Je pense à tous ceux que j’ai vus partir qui sont maintenant au cimetière. Thierry travaille dans la même entreprise générale de maçonnerie depuis vingt ans, et il met « un peu de côté tous les mois pour avoir un meilleur quotidien ensuite ». Il espère avoir quelques années en bonne santé après avoir fini de travailler. Mais il estime que les pénibilités ne sont pas vraiment prises en compte dans le calcul de l’âge de la retraite.

Ceux qui font les lois, qu’ils viennent passer six mois chez nous, ils comprendraient ce que c’est vraiment. » Malgré les équipements, les outils et les nouvelles machines plus ergonomiques, le travail de la pierre reste difficile, et dans la construction pour lui, personne n’échappe aux accidents du travail.

« Avec tant de blessures, les articulations souffrent et il y a toujours de l’arthrose qui s’y infiltre. Ce jeudi, pourtant, les deux ouvriers ne manifesteront pas. Ils sont trop peu nombreux dans leur entreprise et il n’y a pas de syndicats.

À la tête d’une grosse exploitation, Antoine Schieber voudrait une refonte complète de la retraite agricole

« La retraite ? Euh, je n’y ai pas vraiment pensé. Je ne l’ai même pas calculé, mais je sais que dans l’agriculture la retraite est d’environ 1 035 euros… Je m’interroge plutôt sur la valorisation de mon entreprise. » Antoine Schieber, 58 ans, est agriculteur, à la tête avec son frère, de l’entreprise familiale L’Ombrière à Saint-Jean-d’Illac (33). Entreprise de 80 salariés, spécialisée dans la polyculture : maïs sous toutes ses formes et légumes ( carottes, haricots verts, pommes de terre) sur un millier d’hectares.

Antoine se sent complètement étranger au débat sur les retraites, qui risque d’immobiliser le pays ce jeudi. « Avec un horizon de 1 035 euros par mois, qu’il faille travailler six mois ou un an de plus, ça ne change rien pour moi. Tant que j’aime ce que je fais, tant que nous aurons des projets comme des centrales solaires, tant que je serai convaincu que l’agriculture française a un avenir dans une mondialisation qui touche à sa fin, je poursuivrai mon activité sans me soucier de la l’âge légal de la retraite. »

Antoine Schieber a bien conscience d’être privilégié. « On a une super affaire, j’ai pu mettre de côté et je cotise à une complémentaire privée. Mais le système de retraite agricole est désastreux ! On est dans des métiers difficiles qui demandent un investissement permanent, avec des gens qui gagnent plus que leur temps… et pour quoi ? Pour moi, ce qui est urgent, c’est la nécessité d’une restructuration complète de la retraite agricole. »

Armelle Faure : presque trente ans de carrière dans un magasin de vêtements à Bordeaux

Elle a déjà fait le calcul : en 2026, elle aura trente ans. Depuis 30 ans, elle range les vêtements sur les étagères et encaisse les clients dans un déstockage de la rue Sainte-Catherine. Avec 140 kilomètres en voiture par jour entre son domicile à Lesparre-Médoc et son lieu de travail à Bordeaux, l’équation est simple : Armelle Faure, 59 ans, « touche 1 396 euros et j’ai 400 euros de frais de gasoil par mois ». Sans parler du crédit de la maison, qui court jusqu’en 2028. »

retraite? « Bien sûr que ça m’inquiète ! » Pour moi et pour les générations futures car j’ai deux enfants et trois petits-enfants. Armelle Faure a commencé à travailler à 27 ans, après avoir passé du temps à élever ses enfants. « Je ne touche pas grand-chose, 500 euros peut-être ? Tout ce que je sais, c’est qu’il faudrait que je travaille jusqu’à 67 ans pour avoir le plein tarif. Que faire des trajets fatigants ? Et je ne suis pas le seul dans ce cas. .”

Intelligente et souriante derrière ses lunettes rondes, elle aime son métier, mais regrette que les difficultés physiques et morales de son métier ne soient pas prises en compte. « Je suis en feu, mais je pense qu’il faut faire de la place aux jeunes. Cela leur donnerait des perspectives et du goût pour le travail. Je fais partie de cette ancienne génération pour qui seul le travail permettait de s’en sortir, et aujourd’hui c’est quelque chose qui se perd. »

Elle aussi aurait aimé être entendue jeudi. Seulement, « ce sont toujours les gros qui font grève. Nous, les petits Smicards, n’avons pas les moyens de faire grève. faire face à l’inflation? On va mourir au travail, non ? Vous savez, mon mari a huit ans de plus que moi et il est déjà à la retraite. Je le bloque car je travaille aussi le samedi. Alors voici ce que je me demande : quand vais-je pouvoir m’amuser avec lui ? »

Alain Zerrouki, 57 ans, devra travailler un an et demi de plus si la réforme est validée par le Parlement

Bertrand Lapègue / « Sud-Ouest »

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Alain Zerrouki a 56 ans. Cette infirmière travaille de nuit au Centre Hospitalier de la Côte Basque à Saint-Jean-de-Luz (64). « Je suis à l’hôpital depuis 1995 après avoir débuté ma carrière chez Dassault. La réforme des retraites telle qu’annoncée l’obligerait à travailler « un an et demi supplémentaire » pour s’en tirer à taux plein. « Ça va être difficile d’aller au bout. »

Le soignant s’occupe lui-même de ses problèmes de santé, dont certains « troubles musculo-squelettiques », atteste d’un parcours honorable.

« Je ne sais pas comment je vais prendre ma retraite. Il faut être en forme pour bien s’occuper des autres. » Il note des boulots difficiles, la crise des vocations, des absences qui pèsent lourd. physiquement, mais aussi mentalement, quand on travaille devant la souffrance des autres avec des ressources humaines insuffisantes. »

Ce militant CGT nie « faire de l’idéologie » : « C’est pour ça que je vis », assure-t-il. Malgré Séguren, l’infirmière dépeint une santé publique qui dépend de l’engagement et de l’épuisement des troupes. « On ne traite pas le sujet des difficultés. La réforme Bachelot de 2010 nous a même fait perdre la difficulté. »

Alain Zerrouki évalue le taux d’emploi des « vieux » (56%). Il s’interroge sur la « seniorisation du travail »: « Comment aménager les postes, réduire le temps de travail sans perdre la pension ». Il remet en cause le calcul du gouvernement : « Plus de personnes âgées passeront par le RSA, ce qui signifiera plus de dépenses de santé. Le gain est-il ce qu’on nous présente ? »

Il estime que « cette réforme vise à faire payer les salariés pour la compétitivité des entreprises ». « Il faut s’interroger sur la réalité sociale dans des pays dits plus compétitifs économiquement. Le Conseil d’orientation dit que nous ne sommes pas pressés : Prenons le temps de réfléchir au modèle social que nous voulons. »

Agnès Crégut, aide à domicile à Mont-de-Marsan, devra attendre 67 ans pour une retraite à taux plein

Philippe Salvat/ « SUD OUEST »

Il y a des métiers plus difficiles que d’autres. Agnès Créguts est physique et peu reconnue, mais il est important de maintenir les seniors chez eux. Aide ménagère depuis 25 ans à Mont-de-Marsan (40), la salariée du centre intercommunal d’action sociale (Cias) de Marsan est fatiguée. « Nous passons nos journées à faire des choses répétitives : s’accroupir devant les toilettes des personnes âgées, se lever, passer l’aspirateur, se laver, porter des sacs de courses, pousser des fauteuils roulants avec des gens…

Au bout d’une quinzaine d’années en moyenne, des troubles musculo-squelettiques (TMS) surviennent, notamment au niveau de l’épaule et du dos. Il y a une usure physique, professionnelle », explique Montoise, dont la douleur à l’épaule est reconnue comme une maladie professionnelle. « Cela ne me donne pas plus à la retraite. »

Les employées de maison sont en grève aujourd’hui et vont manifester contre le projet de réforme des retraites à Mont-de-Marsan. « Je pense qu’il faudrait étudier les retraites des professions, notamment pour les professions manuelles comme la mienne et au cas par cas avec l’avis du médecin. Il faut qu’il soit possible d’évacuer les personnes atteintes physiquement après avis médical. Sinon, il y a eu des arrêts de travail répétés. » laisser au cours des deux dernières années de travail, je ne vois pas l’intérêt. Dans mon travail, il me semblait que 62 était bien.

Depuis plusieurs années, Agnès Crégut est « de moins en moins bien » alors qu’elle travaille six jours consécutifs par semaine et des quarts de 12 heures. « Les personnes qui nous sont chères ont besoin que nous soyons physiquement et mentalement aptes à faire face à la mort, à la vieillesse, aux maladies physiques et mentales et à la vulnérabilité. »

Agnès Crégut gagne 1 800 euros par mois avec la prime Ségur « qui ne compte pas pour la retraite. » précise-t-elle. « J’ai 63 ans et il me reste quatre ans pour toucher le taux plein (car j’ai fait une pause carrière pour élever mes enfants) dans des conditions physiques difficiles. »

Quelle année de naissance sera concerné par la réforme des retraites ?

longue durée ? La réforme prévoit de porter progressivement l’âge légal de la retraite à 62 ans en 2018. Afin de ne pas avoir d’impact sur ceux dont la retraite était très proche, la réforme ne concerne pas les personnes nées entre le 1er janvier 1951 et le 30 juin 1951.

Qui sera concerné par la retraite à 62 ans ? Si vous êtes né le 10 octobre 1961, vous aurez 62 ans le 10 octobre 2023. Vous pouvez demander une pension, si vous le souhaitez, à partir du 1er novembre 2023. Si vous êtes né le 1er octobre 1961, vous pourrez prendre votre retraite le 1er octobre 2023. .

Qui sera touché par la retraite à 65 ans ? L’âge du taux plein automatique reste fixé à 65 ans pour certaines catégories d’assurés : les personnes ayant interrompu leur activité pendant au moins 30 mois consécutifs pour s’occuper d’un membre handicapé de leur famille (on parle de « famille d’accueil »). ; les parents d’un enfant handicapé qui peuvent documenter au moins un…

Qui sera concerné par la réforme des retraites en 2022 ?

Quel que soit l’arbitrage final, tous les travailleurs seront concernés : les salariés du privé, les fonctionnaires, les indépendants, mais aussi les salariés des régimes spéciaux. Seules les personnes en situation d’invalidité ou d’invalidité maintiendront leur âge de la retraite entre 55 et 62 ans.

Qui sera concerné par la nouvelle réforme des retraites ? Qui est concerné par la réforme des retraites de Macron en 2023 ? La réforme des retraites ne concerne pas les retraités actuels. Si le Directoire confirme les éléments annoncés, les personnes nées à partir de 1961 seront les premières concernées par le report de l’âge légal de la retraite.

Quelle année de naissance pour la réforme des retraites ? Toutes les personnes nées après le 1er septembre 1964 sont concernées par cette réforme, comme le montrent les chiffres du gouvernement. Le gouvernement a créé un simulateur pour évaluer votre âge de départ à la retraite et voir si vous êtes concerné par la réforme.

Qui est concerné par la retraite à 65 ans ?

En ce qui concerne l’âge minimum, relevé de 60 à 62 ans, l’âge d’admission au taux plein a été relevé de deux ans, passant progressivement de 65 ans pour les assurés nés jusqu’au 30 juin 1951 à 67 ans pour ceux nés à partir de janvier 1955. .

Qui ne sera pas concerné par la réforme des retraites ? Afin de ne pas avoir d’impact sur ceux dont le départ était très proche, la réforme ne concerne pas les personnes nées entre le 1er janvier 1951 et le 30 juin 1951. Vous n’êtes donc pas concerné par le report de l’âge légal et pourrez prendre sa retraite à partir de 60 ans.

Qui sera concerné par la réforme des retraites en 2023 ?

Les premiers à ouvrir le bal seront donc les personnes nées entre 1968 et 1972. 172 trimestres de cotisation seront nécessaires pour bénéficier du taux plein de la retraite. Entre les générations 1970 et 1972, il leur sera demandé un quart supplémentaire pour valider leurs droits.

Puis-je prendre ma retraite à 62 ans même si je n’ai pas eu tous mes trimestres ? Oui, vous pouvez prendre votre retraite à 62 ans. Toutefois, votre rente ne sera pas calculée au taux maximum si vous n’atteignez pas le nombre de trimestres requis. Cette réduction (ou « remise ») est définitive.

Qui est concerné par la retraite à 65 ans ? En ce qui concerne l’âge minimum, relevé de 60 à 62 ans, l’âge d’admission au taux plein est relevé de deux ans, passant progressivement de 65 ans pour les assurés nés jusqu’au 30 juin 1951 à 67 ans pour ceux nés à partir de janvier 1955. .

Qui sera concerné par la nouvelle réforme des retraites ? Qui est concerné par la réforme des retraites de Macron en 2023 ? La réforme des retraites ne concerne pas les retraités actuels. Si le directoire confirme les éléments annoncés, les personnes nées à partir de 1961 seront les premières concernées par le report de l’âge légal de la retraite.

Pourquoi la réforme des retraites est une problématique lancinante en France ?

La question de la réforme du système de retraite français a été posée par un problème démographique bien connu : le vieillissement de la population. La baisse de la natalité au cours des dernières décennies a provoqué un vieillissement de la population qui devrait se poursuivre dans les décennies à venir.

Quel est l’objectif premier de la réforme des retraites françaises ? Fin progressive des régimes spéciaux. Pension minimum portée à 85% du salaire minimum net soit 1200⬠brut. Meilleure prise en compte des travaux pénibles Départs anticipés de 4 ans pour des carrières très longues.