Santé mentale : en Gironde, le boom des crises psychologiques des jeunes

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Au temps du Covid, les experts craignaient que des problèmes mentaux n’arrivent quelques mois plus tard, handicapant notamment les jeunes. Aujourd’hui les urgences psychiatriques ont augmenté de 10% et le gonflement du sol se fait sentir dans les services. Dans les écoles, les demandes de suivi ont quadruplé.

« Depuis fin 2020, on constate une augmentation des urgences pédiatriques, notamment dans la tranche d’âge 10-14 ans, qui est la nouvelle réalité. » Pour Bénédicte Motte, cheffe de délégation de l’ARS départementale de Nouvelle-Aquitaine, il fallait renforcer l’offre de soins dans les CMP (Centres Médicaux Psychologiques) de Gironde comme l’Hôpital Charles Perrens, ou la Garderose à Libourne. De nombreux psychologues autorisent les soins d’urgence pour cette communauté.

Une vague qui risque de durer

De nouveaux outils comme le quiz psychique,

une plateforme d’orientation et de conseil en matière psychologique, qui permettra aux jeunes de se rencontrer en priorité. Pour Thierry Biais, directeur de l’hôpital Charles Perrens, les urgences psychiatriques ont fait état d’une augmentation de 10% de l’activité mentale, notamment « des patients qui n’ont jamais été consultés » précise-t-il. La vague annoncée depuis plusieurs mois est là et risque de durer, prévient-il, influencé par la crise climatique et la guerre en Ukraine.

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« Nous pouvons aider tout le monde! »

Autre enseignement : les femmes sont surreprésentées dans ces statistiques d’urgence en santé mentale (selon les statistiques de l’ARS). Ils souffrent beaucoup de problèmes mentaux. Une certaine habitude de dire des mots peut expliquer cela, selon la psychologue Emma Lapalus, et sans doute aussi selon elle, la grande pression sociale qui serait là pour eux.

Pour la première fois, la mairie de Bordeaux promeut une semaine d’information sur la santé mentale (SISM),

L’importance de l’entourage

pour déployer de nouveaux appareils, comme le numéro de téléphone 31 14

numéro de prévention du suicide (appel gratuit 24h/24 et 7j/7). Avec 200.000 personnes qui se suicident en France, cet outil fonctionne « jusqu’à ce qu’on se demande comment on faisait avant » a conclu le directeur de l’hôpital Charles Perrens Thierry Biais.

Les nouvelles de cette semaine

#Parlonsenautrement

nuire à la santé mentale et changer l’apparence des gens. A Bordeaux, la mairie a créé un centre pour les problèmes de santé mentale et comprend des psychologues de proximité pour les jeunes de 11 à 15 ans. La mairie a même formé des centaines de ses agents aux premiers gestes d’urgence face aux troubles mentaux. Comme aux premiers secours, cette formation vous donne l’opportunité de reconnaître les signes d’une éventuelle action et d’être en mesure d’aider les personnes en danger.

La première vague de Covid laisse une très mauvaise impression sur Julia et son amie Lola. Julia se souvient d’épisodes de solitude extrême et de dépression profonde, combinés à des moments où les extrêmes étaient la loi, en particulier pendant les peines de prison. « J’avais le sentiment que je n’avais plus ma place dans le monde, que d’autres contrôlaient leur vie et pas moi. » Lola, se rend compte que les symptômes décrits par son amie font chacun partie de son petit frère. Julia s’est enfuie après que sa mère l’ait référée à un psychologue.

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