Semi-conducteurs : les sanctions américaines suffiront-elles à…

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Written By Sophie Ledont

Rédactrice passionnée qui a vécu dans plus de 25 pays toujours à la recherche de la dernière information.

Alors que Washington tente de convaincre les Pays-Bas et le Japon d’appliquer les sanctions sur les exportations chinoises, les principaux dirigeants japonais disent que cela ne suffira pas à stopper la progression de l’Empire.

Les États-Unis peuvent-ils stopper la Chine ?

Selon le directeur de la technologie de Sony, Hiroaki Kitano, les sanctions américaines n’auront qu’un « impact temporaire » sur la capacité de la Chine à s’approvisionner en semi-conducteurs. Il estime qu’il est très probable que la Chine continue d’avancer dans le domaine de l’intelligence artificielle, malgré les sanctions imposées par l’administration Biden.

Plusieurs dirigeants japonais tirent la sonnette d’alarme, affirmant que même si les progrès de la Chine peuvent être ralentis, ils ne seront pas complètement éliminés. En fait, ils pensent que le moteur du développement de l’intelligence artificielle en Chine est l’accès à de très grands ensembles de données. De ce point de vue, les restrictions américaines à l’exportation auront peu d’impact sur le pays.

Même discours du PDG de NEC, Takayuki Morita. Il a également émis des doutes sur l’efficacité à long terme des mesures imposées par la Maison Blanche. Mesures visant à limiter la capacité de la Chine à développer des puces et à l’empêcher d’obtenir des semi-conducteurs avancés pouvant être utilisés à des fins militaires. Il assure que « la tendance générale ne changera pas ».

Selon les deux dirigeants, le monde ne peut ignorer « la compétitivité de la Chine dans les nouvelles technologies, et le pays maintiendra sa position à long terme ». Pourtant, les sanctions mises en place par Washington en octobre 2022 sont les mesures les plus sévères jamais déployées par l’administration américaine contre la Chine. Les observateurs affirment que ces mesures risquent d’accélérer les efforts de la Chine pour développer sa propre industrie des puces.

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Justement, c’est déjà le cas de Huawei qui tente de créer une nouvelle supply chain 100% chinoise. En effet, dans la ville portuaire de Quanzhou, dans le sud-est de la Chine, une usine presque abandonnée frappée par les sanctions américaines il y a quatre ans a tranquillement repris vie. Huawei relance la machine avec pour objectif de doubler sa production de puces en deux ans.

Le pays entend mettre en œuvre sa feuille de route « Made in China 2025 ». Une stratégie impulsée par le Parti communiste, qui vise à faire de la Chine un leader mondial de l’intelligence artificielle et de l’informatique quantique.

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