Stéphane Leduc, d’éditeur autodidacte à investisseur millionnaire

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Written By Sophie Ledont

Rédactrice passionnée qui a vécu dans plus de 25 pays toujours à la recherche de la dernière information.

Revenons au travail de Stéphane Leduc, une personne passionnée aussi forte que son esprit qui, grâce à son dévouement, son courage et son travail acharné, a su ouvrir la voie à ses perspectives pour qu’elles se réalisent et que plusieurs de ses rêves se réalisent. . Le parcours professionnel sain est souvent négligé, mais il est riche d’enseignements, d’inspiration, de pragmatisme et de nombreux défis.

L’histoire de la maison d’édition Leduc S est avant tout une affaire de famille. Cela a commencé en 1983, lorsque le père de Stéphane, ancien journaliste et rédacteur en chef du magazine (Maisons et Jardins) devient Directeur des Collections aux Éditions Marabout, qui étaient l’éditeur du Travail de poche. Ce type est complètement mal vu et passe sous le radar en France contrairement aux Etats-Unis ou en Angleterre où le vent a ses propres voiles.

Son père – comme tous les employés – dépend de son autorité, des méthodes de son organisation. Il raconte à son fils toute sa frustration de ne pas pouvoir publier tous les livres qu’il aurait souhaités. De plus, il faut souvent plus de deux ans pour vendre une idée de projet à ses supérieurs. Quel gâchis et occasion manquée ! Cependant, des voitures pleines de livres arrivent au bureau et remplissent la maison de la famille Leduc. Et le père transmet légalement et naturellement à son fils le virus de la lecture et l’amour de la littérature qui – légalement – dure toute une vie.

A une époque où les garçons aiment le football ou la guerre, Stéphane Leduc se nourrit d’oeuvres importantes telles que Napoleon Hill (Réfléchir et devenir riche) ou Dale Carnegie (Comment se faire des amis) entre autres.

DES DEBUTS MODESTES 

Favorisé par son père et les médias, il passe son bac avec brio et ne poursuit pas ses études. Il n’a jamais été salarié et est donc une personne indépendante pour saisir le minitel pour la construction de « sites » (l’équivalent d’un webmaster aujourd’hui). Il est spécialisé dans la rédaction et la conception de contenus web et travaille principalement pour le Groupe Marie-Claire, NRJ et Tokoloho. Comme son père, il est un homme de l’actualité. Mais cette position professionnelle ne le satisfait pas complètement. Un réexamen s’impose.

Dès lors, il a changé sa musique en se présentant comme un artiste indépendant. Mais très vite, il désespère de finir par n’être qu’un prestataire de services et surtout de vendre son temps (et donc de réduire délibérément ses revenus). Il aspire à voyager et à devenir photographe National Geographic, car ce sont les photographes qui ont la réputation de prendre leur temps pour livrer un travail de qualité reconnu dans le monde entier. Encore une fois, une réflexion s’impose.

C’est dans une pizzeria en novembre 2002, alors qu’il a 33 ans, qu’il décide de prendre le taureau par les cornes et propose à son père de publier les livres que le livre ne peut pas utiliser celui qui ne peut pas exister. Connaissant et utilisant la valeur, les connaissances et l’expérience de son père, le fils décide finalement de réaliser le rêve de son grand-père. Ils décident donc d’unir leurs forces et de créer une maison d’édition, qui ne sera opérationnelle que l’année suivante, en 2003.

Stéphane Leduc prépare les budgets et les budgets de trésorerie des comptes d’exploitation de Hachette.

Pour financer son projet et créer son capital d’amorçage, il achète une maison à Montreuil en banlieue parisienne, qu’il « tape » et revend 4 ans plus tard afin de pouvoir faire des ventes immobilières car l’empreinte est « trop fort ».  » et  » l’avidité du capital. Cet investissement initial lui permet de financer les premiers ouvrages qu’il publie et vend.

En fait, il faut attendre 3 ans pour que l’imprimerie atteigne le seuil de rentabilité, c’est-à-dire qu’il soit son point de rupture (sur la base d’estimations optimistes). La trésorerie et les flux de trésorerie sont des questions qu’il faut prendre très au sérieux parce qu’en fait, de nombreuses maisons d’édition sont en difficulté, parce qu’elles sont très à court d’argent. Pour cela, les publications Leduc S étaient financées – à l’époque – uniquement sur fonds propres et sans l’appui des banques.

Son père avait ses droits (en tant que directeur de collection, représentant 2 % du chiffre d’affaires total généré) et Stéphane Leduc avait son argent de démarrage. La confiance est bonne et ils passent du temps ensemble. La transmission est intensifiée. La répartition des tâches est claire : son père lance les projets et reçoit les projets d’édition avec Stéphane le reste. C’est-à-dire : Production, Production, Finances, Contrats, droits d’auteur et gestion de tous les aspects du Droit. La notoriété du père et ses hautes positions dans l’industrie leur permettent de trouver rapidement un précieux sésame : un diffuseur/distributeur. Autrement dit : Le Graal. En fait, c’est trop compliqué (trop difficile, voire impossible) pour une nouvelle maison d’édition qui part de zéro. La réputation n’est pas tout : ils viennent avec un plan de publication intégré.

Son père lui a donné des livres à organiser pour pratiquer. Maintenant il comprend la frustration des écrivains et il comprend aussi que pour avoir des écrivains de qualité, il faut leur prouver son engagement d’éditeur en versant une avance de 1500 euros puis 1500 euros lorsqu’il accepte le manuscrit. Soit un total de 3000 euros, ce qui laisse au final 6 mois à l’auteur pour achever son travail. Certains éditeurs fonctionnent différemment, par exemple, ils ne paient que l’impression.

Son projet de construire une imprimerie l’a changé. En 2003, il y a beaucoup de travail et il apprend beaucoup et se forme sur le tas. Le début est difficile car tout reste à faire. Tout sera construit. Tout doit être organisé et positionné pour optimiser les déplacements et la productivité. Tout d’abord, vous devez :

-Apprendre la gestion de compte.

– Embaucher des employés de qualité.

Bref, les bases que tout entrepreneur qui se respecte devrait connaître. Il travaille plus de 80 heures par semaine en raison de la facturation, des déclarations de TVA, de la gestion du personnel et des problèmes connexes. (Son premier emploi le mènera également aux Prud’hommes). Il faut mettre en confiance les équipes et ne pas se tromper de recrutement. Vous avez maintenant la bonne idée d’être une équipe d’un seul homme.

Cependant, maintenant que la roue tourne, Leduc S publie de bons livres, sécurise de bonnes relations, coopère avec de bons producteurs et montre des écrivains talentueux.

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LE POSITIONNEMENT 

Dans un premier temps, Leduc S choisit des ouvrages « non romanesques », proposant tous les livres « de travail », qui paraissent au rythme de deux par mois. Les thèmes choisis par les deux sont : Travail, Estime de Soi, Développement Personnel, Business (Alisio), Humour, Littérature Féminine (Charleston). Le titre jeunesse a été tenté et finalement abandonné.

En 2006, pour parfaire ses connaissances et ses compétences, Stéphane Leduc s’inscrit à l’ESSEC pour un MBA en Management International, qu’il considère comme son meilleur investissement. Les professeurs et intervenants sont réputés.Ce programme est réservé aux managers de grands groupes et aux managers hautement compétents, consultants de cabinets internationaux. Tous sont qualifiés et ont une expérience précieuse. Ce programme lui permet de renouveler de nombreuses idées, de gagner en confiance, d’éliminer la méthode apprise et d’apprendre à gérer de plus grandes entreprises.

A l’ESSEC, vous faites des « business cases » et des études approfondies. De plus, il aime parler aux autres et échanger des informations. Ce qui lui donne le goût de continuer, de réfléchir davantage et de rencontrer d’autres dirigeants (notamment avec CJD), d’apprendre et de changer sa vision du monde. Ce MBA lui permet aussi de sortir du bureau tous les vendredis et tous les samedis. Cela lui permet de tester le travail de son entreprise en son absence.

De plus, il remet en question sa présence dans l’entreprise et démissionne progressivement, et, il prend de la hauteur et surtout il se donne le temps de « vivre la stratégie », c’est-à-dire d’y réfléchir, d’abandonner le pouvoir. en elle, définir des axes, réfléchir à différents problèmes, rester sur la bonne voie, anticiper les sanctions et trouver la solution la plus appropriée. L’éditeur devient un tacticien et un stratège, donnant une direction et détruisant lentement la culture de sa jeune entreprise.

En 2006, la production de Leduc S dépasse pour la première fois 1 million d’euros et 6 salariés, ce qui fait la fierté de son fondateur. Un cap a été franchi.

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La stratégie des grands éditeurs est de sortir 50 Livres et un seul – le leur – en apportera beaucoup. La stratégie Leduc S est à l’envers car le fondateur part du principe que chaque livre doit être remboursé indépendamment des autres, avec un concept de PME basé sur le bon sens. Par conséquent, chaque livre doit obtenir au moins 2 000 lecteurs afin de couvrir ses coûts.

Sa stratégie est de constituer un « fonds », c’est-à-dire l’inventaire le plus riche et le plus diversifié pour assurer l’année, le stock et les revenus récurrents de l’entreprise. Par conséquent, vous choisissez la stratégie du plus long vendeur plutôt que celle du meilleur vendeur.

GESTION D’ENTREPRISE A DISTANCE

Avec l’avènement du BlackBerry et de l’iPhone, il a appris à gérer son entreprise à distance. Lire également la semaine de travail de 4 heures de Tim Ferriss (et l’article d’Inc) a cliqué pour lui. Il a compris que lorsqu’il s’absente pendant une longue période, son entreprise prend de la valeur. Ce qui peut sembler contradictoire mais a été confirmé par la suite. Le plus important au final est d’avoir des compétences extérieures à vous qui sont meilleures que vous car elles sont formées, éduquées, qualifiées et connaissent parfaitement leurs domaines d’expertise.

Stéphane Leduc décline la culture et les valeurs de son entreprise à toutes ses équipes :

-L’infini du mouvement (Questions sans fin).

Un livre peut être bon indépendamment, mais pour l’éditeur il n’est bon que s’il se vend, s’il est lu par le public et s’il réalise un réel bénéfice. Ce que nous, en tant qu’entreprise, pouvons mesurer et quantifier financièrement.

Il travaille également avec des éditeurs canadiens avec lesquels il partage des droits et adapte des titres et des traductions en français.

QUITTER PARIS 

Celui qui rêve de vivre dans un pays étranger. Il fait sa première tentative à Barcelone. Ensuite, l’entreprise commence à croître et à devenir rentable. De plus, ses proches collaborateurs demandent plus de compétences et de responsabilités afin de pouvoir « grandir » et évoluer. C’était le moment idéal pour pratiquer la « gestion du golf ». C’est-à-dire: partir et donner un emploi. La seule gestion réelle et efficace consiste à trouver des employés compétents et très impliqués et à leur faire vraiment confiance.

Offrir plus d’espace est aussi une stratégie d’économie. Mais en fait, pour que cette montée en compétence soit réussie, elle doit être liée à un accompagnement professionnel et à un réel investissement humain.

Enfin, déléguer du travail l’aide à être plus productif. En démissionnant des emplois qui n’ont pas de réelle valeur ajoutée.

Chaque semaine, il passe deux jours et une nuit à Paris et revient à Barcelone sur EasyJet.

Enfin, l’Espagne ne coche pas toutes les cases de ses attentes (notamment avec la barrière de la langue). Lui et sa femme ont choisi de choisir Londres à la place.

« Vous ne devez pas travailler dans vos entreprises, mais au-dessus d’elles. »

La maison d’édition de Leduc S grandit et grandit. C’est une entreprise forte dans ce secteur et un acteur de référence dans les domaines de la santé, du bien-être et du développement personnel.

L’un de ses derniers objectifs est de faire passer les bénéfices de 5 à 10 millions d’euros.Pour cela, les équipes (30 personnes) doivent s’aligner en ordre de bataille et donner le meilleur d’elles-mêmes. C’est chose faite début 2018. Pour arriver à ce résultat, Stéphane Leduc s’appuie sur les banques (qui sont venues à lui en levant l’emprunt afin d’accélérer ses travaux) pour financer ses travaux d’investissement (BFR). Pour doubler ses bénéfices, sa stratégie est simple : doubler sa production de 15 à 30 livres par mois, pour un total de 300 nouveaux titres par an. Bref, augmenter significativement sa productivité sur le marché pour pouvoir doubler ses résultats commerciaux.

L’argent permet d’acheter des inédits (société de loisirs créatifs).

Vous voulez toujours casser l’habitude si la situation est trop excitante. Il choisit de se challenger autrement.

Malgré ce succès, Leduc S est en fait un « petit » général, pas une position forte et grandir plus était difficile.

Il décide de vendre le Leduc S, pour tourner la page. En décembre 2018, la vente a été faite à Albin Michel (il avait le même vendeur). Il est accompagné par une banque financière (Financière Monceau) dans cette démarche. Il devient multimillionnaire, tombe amoureux de Tesla et fait de son déménagement à Londres une réalité.

LA SUITE ?

Depuis, la maison d’édition des Leduc S est entrée dans le cercle très fermé du Top 25 des plus grandes maisons d’édition françaises après le départ de son fondateur historique et compte désormais plus de 150 000 lecteurs.

Stéphane Leduc a déménagé à Londres et possède maintenant une maison d’édition en Angleterre après avoir acquis une vieille maison d’édition qui a 30 ans et qui a un bon palmarès. Eddison Books est un groupe de trois maisons d’édition qui ont été acquises et il veut les faire réussir. Comment revenir à la case départ. Non! Pas du tout! Cet opposant a estimé que cette position était très confortable (ou inconfortable, selon) et a décidé (encore !) de se lancer le défi de devenir un investisseur dans l’industrie britannique.

Ainsi, à partir de janvier 2020, il se concentre désormais sur l’investissement dans des entreprises britanniques. Je suis un investisseur important et important du groupe KBI (Kent Business Investors): Un groupe d’investissement de base qui fournit du financement, du conseil, de l’innovation, de la formation et du soutien à tous les niveaux pour permettre à leurs partenaires commerciaux d’atteindre leur plein potentiel complet. Son objectif est d’acquérir et de développer des sociétés industrielles basées dans le Kent et l’East Sussex (sud-est de l’Angleterre) en acteurs nationaux, axés sur la gestion financière, l’amélioration continue des processus et la maintenance proposée à leurs clients.

Lui et son partenaire commercial Alex Pawle ont fondé KBI (investissant plus d’un million de livres sterling d’ici 2020) pour acheter des entreprises en fonction de leurs précieuses expériences d’achat. Stéphane Leduc assure le développement de la stratégie du groupe et assure l’animation et l’orientation du directoire.

Ils investissent lorsque l’entreprise propose un produit unique, dispose d’une équipe formidable et a des clients de qualité (par exemple, des sociétés pétrochimiques ou pétrolières).

Son KBI se compose de deux grandes entreprises à fort potentiel :

– Clôture de l’index (machines de dépoussiérage, matériel de nettoyage et liste des équipements industriels : coffrets, postes de contrôle etc…) et compte plus de 220 clients.

-Pegasus Precision (Ferronnerie de précision et conception de composants basée sur l’ingénierie de précision)

-En collaboration avec le fonds d’investissement KBI.

STEPHANE LEDUC OU LA STRATEGIE DE LA REMISE EN CAUSE PERMANENTE

Qui aurait cru que le fils reprendrait jamais le flambeau du père ?

Qui aurait cru ce qu’il serait advenu de toutes ces oeuvres si elles n’avaient pas été préparées par Leduc S?

Qui, en 2002, aurait deviné qu’une petite maison d’édition pourrait un jour faire plus de 10 millions de dollars de bénéfices en période de récession ?

Qui pourrait créer toutes ces relations ? Signer tous ces auteurs ? Et partager toutes ces connaissances avec le public ?

Et qui aurait cru que ce jeune homme serait devenu un investisseur millionnaire impliqué dans l’industrie britannique siégeant au conseil d’administration d’un fonds ?

Notre fin ne tient qu’à un fil. La chaîne de décision. Une chaîne facultative. Et c’est un bon équilibre pour avancer ou essayer d’avancer. Ne pas accepter le statu quo devrait être notre position à tous. C’est une nécessité. Cherchez plus. Cherchez le bien dans la vie. Et les défis doivent être obligatoires pour toutes les personnes qui souhaitent évoluer, progresser et se distinguer.

Mais cette question demande des qualités hors du commun : clarté, indépendance, insatisfaction, colère, courage, prise de risques, goût du challenge, goût du changement, mise en place de méthodes d’amélioration continue, passion, s’adapter, travailler dur tout en sauvant et sauvant sa vie. rêve (comme dans le cas de Stéphane Leduc : bouger, gagner de l’argent, investir, s’enrichir, réussir et s’inspirer).

Du désagrément de la situation qu’il faut avoir le courage de reconnaître et de critiquer et avoir le courage de penser, l’envie de changer la réussite de la naissance !

Cette question est signe d’intelligence et d’un certain sens de l’anticipation. Mais c’est en fait un exemple de développement personnel. Ce qui nous dit que la meilleure façon de prédire l’avenir est de le faire. Et que grâce à l’implication, au travail, au travail acharné, à la sueur, aux voyages, à la formation et au succès, nous pouvons éventuellement devenir capables et atteindre l’excellence.