Suicide ou féminicide ? Le procès Otom se poursuit aux Seychelles, la défense du graffeur niçois craque

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Le procès du peintre niçois se poursuit devant la Cour de cassation. Thomas Debatisse est accusé du meurtre de sa compagne, Emmanuelle Badibanga. La preuve détruit son alibi.

Publié le 04/03/2022 à 08:14, mis à jour le 04/03/2022 à 08:17

Le procès de Thomas Debatisse, également connu sous le nom d’Otom, se poursuit devant la Cour suprême des Seychelles.

L’artiste est accusé du meurtre-suicide apparent de sa compagne, Emmanuelle Badibanga, le 27 avril, dans une chambre d’hôtel du Club Med Sainte-Anne. L’artiste niçois s’affiche depuis le 3 février.

Initialement prévu pour durer un mois, le procès devrait durer plus longtemps.

Problème dans l’alibi de l’accusé?

Problème dans l’alibi de l’accusé?

Après avoir entendu les enquêteurs, après l’étude de plus de 200 photographies, puis le témoignage d’un proche de la victime, les témoins se sont succédé dans le bar. Et certains d’entre eux ont fragilisé la défense d’Otom, qui souffrait de fièvre notamment dans la boîte qui lui a été reprochée par le juge Melchior Vidot.

Le soir du drame, vers 18h05, un agent de sécurité du Club Med dit avoir vu Emmanuelle, seule, sur le balcon de sa chambre, en train de parler au téléphone.

Le jeune Varoise discutait avec son meilleur ami qu’il venait de lui faire savoir par SMS, quelques heures auparavant, qu’il souhaitait quitter sa compagne.

Plus tard, l’agent de sécurité témoigne qu’il l’a vu au même endroit, mais cette fois avec l’accusé. Il était accusé de l’avoir vu, alors, repartir « rapidement » sur la véranda.

Le problème, c’est qu’il s’en tient aux déclarations faites par Otom à la police. Le dernier dit que depuis 17h45, il était sur la plage, le guide le prouve, mais avec des preuves peu précises dans l’horaire. Et ce jusqu’à son arrivée au restaurant Club Med peu avant 19h.

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Une dispute dans la chambre

Une dispute dans la chambre

Autre preuve gênante pour la sécurité niçoise : ces deux téléphones ont été reçus dans le hall d’accueil de l’hôtel peu avant la découverte du corps d’Emmanuelle. ré

ils préviennent entre 18h20. et 18h50, de la chambre voisine de celle dans laquelle le couple séjournait depuis le 21 avril. La voisine, inquiète, fait des bruits comme « dispute », « bagarre », alors qu’Emmanuelle doit être seule dans sa chambre.

Le corps a été retrouvé à 19h45. C’est le défendeur qui donne l’avis. Elle dit qu’elle vient de rentrer dans sa chambre et a trouvé son amie « suspendue à une patère » dans la salle de bain.

Le meurtre s’est avéré être un suicide, comme l’a confirmé le médecin légiste local qui a pratiqué une autopsie immédiate et n’a pas inclus de suicide, ni de pendaison, selon les médecins niçois qui ont effectué des tests contradictoires, deux mois et 6 mois plus tard ?