Survie dans la jungle et apprentissage de l’anglais : à 14 ans, il part dans un camp d’été du YMCA aux États-Unis.

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À 14 ans, Arthus est allé dans un lac de l’État de New York pendant deux semaines. Sans téléphone portable ni appareil photo, entouré d’Américains, il découvre des activités extraordinaires en pleine nature.

Joignez l’utile à l’agréable, tel était le projet d’Arthus pour les dernières vacances d’été. À 14 ans, il s’est envolé pendant deux semaines pour Camp Talcott, à 140 kilomètres au nord-ouest de New York. Il a vécu cette aventure grâce à l’association YMCA. Depuis 1844, elle organise des séjours d’été aux États-Unis et au Canada pour des jeunes de 7 à 17 ans de toutes origines sociales. Les objectifs : immersion linguistique, rencontres internationales et dépassement de soi par le sport et les activités de plein air. Basket, football américain, équitation, randonnée, survie en forêt, Arthus n’avait que l’embarras du choix. Chaque dimanche, il rejoignait les autres jeunes de 11 à 16 ans pour une activité le matin et une activité l’après-midi, auxquelles il participait pendant une semaine. Arthus a passé un séjour inoubliable.

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Ce que j’ai aimé: «Nous avons appris à faire du feu, construire une cabane, à pêcher sur le lac «

Dans ce camp YMCA, Arthus (deuxième à gauche) était le seul Français.

Les activités étaient incroyables. La première semaine, j’ai choisi football le matin et « survie en forêt » l’après-midi. Nous avons appris à faire du feu, à construire une cabane, à pêcher sur le lac puis à cuisiner notre repas, à nous repérer dans la forêt avec une carte. Nous avons aussi fait du kayak sur le lac, et appris le nom des arbres, des plantes, des animaux… Le soir, nous avons dormi dans des cabanes au bord du lac. Nous étions par groupes de huit à peu près du même âge, garçons et filles séparés, avec un adulte. Nous avons aussi mangé avec le groupe, pour mieux se connaître. Chaque semaine, nous avons changé d’équipe et je me suis fait beaucoup d’amis. Dès le début du camp j’ai été très bien accueilli. A peine descendu du minibus après l’aéroport, que les jeunes déjà présents sont venus me poser de nombreuses questions.

Il n’y avait pas de Français dans le camp, seulement des Américains et deux Espagnols. J’ai beaucoup progressé en anglais, même si j’avais un bon niveau car j’avais déjà fait des stages de voile en Angleterre les années précédentes. Cette fois, j’ai eu de vrais réflexes. Quand je suis rentré chez moi, j’ai accidentellement pensé en anglais à dire « désolé » au lieu de « pardon ».

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Pendant le séjour, nous n’avions pas droit à un téléphone portable, pas même à des appareils photo. J’étais en immersion totale, j’ai pleinement profité du séjour. J’ai apporté un petit dictionnaire pour remplacer google translate si j’avais des problèmes avec certains mots. Enfin, la nourriture était délicieuse. C’était une journée mexicaine où nous avons dégusté des spécialités.

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Ce que j’ai moins aimé: «Les deux premiers jours, je ne comprenais pas tout»

Nous étions censés faire du tubing sur le lac, ce que nous n’avons pas fait, j’ai été un peu déçu. Les lits dans les cabines n’étaient pas très confortables, mais finalement cela faisait partie de l’aventure. Le soir, nous n’avions pas le droit de sortir pour aller aux toilettes et à la douche, et nous devions toujours y aller par groupes de cabines. Sinon, j’ai trouvé la première semaine un peu longue, surtout les deux premiers jours où je n’ai pas tout compris. Il m’a fallu un certain temps pour m’habituer à l’anglais, puis j’ai adoré.

Ce qui m’a surpris: «J’ai découvert le football américain, c’était mon activité préférée»

Le samedi, nous pourrions choisir une option d’équitation. Je ne l’ai jamais fait et j’ai beaucoup aimé. Nous avons fait une balade à cheval de 2 à 3 heures avec un groupe de 6 autour du camp. La deuxième semaine, j’ai découvert le football américain : c’était mon activité préférée, assez similaire au rugby. Si je vivais aux États-Unis, je pense que je le ferais.

Ce que je fais maintenant: «Je suis passé de 14,5 à 16,5 de moyenne en anglais»

Je suis en 3ème au lycée Sainte-Croix à Neuilly. Je suis passé d’une moyenne de 14,5 en anglais l’année dernière à 16,5 cette année. J’espère avoir l’opportunité de retourner aux États-Unis, pourquoi ne pas essayer un nouveau camp YMCA. Avec un peu de chance je redeviendrai le seul Français.

■Camps d’été du YMCA en bref :

Où? États-Unis, Canada. Age : de 7 à 17 ans Tarif : 2 OOO € en moyenne pour deux semaines selon les articles proposés (sans le billet d’avion). Contact : contactez le responsable de YMCA France par mail à a.stork@ymca.fr, ou par téléphone au 07 67 21 13 40. Plus d’informations sur le site de YMCA France.

Vous pouvez également postuler en tant qu’animateur. L’association propose également de devenir « Camp Counselor » (animateur de camp), pour les jeunes entre 18 et 27 ans. Il suffit d’avoir un bon niveau d’anglais (B2), BAFA, BAFD ou une expérience dans l’animation. Il faut payer le billet d’avion, mais ce job d’été paie 200 dollars par semaine.

Pour plus d’informations, le site propose de contacter l’administrateur à l’adresse mail suivante : c.graser@ymca.fr.