Sylvie Retailleau : L’étudiante doit être remise au cœur d’un quinquennat

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Written By Sophie Ledont

Rédactrice passionnée qui a vécu dans plus de 25 pays toujours à la recherche de la dernière information.

Par Amélie Petitdemange, Dahvia Ouadia, publié le 1er juillet 2022

EXCLUSIF – A l’occasion du colloque sur les campus universitaires européens, Sylvie Retailleau, nouvelle Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, accorde sa première interview officielle à l’Etudiante. Un symbole pour elle qui veut remettre les étudiants au centre de son action. Elle revient pour l’Etudiante sur la réforme des bourses et l’amélioration de Parcoursup, et sur l’impératif de lutter contre la fragilité étudiante.

Alors que la question du pouvoir d’achat est en ce moment au cœur de l’actualité, où en est la réforme des bourses promise par Emmanuel Macron ? Allez-vous la mettre en place ? Avez-vous déjà des pistes ?

Alors que la question du pouvoir d’achat est en ce moment au cœur de l’actualité, où en est la réforme des bourses promise par Emmanuel Macron ? Allez-vous la mettre en place ? Avez-vous déjà des pistes ?

Les conditions de vie et la réussite égale des étudiants est une priorité pour moi comme j’ai pu le dire à toutes les organisations syndicales étudiantes que j’ai reçues. L’étudiant doit être placé au cœur de notre travail.

Bientôt nos étudiants sont pressés et vont donc très prochainement annoncer des mesures pour leur pouvoir d’achat, comme l’a indiqué le Premier ministre.

Quant à la réforme boursière, nous y travaillons. Le calendrier et la méthode seront annoncés prochainement et il y aura une concertation avec les acteurs et probablement à l’automne. Bien entendu, la réforme boursière se fera dans la durée, nous en sommes conscients. Nous ne voulons pas l’entraîner à marche forcée et nous devons prendre le temps de nous concerter. C’est pourquoi nous voulons donner un calendrier clair.

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Avez-vous l’assurance d’avoir un budget pour cette réforme des bourses ?

Avez-vous l’assurance d’avoir un budget pour cette réforme des bourses ?

Partons du diagnostic, identifions les besoins tout en respectant les contraintes budgétaires qui s’imposent à chacun.

Nous sommes ambitieux pour les étudiants et nous voulons répondre à leurs besoins, en particulier ceux des plus vulnérables. Ma priorité est donc à la fois d’agir pour l’autonomie des apprenants et de lutter contre la fragilité, car ce n’est pas tout à fait la même chose. Nous verrons ensuite quels moyens doivent être mis à disposition pour mettre en œuvre une réforme à la hauteur des résultats et des attentes.

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Lors de la campagne présidentielle, des candidats ont demandé la suppression de Parcoursup et côté Gouvernement, on a parlé d’une évolution de la plateforme. Qu’en est-il ?

Lors de la campagne présidentielle, des candidats ont demandé la suppression de Parcoursup et côté Gouvernement, on a parlé d’une évolution de la plateforme. Qu’en est-il ?

La suppression de Parcoursup ne l’est manifestement pas. Pourquoi supprimer une plateforme qui fonctionne et amener un système plus transparent et équitable ? Et le remplacer par quoi ? Par contre, des développements et des améliorations, oui. Je ne dis pas que le système ne peut pas être amélioré ! J’entends le stress des lycéens et de leurs parents, car ce n’est pas une question plus difficile quand on a environ 18 ans que le choix des études.

C’est pourquoi je parle d’amélioration et d’un soutien encore plus fort, notamment dans les lycées. Nous avons toujours besoin de plus d’informations sur les points de vente! Parcoursup n’est pas qu’un outil : c’est un processus et j’insiste, avec le ministre de l’Éducation nationale, sur le caractère indispensable de l’accompagnement en amont des élections, de la présentation des formations, et de l’accompagnement, si important, des chefs d’établissement. , assistantes téléphoniques…

Je tiens également à préciser que l’année prochaine, les tests départementaux auront lieu pour que les notes puissent être intégrées au dossier Parcoursup. Nous pourrons intégrer une vision nationale dans les dossiers Parcoursup des futurs étudiants grâce aux résultats de ces tests. Cela améliorera la gestion et l’analyse des dossiers par les établissements. Bref, il faut continuer à améliorer le processus, en profitant de la dynamique lancée il y a cinq ans et du travail qui a été fait sur la plateforme depuis son lancement.

Réfléchissez-vous à un retour des classements des vœux dès le départ de la phase d’inscription ?

Non, il n’est pas mis à jour. La classification des souhaits, qui est fixée après la fin de la phase principale le 15 juillet, vise à accélérer et à rationaliser la phase complémentaire. Car quand les élèves attendent fin août pour savoir où ils vont étudier à la rentrée de septembre, c’est une source de stress. L’objectif est de faire en sorte qu’un maximum d’élèves aient une réponse d’ici la fin juillet.

L’an dernier, après la fin des commissions d’accès, il y avait 239 étudiants sans proposition sur les 931 000 candidats initiaux. Après la fermeture de Parcoursup, on ne les laisse pas sur le carreau, mais on le fait au cas par cas. D’où l’importance de terminer la phase complémentaire le plus rapidement possible afin de pouvoir ensuite rechercher une solution individualisée avec les étudiants restants.