Vidéo : Denis a construit le paquebot France aux 5 000 allumettes…

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Written By Sophie Ledont

Rédactrice passionnée qui a vécu dans plus de 25 pays toujours à la recherche de la dernière information.

Il a fallu à Denis Maréchal 280 heures de travail et plus de 5 000 concours pour construire une réplique du paquebot Le France chez lui à Coudray-Saint-Germer dans l’Oise.

Début 2022, Denis, natif du Coudray-Saint-Germer (Oise), relève le défi de créer une réplique du mythique paquebot Le France en compétition. Pari réussi pour ce chauffeur de bus.

« Un joyau de notre pays »

280 heures de travail et 5 000 allumettes ont été nécessaires pour réaliser la maquette de 1,30 m de long, une manière pour cet amoureux des constructions à base d’allumettes de redonner vie à ce fleuron de la Marine Nationale. « En 1962, c’était le plus grand paquebot du monde avec une longueur de 316 mètres. La France est l’un des trésors de notre pays », explique-t-il.

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Dans les moindres détails

J’ai utilisé du carton pour faire le cadre. Les allumettes ont été poncées pour donner un côté plus authentique au sol.

Il poussera la précision pour reproduire les mains courantes, les nombreuses petites marches des ponts et des cabanes. Pour les reproduire, il utilise 800 rivets. Il va même jusqu’à éclairer l’intérieur du liner. Et l’ingéniosité ne manque pas. « Normalement, il y a une piscine extérieure au France. Là, j’ai pris la liberté de le recouvrir pour placer à l’intérieur le boîtier de batterie qui éclaire les cabines. »

À partir d’une photo

Les matchs sont bruts. Le bricoleur les coupe en petits morceaux avec un couteau et les colle. Une vraie patience.

La maquette est réalisée à partir de photos depuis le déclassement du France en 2009.

Mais j’ai eu la chance de le voir en 1974 sur le quai de l’oubli au Havre. Il était déjà bien rouillé. J’avais 11 ans, mais ça m’est resté.

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Des modèles qui suscitent la jalousie

Denis Maréchal n’en est pas à son coup d’essai.

J’avais l’habitude de pratiquer en réalisant le modèle d’une maison et en construisant l’église Notre-Dame du Village. J’avais utilisé des allumettes basiques avec le bout en soufre que j’aimais couper. C’était titanesque. Finalement j’ai trouvé des allumettes sans soufre et bien plus pratiques.

L’église faite de 3 000 allumettes a été exposée au centre social François Maillard. « J’en ai fait don à la municipalité », se trouve depuis dans la salle du conseil.

Il faut dire qu’il ne manque pas un seul détail de l’église Notre-Dame. On retrouve la toiture en ardoise et les vitraux. Le dévot a même reproduit la végétation autour du lieu de culte.

Un exploit que les gens envient. « Le maire de Vaumain voulait aussi son église en matchs. » Encore un projet brillamment réussi de Denis Maréchal.

Bientôt la maquette du Concorde

Le modèle a été une passion depuis l’enfance pour le chauffeur de bus. Un violon Ingres hérité de son père. « Il m’a initié au mannequinat quand j’étais jeune. »

Prochain projet : son bus

Une fois le paquebot Le France terminé, un autre symbole de l’économie française, le Concorde, a commencé.

Et il ne compte pas s’arrêter là. Un autre projet lui tient à cœur. Comme la création du modèle de son partenaire de travail pendant 10 ans

Mon autobus. Je le connais par cœur. Je connais tous les coins et recoins.

Un passe-temps, un temps réservé qu’il a repris lors de l’accouchement. « Quand j’y suis, je perds la notion du temps et j’y passe des heures. »

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